BTSA ACS'Agri option Territoires ultra-marins

Le BTSA Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, option Territoires ultra-marins (ex-DARC) : matières, débouchés…

Le BTSA Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, option Territoires ultra-marins est un diplôme national de bac +2 délivré par le ministère de l’Agriculture, préparé en deux ans dans les lycées agricoles. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire une exploitation agricole en milieu tropical et d’accompagner le développement agricole des territoires ultramarins.

Tu le connais peut-être sous un autre nom : cette formation s’appelait jusqu’à la rentrée 2025 le BTSA DARC, pour Développement de l’agriculture des régions chaudes. La rénovation des BTSA a fusionné le DARC et le BTSA ACSE dans une seule spécialité, le BTSA ACS’Agri, déclinée en deux options : Transition agricole dans les territoires métropolitains et Transition agricole dans les territoires ultramarins. C’est cette seconde option qui reprend le contenu du DARC, pour une première session d’examen en 2027. Dans la suite de cet article, nous parlons de BTSA ACS’Agri ultramarins pour alléger la lecture.

Le diplôme couvre l’agronomie tropicale, la conduite des productions végétales et animales adaptées aux climats chauds, la gestion économique et juridique de l’entreprise agricole, et l’analyse des territoires et des systèmes agraires. Il prépare aussi bien à la reprise d’une exploitation qu’aux métiers du conseil et du développement rural.

C’est une formation rare et entièrement ultramarine : quatre établissements seulement la proposent, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion et en Polynésie française. Les promotions comptent une quinzaine d’étudiants. Le diplôme confère par ailleurs la capacité professionnelle agricole, indispensable pour s’installer comme agriculteur et accéder aux aides de la politique agricole commune.

📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA ACS’Agri ultramarins (ex-DARC)

C'est quoi exactement le BTSA ACS'Agri option Territoires ultra-marins ?

C’est un diplôme national de niveau bac +2 délivré par le ministère de l’Agriculture et préparé en deux ans dans un lycée agricole. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire et de gérer une exploitation agricole en milieu tropical, équatorial ou subtropical, et d’accompagner le développement agricole des territoires ultramarins. Cette option est l’héritière directe de l’ancien BTSA DARC, Développement de l’agriculture des régions chaudes.

Le BTSA DARC existe-t-il toujours ?

Oui, mais sous un nouveau nom. La rénovation des BTSA a fusionné le BTSA DARC et le BTSA ACSE dans une seule spécialité, le BTSA ACS’Agri (Analyse, Conduite et Stratégie de l’entreprise Agricole), déclinée en deux options : Transition agricole dans les territoires métropolitains et Transition agricole dans les territoires ultramarins. C’est cette seconde option qui reprend le contenu du DARC. La bascule s’est faite à la rentrée scolaire 2025, pour une première session d’examen en 2027. Sur Parcoursup, la formation apparaît désormais sous l’intitulé BTSA ACS’Agri option Territoires ultra-marins.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Tous les bacs sont acceptés. Dans les faits, les bacheliers professionnels agricoles (conduite et gestion de l’entreprise agricole, productions horticoles) et les bacheliers technologiques STAV forment la majorité des admis. Les bacheliers généraux peuvent candidater et sont admis, mais restent minoritaires. Une connaissance concrète du milieu agricole local, acquise par un stage, une expérience familiale ou un emploi saisonnier, pèse réellement dans le dossier.

Comment candidater à ce BTSA ?

La candidature passe par Parcoursup pour la voie scolaire. L’admission se fait sur dossier, sans entretien dans la plupart des établissements. Le projet de formation motivé est déterminant : à La Réunion, la motivation et la connaissance du secteur professionnel comptent pour 40 % de la grille d’analyse des candidatures, contre 50 % pour les résultats scolaires en Guadeloupe.

Est-ce que la formation est gratuite ?

Dans les quatre établissements qui la proposent, oui : ce sont des lycées agricoles publics et les fiches Parcoursup indiquent une absence de frais de scolarité. Les étudiants peuvent en plus demander une bourse sur critères sociaux via le dossier social étudiant. Un internat ou un hébergement est disponible sur place, avec 42 chambres en Guadeloupe par exemple, mais l’attribution ne passe pas par Parcoursup.

Quel est le programme de ce BTSA ?

