BTS Pilotage de procedes

Le BTS Pilotage de procédés : programme, admission, débouchés…

Le BTS Pilotage de procédés (souvent abrégé en BTS PP) est un diplôme national de bac+2 (120 ECTS), de niveau 5 au RNCP, délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il forme des techniciens supérieurs capables de piloter et d’améliorer au quotidien la production d’un atelier, d’une unité de fabrication ou de conditionnement, dans le respect des règles QHSSE (qualité, hygiène, sécurité, sûreté, environnement).

Concrètement, le titulaire du diplôme règle les paramètres de conduite d’une installation, la surveille en fonctionnement normal comme en cas d’incident, résout les problèmes courants et cherche en permanence à optimiser les performances : consommation de matières, prix de revient, résultats environnementaux, disponibilité des équipements. Il anime aussi directement une équipe d’opérateurs, ce qui en fait un profil à la fois technique et managérial.

La formation prend clairement en compte les enjeux de la transition énergétique et la démarche d’efficacité énergétique, un point qui explique sa labellisation « métiers de la transition énergétique ». Elle représente 33 heures de cours par semaine, dont 50 % d’enseignements professionnels, avec 15 heures d’activités professionnelles par semaine en première année et 14 heures en deuxième année.

Le BTS Pilotage de procédés est proposé dans une trentaine d’établissements en France : lycées publics, lycées privés et CFA industriels. C’est une formation à taille humaine, peu connue du grand public, mais très recherchée par les industriels de la chimie, de la plasturgie, du papier-carton, de l’agroalimentaire, de la cosmétique et de l’énergie.


📌 FAQ : Tout savoir sur le BTS Pilotage de procédés

C'est quoi exactement le BTS Pilotage de procédés ?

C’est un BTS industriel de deux ans qui forme au pilotage d’une unité de production. Le diplômé conduit une installation de fabrication ou de conditionnement, règle ses paramètres, réagit aux incidents, applique les règles QHSSE et anime une équipe d’opérateurs. Il est enregistré au RNCP sous la référence RNCP38217, au niveau 5 (bac+2).

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Les bacheliers professionnels des spécialités industrielles sont le public prioritaire, avec un quota de places qui leur est réservé : pilote de ligne de production, procédés de la chimie de l’eau et des papiers-cartons, production en industries pharmaceutiques alimentaires et cosmétiques, plastiques et composites. Les bacheliers technologiques STL et STI2D sont très bien placés. Les bacheliers généraux avec une spécialité scientifique (physique-chimie, mathématiques, sciences de l’ingénieur) peuvent aussi candidater.

Comment candidater au BTS Pilotage de procédés ?

La candidature passe par Parcoursup pour les néobacheliers, que tu vises la voie scolaire ou l’apprentissage. L’admission se fait sur dossier scolaire (bulletins, appréciations, spécialités suivies), complétée dans plusieurs établissements par un entretien de motivation, parfois par des tests. Pour l’apprentissage, il faut aussi trouver une entreprise d’accueil.

Combien coûte cette formation ?

Dans un lycée public, la formation est gratuite : seuls les frais d’inscription et la CVEC s’appliquent. En apprentissage, la formation est financée par l’entreprise et l’OPCO : elle est gratuite pour l’apprenti, qui perçoit en plus une rémunération calculée en pourcentage du SMIC. Dans un établissement privé sous contrat, des frais de scolarité peuvent s’ajouter.

Le BTS Pilotage de procédés est-il sélectif ?

Beaucoup moins que la plupart des BTS tertiaires. C’est une formation confidentielle en nombre de candidats, ce qui laisse de réelles chances aux dossiers sérieux. Les taux d’accès relevés sur Parcoursup vont d’environ 48 % dans les établissements les plus demandés à des niveaux nettement plus élevés ailleurs. L’annuaire Thotis te permet de comparer établissement par établissement.

Quel est le programme du BTS Pilotage de procédés ?

33 heures de cours par semaine sur deux ans, dont la moitié en enseignements professionnels : 15 heures d’activités professionnelles par semaine en première année (14 en deuxième), 5 heures de physique-chimie, 3 heures de mathématiques, 3 heures de culture générale et expression, 2 heures d’anglais, 1 heure de management, 1 heure d’enseignement technologique en anglais, 1 heure de co-enseignement physique-chimie et technologie, 2 heures d’accompagnement personnalisé.

Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?

Sous statut scolaire, la formation comprend 10 semaines de stage : 4 semaines d’observation en fin de première année, puis 6 semaines en deuxième année. L’alternance est très répandue : plusieurs CFA industriels proposent ce BTS intégralement en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, y compris dès la première année.

Quels métiers après le BTS Pilotage de procédés ?

Chef de poste, superviseur d’atelier, chef d’atelier, technicien d’atelier, technicien de fabrication, assistant-ingénieur, opérateur de production des industries du pétrole, conducteur de ligne, chargé d’industrialisation, assistant du responsable de production ou technicien qualité production. Les secteurs qui recrutent sont la chimie, le caoutchouc, le papier-carton, la métallurgie, le pétrole et l’énergie, la plasturgie, l’eau et le textile.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Le BTS est conçu pour une insertion directe, mais une poursuite d’études est parfaitement envisageable. La licence professionnelle est la voie la plus courante, notamment en génie des procédés et bioprocédés industriels, chimie industrielle ou métiers de l’industrie. La classe préparatoire ATS ingénierie industrielle ouvre ensuite les portes des écoles d’ingénieurs. Selon les données InserJeunes 2024, 35 % des diplômés issus de la voie scolaire poursuivent une formation.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.



BTS Pilotage de procédés VS BTS CIRA VS BUT GCGP

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans l'industrie des procédés

Cette formation BTS Pilotage de procédés Conduire et optimiser une unité de production BTS CIRA Contrôle industriel et régulation automatique BUT GCGP Génie chimique, génie des procédés
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée ou CFA · 33 h/semaine
2 ans (bac +2)Lycée · temps plein
3 ans (bac +3)IUT · temps plein
Alternance
Oui, très répandueDès la 1re année dans les CFA
Oui, selon les lycéesSouvent en 2e année
Oui, selon les IUTGénéralement dès la 2e année
Admission
ParcoursupBac pro industriel prioritaire (quota)Bac STL, STI2D, bac général scientifique
ParcoursupBac STI2D, STL, bac général scientifique
Parcoursup50 % des places aux bacs techno
Matières clés
  • Activités professionnelles sur installations
  • Physique-chimie
  • QHSSE et analyse de risques
  • Management d'équipe
  • Régulation et instrumentation
  • Physique appliquée
  • Automatique et informatique industrielle
  • Génie des procédés
  • Opérations unitaires, thermodynamique
  • Chimie et génie énergétique
Objectif principal
Emploi immédiat en productionPoursuite d'études possible en licence pro
Emploi en instrumentationPoursuite possible en licence pro
Bac +3 puis master ou écoleInsertion directe aussi possible
Cette formation BTS Pilotage de procédés Conduire et optimiser une unité de production
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée ou CFA · 33 h/semaine
Alternance
Oui, très répandueDès la 1re année dans les CFA
Admission
ParcoursupBac pro industriel prioritaire (quota)Bac STL, STI2D, bac général scientifique
Matières clés
  • Activités professionnelles sur installations
  • Physique-chimie
  • QHSSE et analyse de risques
  • Management d'équipe
Objectif principal
Emploi immédiat en productionPoursuite d'études possible en licence pro
BTS CIRA Contrôle industriel et régulation automatique
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée · temps plein
Alternance
Oui, selon les lycéesSouvent en 2e année
Admission
ParcoursupBac STI2D, STL, bac général scientifique
Matières clés
  • Régulation et instrumentation
  • Physique appliquée
  • Automatique et informatique industrielle
Objectif principal
Emploi en instrumentationPoursuite possible en licence pro
BUT GCGP Génie chimique, génie des procédés
Durée / rythme
3 ans (bac +3)IUT · temps plein
Alternance
Oui, selon les IUTGénéralement dès la 2e année
Admission
Parcoursup50 % des places aux bacs techno
Matières clés
  • Génie des procédés
  • Opérations unitaires, thermodynamique
  • Chimie et génie énergétique
Objectif principal
Bac +3 puis master ou écoleInsertion directe aussi possible

Comment intégrer le BTS Pilotage de procédés ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup, que tu vises la voie scolaire ou l’apprentissage. Le BTS Pilotage de procédés est proposé dans des lycées publics, des lycées privés sous contrat et des CFA industriels, ces derniers étant nombreux sur cette spécialité.

