Tout savoir sur les études de Kinésithérapie
Les études de Kinésithérapie font partie des filières de santé dites MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie). Elles sont accessibles après le baccalauréat, principalement via le PASS ou la LAS (Parcours Accès Spécifique Santé ou Licence avec Accès Santé), selon les conventions passées entre les universités et les IFMK (Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie).
Ces parcours associent des enseignements théoriques (sciences biomédicales, physiologie du mouvement, santé publique) et une formation professionnalisante (cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques, premiers stages). Les évaluations combinent contrôle continu, examens écrits et parfois oraux. La validation annuelle conditionne l’accès à l’IFMK, puis le passage au cycle suivant.
La sélection pour l’entrée en kinésithérapie dépend d’un classement local, selon les capacités d’accueil, après une année de PASS ou de LAS. Certaines universités prévoient des épreuves complémentaires. Après un PASS validé sans admission, une poursuite en LAS 2 ou 3 avec une nouvelle candidature reste possible selon les conventions.
Pourquoi choisir le PASS ou la LAS pour intégrer les études de kinésithérapie ? Quelles conditions d’admission, quel rythme et quelles perspectives professionnelles après le diplôme ? Voici toutes les réponses pour comprendre les études de kinésithérapie et faire le meilleur choix d’orientation vers ce métier de santé du mouvement.
Les voies d’accès aux études de kinésithérapie :
Le PASS et la LAS sont les deux portes d’entrée vers les études de kinésithérapie. En PASS, l’étudiant suit une majeure santé complétée par une mineure hors santé : c’est la voie la plus directe. En LAS, il s’inscrit dans une licence disciplinaire (sciences, STAPS, biologie…) avec une mineure santé. Les possibilités de candidature vers un IFMK varient selon les établissements, avec une à deux tentatives au cours de la licence.
Au programme en études de kinésithérapie :
Le cursus combine un enseignement scientifique, médical et pratique autour du mouvement humain, de la rééducation et de la santé physique. Avec environ 30 à 35 heures de formation hebdomadaire, les étudiants alternent cours magistraux et travaux dirigés (anatomie et physiologie du mouvement, biomécanique, neurologie, pathologies musculo-squelettiques et respiratoires, sciences humaines), travaux pratiques (mobilisation articulaire, renforcement musculaire, massages thérapeutiques, kinésithérapie respiratoire) et stages cliniques dès la 1re année en hôpitaux, centres de rééducation, cliniques ou cabinets libéraux.
Comprendre les parcours : Kinésithérapie, Médecine et Ostéopathie
Tu veux comprendre ce qui distingue la kinésithérapie des autres filières MMOPK comme la Médecine ou la Maïeutique, ou la comparer à des parcours proches comme les soins infirmiers (IFSI), une licence scientifique ou la Psychologie ? Voici un comparatif clair pour choisir la voie la plus adaptée à ton profil.
| Cette formation Kinésithérapie Bac +5 | Médecine Bac +9 à +12 | Ostéopathie Bac +5 | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 5 ans (bac +5)1 an PASS ou LAS + 4 ans en IFMK |
9 à 12 ans (bac +9 à +12)Selon la spécialité choisie |
5 ans (bac +5)École privée, dès le bac |
| Alternance | Oui, en fin de cursusApprentissage possible en 4e et 5e année selon les IFMK |
Non disponibleFormation initiale uniquement |
Non disponibleFormation initiale uniquement |
| Admission | PASS ou LASClassement local et capacités d'accueil des IFMKSélection élevée |
PASS ou LASClassement aux épreuves santéSélection très élevée |
Dossier et entretienHors Parcoursup, écoles privées |
| Débouchés principaux |
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- Kinésithérapeute libéral
- Kinésithérapeute hospitalier
- Kinésithérapeute du sport
- Médecin généraliste ou spécialiste
- Chirurgien
- Recherche et enseignement
- Ostéopathe libéral
- Approche manuelle globale
- Sans prescription médicale
FAQ – Tout savoir sur les études de Kinésithérapie
Tu veux en savoir plus sur les études de Kinésithérapie ?