Deux ans organisés en 58 semaines de cours au lycée et 12 à 16 semaines en entreprise. Le programme combine un domaine commun à tous les BTSA (expression et communication, langue vivante, éducation socioculturelle, économie générale et sociale, EPS, mathématiques appliquées et informatique) et un domaine professionnel : fonctionnement d’un agrosystème, conduite de systèmes biotechniques, gestion économique et financière de l’entreprise agricole, gestion sociale et juridique, stratégie d’entreprise, produits agricoles et marchés, agriculture et politiques publiques, développement local et systèmes agraires. Un module d’initiative locale complète l’ensemble.

Où peut-on suivre cette formation ?

Quatre établissements la proposaient sur Parcoursup : le lycée agricole Convenance en Guadeloupe (Baie-Mahault), le LEGTA de Macouria en Guyane, le lycée agricole Emile Boyer de La Giroday à La Réunion (Saint-Paul) et le lycée professionnel agricole d’Opunohu en Polynésie française (Moorea). Les promotions sont petites : 15 places en Guadeloupe et 16 à La Réunion pour 2026.

Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?

La formation comprend 12 à 16 semaines de stage en entreprise ou en organisme, obligatoires. Certains modules professionnels et certains stages peuvent se dérouler à l’étranger, notamment dans la zone océan Indien ou en Europe. L’apprentissage est une voie d’accès prévue par le diplôme, mais l’offre reste limitée sur cette spécialité : il faut vérifier établissement par établissement.

Quels métiers après ce BTSA ?

Conseiller agricole, technicien agricole, chef de culture, responsable d’atelier d’élevage, chef d’exploitation ou co-exploitant, agent de développement local, animateur ou formateur, technicien d’expérimentation, contrôleur et auditeur, responsable d’unité d’approvisionnement, technico-commercial. Les employeurs sont les exploitations agricoles, les chambres d’agriculture, les coopératives, les collectivités territoriales, les organismes de recherche comme le CIRAD, les centres de gestion et les banques.

Ce diplôme permet-il de s'installer comme agriculteur ?

Oui. La spécialité ACS’Agri donne la capacité professionnelle agricole prévue par le code rural, en application de l’arrêté du 18 février 2022. Elle permet aussi d’être reconnu comme jeune agriculteur dans le cadre des régimes d’aide de la politique agricole commune. C’est un point décisif pour qui veut reprendre ou créer une exploitation.

BTSA ACS’Agri ultramarins VS BTSA ACS’Agri métropole VS BTSA Agronomie et cultures durables

Les critères clés pour t’aider à choisir ta voie dans l’agriculture

Cette formation BTSA ACS'Agri ultramarins Ex-BTSA DARC · Outre-mer BTSA ACS'Agri métropole Ex-BTSA ACSE · Hexagone BTSA ACD Agronomie et cultures durables
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · temps plein
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA
Alternance
Oui, selon les établissementsOffre limitée en Outre-mer
Oui, très répandueDès la 1re année
Oui, répandueDès la 1re année
Admission
ParcoursupTous bacs, bac pro agricole et STAV majoritaires4 établissements, tous en Outre-mer
ParcoursupTous bacs, STAV et bac pro CGEA
ParcoursupTous bacs, STAV et bac pro
Matières clés
  • Agronomie tropicale
  • Conduite de systèmes biotechniques
  • Gestion de l'entreprise agricole
  • Développement local et systèmes agraires
  • Gestion et stratégie d'entreprise
  • Systèmes de culture et d'élevage
  • Économie agricole
  • Agronomie et productions végétales
  • Agroéquipement
  • Agroécologie
Cette formation BTSA ACS'Agri ultramarins Ex-BTSA DARC · Outre-mer
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · temps plein
Alternance
Oui, selon les établissementsOffre limitée en Outre-mer
Admission
ParcoursupTous bacs, bac pro agricole et STAV majoritaires
Matières clés
  • Agronomie tropicale
  • Conduite de systèmes biotechniques
  • Gestion de l'entreprise agricole
BTSA ACS'Agri métropole Ex-BTSA ACSE · Hexagone
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, très répandueDès la 1re année
Admission
ParcoursupTous bacs, STAV et bac pro CGEA
Matières clés
  • Gestion et stratégie d'entreprise
  • Systèmes de culture et d'élevage
BTSA ACD Agronomie et cultures durables
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, répandueDès la 1re année
Admission
ParcoursupTous bacs, STAV et bac pro
Matières clés
  • Agronomie et productions végétales
  • Agroécologie

Comment intégrer le BTSA ACS’Agri ultramarins ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup. La formation est entièrement publique et proposée uniquement par des lycées agricoles d’Outre-mer : il n’existe pas de version privée sous ce label. Les frais de scolarité sont nuls et la formation ouvre droit aux bourses sur critères sociaux.