Le point le plus important à comprendre : comme pour tous les BTS, un quota de places est réservé aux bacheliers professionnels, dont les dossiers sont examinés en priorité. Les spécialités attendues sont notamment le bac pro pilote de ligne de production, le bac pro procédés de la chimie, de l’eau et des papiers-cartons, le bac pro production en industries pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques, et le bac pro plastiques et composites.

Les bacheliers technologiques STL (en particulier avec la spécialité sciences physiques et chimiques en laboratoire) et STI2D constituent le deuxième grand vivier. Les bacheliers généraux peuvent postuler s’ils ont conservé une spécialité scientifique, mais ils restent minoritaires dans les promotions.

Les attendus mentionnés par les établissements tournent toujours autour des mêmes axes : un niveau correct en physique-chimie et en mathématiques, un goût réel pour la technologie et les installations industrielles, de la rigueur face aux procédures de sécurité, la capacité à travailler en équipe et à rendre compte, et une aptitude physique compatible avec le travail en atelier et en horaires postés.

Type de bac Part des candidats Part des admis Positionnement
Bac général
~20 %
~10 %
Minoritaire
Bac technologique
~33 %
~35 %
Favorable
Bac professionnel
~42 %
~46 %
Profil prioritaire
Les parts d'admis reprennent les données nationales publiées pour ce BTS : environ 46 % de bacheliers professionnels, environ 35 % de bacheliers technologiques (dont une large majorité de STL, puis de STI2D) et environ 10 % de bacheliers généraux. Les parts de candidats sont des estimations nationales calculées sur l'ensemble des BTS Pilotage de procédés présents sur Parcoursup. Un quota de places est réservé aux bacheliers professionnels, dont les dossiers sont examinés en priorité : c'est le profil pour lequel la formation a été conçue. Attention, le taux d'accès varie fortement d'un lycée à l'autre, d'environ 48 % dans les établissements les plus demandés à des niveaux nettement plus élevés ailleurs. Consulte l'annuaire Thotis pour comparer établissement par établissement.

🔄 Intégrer le BTS Pilotage de procédés en cours de cursus
Une entrée directe en deuxième année reste rare et se traite au cas par cas, sur dossier, auprès de l’établissement visé. Les profils concernés sont surtout les étudiants venant d’un autre BTS industriel, d’un BUT partiel ou d’une première année de licence scientifique. Le diplôme est aussi accessible par la validation des acquis de l’expérience et par la formation professionnelle continue, ce qui en fait une voie intéressante pour les opérateurs de production qui souhaitent évoluer vers un poste de technicien.

Comment se déroule la sélection ?

La première étape est toujours l’examen du dossier : bulletins de première et de terminale, appréciations des enseignants, fiche Avenir, projet de formation motivé. Beaucoup d’établissements ajoutent ensuite un entretien de motivation, et certains un test technique.

Sur le plan scientifique et technique, le jury cherche à vérifier que tu tiendras le rythme des 5 heures hebdomadaires de physique-chimie et des 15 heures d’activités professionnelles. Un dossier moyen mais régulier en sciences vaut mieux qu’un dossier en dents de scie.

Sur le plan humain, l’entretien présente une particularité propre à ce BTS : les recruteurs évaluent ta capacité à travailler dans un environnement industriel réel, avec des contraintes de sécurité fortes et souvent des horaires décalés. Le diplômé sera amené à exercer en poste, en 2×8, en 3×8, en 5×8, de nuit ou le week-end : montrer que tu as compris et accepté cette réalité est un vrai atout.

Sur le plan du projet professionnel, une visite d’usine, un stage de troisième en industrie, un job d’été en production ou même une simple discussion documentée avec un professionnel du secteur font une vraie différence. Ce BTS souffre d’un déficit de notoriété : un candidat qui sait expliquer précisément ce qu’est le pilotage d’un procédé se distingue immédiatement.

Si tu candidates en apprentissage, la logique change légèrement : l’établissement valide ton profil, mais c’est l’entreprise qui décide au final. Il faut donc mener les deux démarches en parallèle, et candidater aussi en formation initiale par sécurité, car sans contrat signé le CFA ne peut pas t’accueillir.


Quel est le programme du BTS Pilotage de procédés ?