Tu veux tout comprendre sur les études de kinésithérapie ? On t’explique l’essentiel : durée et organisation du cursus après le PASS ou la LAS, matières clés, progression de la pratique clinique en IFMK, hôpitaux et structures de soins, conditions d’exercice, coût des études et opportunités internationales.
Comment accéder aux études de kinésithérapie via PASS ou LAS ?
L’accès aux études de kinésithérapie se fait principalement via le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) ou la LAS (Licence avec Accès Santé), sur Parcoursup. En PASS, l’étudiant suit une majeure santé avec une mineure hors santé : c’est la voie la plus directe. En LAS, il suit une licence disciplinaire (sciences, STAPS, biologie…) avec une mineure santé, ce qui offre plus de souplesse et facilite la réorientation. Dans certains cas, d’autres licences peuvent aussi servir de tremplin selon les conventions.
Quel bac choisir pour intégrer la kinésithérapie ?
Le bac général avec des spécialités scientifiques (SVT, Physique-Chimie, Mathématiques) est le plus adapté pour préparer un PASS ou une LAS orientée santé. Une appétence pour la biologie, l’anatomie et le mouvement, ainsi qu’une solide capacité de travail, sont indispensables pour réussir l’année de sélection et le classement d’entrée en IFMK.
Combien de temps durent les études de kinésithérapie ?
La formation s’étend sur 5 ans après le bac : 1 an d’accès via le PASS, une LAS ou parfois une autre licence, puis 4 années en IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie), soit 240 crédits ECTS validant le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute. Au total, le cursus représente environ 300 ECTS et confère le grade master, avec une progression en cycles alliant théorie, pratique et stages cliniques.
Quel est le contenu des études de kinésithérapie ?
Le programme associe sciences fondamentales (anatomie, physiologie, biomécanique, neurosciences), enseignements professionnalisants (techniques de rééducation, kinésithérapie respiratoire, cardio-vasculaire, neurologique, pédiatrique, gériatrique et sportive), travaux pratiques (apprentissage des gestes et de la relation patient) et pratique clinique en hôpitaux, centres de soins et cabinets. L’objectif est de développer des connaissances scientifiques solides et des compétences directement transposables en exercice.
À partir de quand commencent les stages en kinésithérapie ?
Les stages cliniques débutent très tôt : dès la 1re année d’IFMK (premiers stages d’observation), puis des stages progressifs de 6 à 8 semaines en 2e et 3e années, et des stages longs de spécialisation en 4e année avec un clinicat de fin d’études. Au total, un étudiant effectue environ 42 à 50 semaines de stages, dans des structures variées : hôpitaux, centres de rééducation, cabinets libéraux et établissements médico-sociaux.
Comment se déroule la sélection pour entrer en IFMK ?
L’accès aux IFMK se fait principalement via Parcoursup, après une année de PASS ou de LAS, et dans certains cas via d’autres licences comme STAPS ou biologie. La sélection repose sur le dossier scolaire, les résultats universitaires et parfois un classement local, car le nombre de places est limité. Les capacités d’accueil varient selon les IFMK et les régions.
Combien coûtent les études de kinésithérapie ?
Le coût varie fortement selon les établissements. Les IFMK publics appliquent des frais universitaires classiques (quelques centaines d’euros par an), tandis que les IFMK privés demandent des frais plus élevés (souvent plusieurs milliers d’euros par an). Il faut aussi prévoir le matériel pédagogique (blouses, chaussures professionnelles, instruments). Des aides existent : bourses sur critères sociaux, prêts étudiants, aides régionales ou dispositifs spécifiques aux professions de santé.
Peut-on partir à l'international pendant les études de kinésithérapie ?