Le programme repose sur 33 heures de cours par semaine, dont la moitié en enseignements professionnels : c’est un BTS où l’on passe beaucoup de temps sur des installations, pas derrière un bureau. Les activités professionnelles occupent à elles seules 15 heures par semaine en première année et 14 heures en deuxième année. À côté, la physique-chimie pèse 5 heures et les mathématiques 3 heures, tandis que la culture générale et expression (3 heures), l’anglais (2 heures), le management (1 heure), l’enseignement technologique en anglais (1 heure), le co-enseignement physique-chimie et technologie (1 heure) et l’accompagnement personnalisé (2 heures) complètent la semaine. Une LV2 facultative est possible. La certification est organisée en quatre blocs de compétences qui structurent les deux années : le pilotage de la production, l’analyse et la gestion de la production, l’intervention dans une démarche d’amélioration d’un processus QHSSE, et la collaboration dans l’environnement professionnel. L’évaluation combine épreuves ponctuelles écrites, orales et pratiques, et contrôle en cours de formation selon le statut du candidat. Chaque bloc correspond à une unité du diplôme, et un bloc validé reste acquis, ce qui permet de capitaliser les acquis dans le temps.

Compétence Matières enseignées Progression
PILOTAGE DE LA PRODUCTION
  • Activités professionnelles sur installations (15 h/semaine en 1re année, 14 h en 2e)
  • Physique-chimie appliquée aux procédés (5 h)
  • Conduite d'installation et régulation
  • Analyse des pannes et dysfonctionnements
1re année Prise en main des installations, pilotage en fonctionnement normal, lecture des paramètres de conduite 2e année Pilotage en régime transitoire et en mode dégradé, diagnostic des causes de panne, traçabilité des interventions
ANALYSE ET GESTION DE LA PRODUCTION
  • Mathématiques (3 h)
  • Exploitation des données de production
  • Planification et organisation du travail
  • Co-enseignement physique-chimie et technologie (1 h)
1re année Collecte et exploitation des données de production, détermination des paramètres du procédé 2e année Planification de la production en tenant compte des compétences et des disponibilités des équipes
DÉMARCHE QHSSE ET AMÉLIORATION CONTINUE
  • Qualité, hygiène, sécurité, sûreté, environnement
  • Analyse des risques industriels
  • Maintenance des installations
  • Efficacité énergétique et transition énergétique
1re année Appropriation des règles QHSSE, des procédures et des documents de traçabilité 2e année Conduite d'une analyse de risques complète et organisation des intervenants extérieurs à la production
COLLABORATION DANS L'ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL
  • Culture générale et expression (3 h)
  • Anglais (2 h) et enseignement technologique en anglais (1 h)
  • Management (1 h)
  • Accompagnement personnalisé (2 h), LV2 facultative
1re année Communication technique, travail en équipe et stage d'observation de 4 semaines en fin d'année 2e année Préparation et animation d'une réunion, encadrement d'une équipe d'opérateurs, stage de 6 semaines

L'alternance est-elle possible en BTS Pilotage de procédés ?

Oui, et c’est même l’une des grandes forces de ce BTS. Contrairement à beaucoup de formations où l’alternance n’arrive qu’en deuxième année, plusieurs CFA industriels proposent le BTS Pilotage de procédés intégralement en apprentissage dès la première année. Les CFA de l’industrie, les pôles de formation UIMM, les CFA de la chimie, de la plasturgie et du papier-carton sont particulièrement présents sur cette spécialité.

Le contrat peut prendre la forme d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation. Dans les deux cas, la formation est gratuite pour l’étudiant, financée par l’entreprise et son OPCO, et l’apprenti perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat.

Alternance ou voie scolaire : quelle différence concrète ?

Sous statut scolaire, la formation comprend 10 semaines de stage : 4 semaines d’observation en fin de première année, puis 6 semaines en deuxième année. C’est suffisant pour découvrir un site industriel, mais pas pour s’y installer durablement. En alternance, l’étudiant passe au contraire la majeure partie de ses deux années en entreprise, ce qui change la nature même de sa formation : il apprend à piloter un procédé réel, avec ses dérives et ses aléas.

L’écart se lit directement dans les chiffres d’insertion. Selon les données InserJeunes 2024, 50 % des diplômés issus de l’apprentissage sont en emploi salarié six mois après la fin de la formation, contre 36 % pour la voie scolaire. La voie scolaire envoie en revanche davantage d’étudiants vers la poursuite d’études : 35 % contre 26 % en apprentissage.

Comment candidater en alternance ?

Tout passe par Parcoursup, y compris pour les formations en apprentissage. Il est vivement conseillé de candidater en parallèle en formation initiale : sans contrat signé avec un employeur, le CFA ne peut pas t’inscrire. La plupart des CFA accompagnent leurs candidats dans la recherche d’entreprise, avec des ateliers CV et lettre de motivation et la diffusion d’offres. Les candidatures en apprentissage restent d’ailleurs ouvertes plus longtemps que celles de la formation initiale sur Parcoursup.

Un dernier point pratique : les industriels de la chimie, de la plasturgie, du pétrole, de la cosmétique et du papier-carton recrutent régulièrement des alternants sur ce diplôme, y compris de grands groupes. Le marché de l’alternance est ici plutôt favorable au candidat, à condition d’accepter une certaine mobilité géographique, car les sites industriels ne sont pas toujours situés dans les grandes métropoles.



Quelles poursuites d'études après le BTS Pilotage de procédés ?

Ce BTS est conçu pour une intégration immédiate en milieu industriel : c’est sa vocation première. Une poursuite d’études reste toutefois parfaitement envisageable, et elle est loin d’être marginale. Selon les données InserJeunes 2024, 35 % des diplômés issus de la voie scolaire et 26 % de ceux issus de l’apprentissage sont inscrits en formation six mois après l’obtention du diplôme.

La licence professionnelle est la voie la plus courante et la plus logique. Les mentions les plus cohérentes sont génie des procédés et bioprocédés industriels, chimie industrielle, industries pharmaceutiques, cosmétologiques et de santé, ainsi que les différentes mentions métiers de l’industrie, notamment conception et amélioration de processus et procédés industriels ou gestion de la production industrielle. En un an, elles permettent de passer d’un profil de conducteur d’installation à un profil de technicien supérieur spécialisé.

La classe préparatoire ATS ingénierie industrielle est l’option à connaître si tu vises une école d’ingénieurs. Cette année de remise à niveau scientifique est spécifiquement conçue pour les titulaires d’un BTS ou d’un BUT industriel, et elle donne accès à des concours dédiés, avec des places réservées. C’est exigeant, mais c’est la passerelle la plus efficace vers un diplôme d’ingénieur.

Les écoles d’ingénieurs sont donc accessibles, soit après une prépa ATS, soit directement en admission parallèle pour les meilleurs dossiers, y compris par la voie de l’apprentissage. Les spécialités visées sont le génie des procédés, le génie chimique, le génie énergétique ou la production industrielle.

Une licence générale en chimie ou en sciences pour l’ingénieur est possible, en L2 ou en L3 selon le dossier, pour qui souhaite ensuite viser un master à l’université. Ce chemin demande un vrai effort de remise à niveau en mathématiques et en physique théorique, le BTS étant avant tout une formation pratique. Les candidatures en master se font ensuite via la plateforme Mon Master.

Formation Durée Admission Sélectivité
Licence professionnelle
1 an (bac +3) Voie la plus courante
Dossier Notes de BTS, rapport de stage, projet professionnel
Modérée
Classe prépa ATS ingénierie industrielle
1 an Année de remise à niveau scientifique
Dossier Réservée aux titulaires d'un BTS ou d'un BUT
Modérée à élevée
École d'ingénieurs
3 ans (bac +5) Après une prépa ATS ou en admission parallèle
Concours ou dossier + entretien Souvent possible en apprentissage
Élevée
Licence générale (chimie, sciences pour l'ingénieur)
1 à 2 ans (bac +3) Entrée en L2 ou en L3 selon le dossier
Dossier Niveau attendu en mathématiques et en physique
Variable

Quels sont les débouchés après un BTS Pilotage de procédés ?

Le BTS Pilotage de procédés débouche sur des postes de technicien et d’encadrement de proximité dans l’industrie de process. Le point commun de tous ces métiers : ils s’exercent au plus près des installations, souvent en horaires postés, avec une responsabilité directe sur la production et la sécurité.