Oui, la plupart des IFMK participent à des programmes d’échanges. Le programme Erasmus+ permet une mobilité en Europe pour un semestre ou une année, et des stages internationaux sont possibles grâce à des partenariats avec des hôpitaux ou universités à l’étranger. Ces mobilités sont généralement accessibles à partir de la 3e année et permettent de découvrir d’autres pratiques et d’améliorer ses compétences cliniques et linguistiques.
Existe-t-il une alternance ou un apprentissage en kinésithérapie ?
Certains IFMK proposent désormais des parcours en apprentissage, surtout en 4e et 5e années. Avec un contrat d’apprentissage, l’étudiant devient salarié d’une structure de soins tout en poursuivant ses études, ce qui permet de financer sa formation, de percevoir une rémunération mensuelle et de renforcer son expérience de terrain. Tous les IFMK ne le proposent pas encore, mais l’apprentissage se développe progressivement.
Quelles différences entre un IFMK public et un IFMK privé ?
Les IFMK publics et privés délivrent tous le même diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute. Ils diffèrent surtout sur les frais de scolarité (quelques centaines d’euros par an dans le public, souvent plusieurs milliers dans le privé) et sur le statut de l’étudiant (inscription à l’université partenaire dans le public). L’accès passe dans tous les cas par Parcoursup, via PASS ou LAS. Le contenu de formation est cadré nationalement, chaque institut adaptant ses méthodes et partenariats. Le choix dépend donc du budget et des particularités pédagogiques, pas de la valeur du diplôme.
Les critères d’admission en études de Kinésithérapie
L’accès aux études de kinésithérapie se fait via Parcoursup, après une année de PASS ou de LAS. Les candidats sont ensuite sélectionnés pour l’entrée en IFMK sur la base de leur classement local, selon les capacités d’accueil de chaque institut, et parfois d’épreuves complémentaires.
Admission en 1re année via Parcoursup
L’accès à la 1re année se fait via Parcoursup, en PASS ou en LAS. Les critères pris en compte :
- Bulletins de Première et Terminale (moyennes et progression)
- Appréciations des professeurs et fiche Avenir
- Projet de formation motivé (compréhension des exigences MMOPK)
- Appétence scientifique affirmée, notamment en SVT
Consulte les capacités d’accueil de chaque université et notre classement PASS & LAS pour comparer les établissements.
Sélection pour l’entrée en IFMK
À l’issue de l’année de PASS ou de LAS, l’entrée en IFMK repose sur :
- La validation de l’année et des enseignements santé
- Le classement local, selon les capacités d’accueil de l’institut
- Des épreuves complémentaires dans certaines universités
Après un PASS validé sans admission, une poursuite en LAS 2 ou 3 avec une nouvelle candidature reste possible, selon les conventions entre universités et IFMK.
L’organisation des études en Kinésithérapie
Après une admission via le PASS ou la LAS, le cursus de kinésithérapie se déroule sur 4 années en IFMK et combine un enseignement scientifique, médical et pratique autour du mouvement humain, de la rééducation et de la santé physique. L’objectif est de développer les compétences-clés du kinésithérapeute : analyse du geste, prévention, traitement, réhabilitation et accompagnement global du patient.
La 1re et la 2e année : construire les bases
Les deux premières années sont consacrées à l’acquisition des fondamentaux biomédicaux : anatomie, physiologie, biomécanique, sémiologie et physiopathologie. Les étudiants réalisent leurs premiers travaux pratiques de rééducation, appréhendent les gestes techniques sur mannequins ou entre pairs, et effectuent leurs premiers stages d’observation en structures de soins.
La 3e année : l’immersion clinique
La 3e année marque une immersion plus poussée avec des stages cliniques diversifiés (cabinet libéral, structures hospitalières, centres spécialisés). L’étudiant développe sa capacité d’adaptation et prend en charge des patients réels sous supervision, en appliquant les protocoles de rééducation en conditions réelles (post-chirurgie, atteintes neurologiques, pathologies chroniques).