Les secteurs qui recrutent sont nombreux et variés : la chimie et les procédés en premier lieu, mais aussi la pétrochimie, la plasturgie, le caoutchouc, le papier-carton, la métallurgie, la cimenterie, le textile, l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques et cosmétiques rattachées à la biologie et au pharmaceutique, la gestion de l’eau et enfin l’électricité et les énergies. Cette diversité est un atout réel : les compétences de pilotage d’un procédé se transposent d’une industrie à l’autre.

Parmi les intitulés de postes effectivement occupés par les diplômés, on retrouve : chef de poste, superviseur d’atelier, chef d’atelier, technicien d’atelier, technicien de fabrication, conducteur de ligne, opérateur de production des industries du pétrole, assistant-ingénieur, chargé d’industrialisation, assistant du responsable de production et technicien qualité production. Le code ROME de référence est H3303, préparation de matières et produits industriels.

Avec quelques années d’expérience, les évolutions se font naturellement vers des fonctions connexes : technicien de maintenance industrielle, électrotechnicien, logisticien sur les flux de production, ou encore, après une poursuite d’études, ingénieur productique. Dans les industries cosmétiques, une spécialisation vers les métiers de cosmétologue est également possible via une poursuite d’études.

Un mot sur le rythme de travail, car il fait partie intégrante du métier : l’organisation dépend de la typologie de la production. Le technicien peut travailler « en poste », en 2×8, en 3×8, en 5×8, de nuit ou le week-end, et doit s’adapter à la variation des cycles. En contrepartie, ces rythmes ouvrent droit à des primes d’équipe et de nuit qui pèsent significativement sur la rémunération.


Quels salaires après un BTS Pilotage de procédés ?

Les rémunérations dépendent fortement du secteur, de la taille du site et du rythme de travail. La convention collective des industries chimiques, qui couvre la chimie, la parachimie, la pharmacie industrielle, la cosmétique et la pétrochimie, fixe un minimum mensuel d’environ 1 877 € brut au premier coefficient au 1er janvier 2026. Les techniciens de production se positionnent au-dessus de ce plancher.

Un élément spécifique à ces métiers mérite d’être souligné : les primes liées au travail posté. Les primes d’équipe en 2×8 ou 3×8 représentent couramment 10 à 20 % du salaire de base, les majorations de nuit 15 à 25 %, et des primes de pénibilité peuvent s’y ajouter sur les postes exposés. Un salaire de base modeste peut donc aboutir à une rémunération nettement plus élevée que ne le laissent penser les fourchettes ci-dessous.

Les fourchettes présentées correspondent au salaire de base observé dans l’industrie, hors primes. Elles progressent vite : dans l’industrie, un technicien passe en moyenne d’environ 1 950 € à 2 800 € brut par mois en cinq ans.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Conducteur de ligne
1 700 - 2 100 € brut/mois 2 100 - 2 800 € brut/mois
Technicien de fabrication
1 900 - 2 200 € brut/mois 2 400 - 2 800 € brut/mois
Technicien qualité production
1 900 - 2 100 € brut/mois 2 100 - 2 750 € brut/mois
Chef de poste ou superviseur d'atelier
2 100 - 2 500 € brut/mois 2 900 - 3 500 € brut/mois
50 % des diplômés du BTS Pilotage de procédés passés par l'apprentissage sont en emploi salarié
6 mois après la formation, contre 36 % par la voie scolaire · InserJeunes 2024

Quels établissements proposent un BTS Pilotage de procédés ?

Une trentaine d’établissements proposent ce BTS en France : lycées publics, lycées privés et CFA industriels. Chacun est autonome sur sa sélectivité, son offre d’alternance et les industries partenaires de son bassin d’emploi. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, conditions d’alternance.


Quelles sont les alternatives au BTS Pilotage de procédés ?

Le BTS Pilotage de procédés n’est pas la seule voie pour travailler dans l’industrie de process. Si tu préfères l’instrumentation et la régulation, regarde du côté du BTS CIRA. Si tu veux viser un bac+3 dès le départ, le BUT GCGP (Génie chimique, Génie des procédés) et le BUT Chimie sont les deux références. Côté laboratoire et vivant, le BTS Biotechnologies ou le BTS Métiers de la chimie peuvent mieux te correspondre. Et si c’est l’équipement industriel qui t’attire plus que le procédé lui-même, oriente-toi vers le BUT GIM ou le BTS Maintenance des systèmes option A. Compare toutes les formations du secteur Chimie & Procédés !

Les écoles d’ingénieurs :