La 4e année : l’autonomie et la spécialisation
La 4e année consolide les acquis avec une forte dimension pratique. L’étudiant gagne en autonomie dans l’évaluation fonctionnelle, l’élaboration de protocoles de rééducation et la mise en œuvre de techniques spécifiques (kinésithérapie respiratoire, orthopédie, neurologie). Des stages longs de spécialisation et un clinicat de fin d’études valident l’autonomie, tandis qu’un mémoire de fin d’études initie l’étudiant à la démarche de recherche.
Le rythme et l’évaluation
Avec 30 à 35 heures de cours et de stages par semaine, la formation est exigeante et demande un fort investissement personnel (dossiers, révisions, répétition des gestes, mémoire). L’évaluation combine contrôle continu, partiels, études de cas cliniques, mises en situation pratiques et validation des compétences techniques et relationnelles. Au total, un étudiant effectue environ 42 à 50 semaines de stages sur l’ensemble du cursus.
Les spécialisations en Kinésithérapie
Les domaines d’exercice
- Cabinet libéral
- Milieu hospitalier (réanimation, orthopédie, gériatrie)
- Centre de rééducation fonctionnelle
- Kinésithérapie du sport
- Pédiatrie et néonatologie
- Gériatrie et prévention des chutes
- Recherche et enseignement en IFMK
Les spécialisations complémentaires
- Kinésithérapie respiratoire
- Rééducation neurologique
- Thérapie manuelle
- Kinésithérapie du sport et réathlétisation
- Rééducation périnéale
- Appareillage et prise en charge du handicap
- Kinésithérapie pédiatrique
La poursuite d’études après les études de Kinésithérapie
Le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute confère le grade master et ouvre plusieurs poursuites d’études. Un Master (sciences du mouvement, santé publique, neurosciences ou ingénierie de la santé) permet d’acquérir une méthodologie de recherche approfondie. Des DU et DIU de spécialisation (kiné du sport, respiratoire, pédiatrie, thérapie manuelle) approfondissent une expertise, tandis qu’un Doctorat conduit vers l’enseignement en IFMK et la recherche. La formation de cadre de santé (IFCS) ouvre enfin sur l’encadrement et le management de structures de soins.
| Formation / voie | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Master (sciences du mouvement, santé publique, ingénierie de la santé)
|
2 ans (bac +5)
Approfondir la recherche, la santé publique ou les neurosciences
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Dossier universitaire
Grade master du DE valorisé
|
Modérée à élevée |
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DU / DIU de spécialisation
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1 an (après le DE)
Kiné du sport, respiratoire, pédiatrie, thérapie manuelle...
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Dossier
Accessible aux kinésithérapeutes diplômés
|
Faible à modérée |
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Doctorat et recherche (sciences de la rééducation, du mouvement)
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3 ans (après un master)
Voie vers l'enseignement en IFMK et la recherche clinique
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Dossier et projet de recherche
Après validation d'un master recherche
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Élevée |
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Cadre de santé (IFCS)
|
1 an, après expérience
Encadrement d'équipes et management de structures de soins
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Concours et dossier
Nécessite quelques années d'exercice
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Modérée |
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Installation en cabinet libéral ou exercice salarié
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Dès le DE validé
Cabinet, centre de rééducation, hôpital, clinique
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Inscription à l'Ordre des MK
Après obtention du diplôme d'État
|
Faible |
Les débouchés après les études de Kinésithérapie
Les études de kinésithérapie ouvrent sur des débouchés variés. L’exercice le plus fréquent reste le cabinet libéral, seul ou en association, pour la rééducation après un traumatisme, une chirurgie ou dans le cadre de maladies chroniques. Le kinésithérapeute peut aussi exercer en hôpital ou clinique (réanimation, orthopédie, gériatrie), en centre de rééducation fonctionnelle, comme kinésithérapeute du sport, en pédiatrie ou gériatrie, ou encore dans la recherche et l’enseignement avec un master ou un doctorat.
Selon le mode d’exercice et la spécialisation choisie, tu pourras évoluer dans des domaines variés :
Métiers