Le BTSA ACS’Agri ultramarins est ouvert à toutes les séries de bac. Les titulaires d’un bac professionnel agricole (conduite et gestion de l’entreprise agricole, productions horticoles) et d’un bac technologique STAV constituent la majorité des admis. Les bacheliers généraux sont acceptés, en particulier avec des spécialités scientifiques, mais restent minoritaires dans les effectifs.

Un point important à connaître : comme dans tous les BTS et BTSA, un nombre de places est priorisé pour les bacheliers professionnels. Pour 2026, ce quota atteint 36 % en Guadeloupe et 35 % à La Réunion. Des taux minimaux de lycéens boursiers sont également fixés, entre 34 % et 38 % selon l’établissement.

Les attendus nationaux sont explicites : s’intéresser à la gestion des entreprises agricoles dans leur environnement économique, social, juridique et territorial, à la conduite des productions végétales et animales en régions chaudes, à l’accompagnement de projets agricoles et à l’agroécologie. Côté compétences, les jurys attendent des aptitudes de prise de décision, d’organisation et d’autonomie, des bases en collecte et analyse de données, et une bonne expression écrite et orale.

Type de bac Part des admis en Guadeloupe Part des admis à La Réunion Accès relatif
Bac général
7 %
24 %
Minoritaire
Bac technologique
21 %
35 %
Favorable
Bac professionnel
72 %
41 %
Prioritaire
Données open data Parcoursup 2025, relevées sur les deux plus gros établissements de la spécialité (lycée agricole Convenance en Guadeloupe : 14 admis ; lycée agricole Emile Boyer de La Giroday à La Réunion : 17 admis), soit une large majorité de la promotion nationale. Les effectifs sont très faibles, ce qui rend les pourcentages sensibles d'une année sur l'autre : ils indiquent une tendance, pas une règle. Deux points structurent l'accès. D'abord, comme dans tous les BTS et BTSA, un nombre de places est priorisé pour les bacheliers professionnels : le quota fixé pour 2026 est de 36 % en Guadeloupe et de 35 % à La Réunion. Ensuite, la formation reste globalement accessible : le taux d'accès mesuré en 2025 atteint environ 88 % en Guadeloupe (50 candidats appelables sur 57) et environ 83 % à La Réunion (53 sur 64), avec aucun candidat refusé à La Réunion.

🔄 Intégrer le BTSA ACS’Agri ultramarins après un premier parcours
Les candidats en reprise d’études ou déjà titulaires d’un diplôme peuvent postuler par la voie de la formation professionnelle continue, notamment après deux années d’activité professionnelle à temps plein. La certification est aussi accessible par la validation des acquis de l’expérience et par candidature individuelle. Les blocs de compétences peuvent enfin être validés séparément : chaque bloc réussi donne lieu à une attestation de capacité, qui dispense de l’épreuve correspondante.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection se fait sur dossier, sans entretien dans la plupart des cas. Chaque commission d’examen des vœux pondère ses critères, et les deux principaux établissements le font très différemment : c’est une information utile pour adapter sa candidature.

En Guadeloupe, au lycée agricole Convenance, les résultats scolaires pèsent pour 50 % de l’évaluation. Les notes de français, d’enseignement scientifique et de sciences économiques sont examinées comme des critères très importants. Les méthodes de travail et le savoir-être comptent chacun pour 20 %, l’assiduité étant même classée comme critère essentiel, et la motivation pour 10 %.

À La Réunion, au lycée Emile Boyer de La Giroday, la logique est inversée : la motivation pèse 40 % et la connaissance du secteur professionnel envisagé, évaluée à travers le projet de formation motivé, est le seul critère classé essentiel. Les méthodes de travail comptent pour 30 %, le savoir-être pour 20 % et les engagements pour 10 %. L’établissement précise attendre de bonnes connaissances du milieu agricole local et une motivation pour la mobilité.

Dans les deux cas, le message est le même : le projet de formation motivé est déterminant. Les établissements attendent que le candidat sache ce que signifie le sigle de la formation, qu’il démontre une connaissance concrète des exploitations agricoles de son territoire et qu’il articule son projet professionnel avec les objectifs du diplôme. Une expérience de terrain, même courte, un stage, un emploi saisonnier ou une participation à des événements agricoles locaux comme des foires ou des forums, valorise nettement le dossier.

Quel est le programme du BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Le cursus se déroule sur deux ans, organisés en 58 semaines de formation au lycée et 12 à 16 semaines en entreprise ou en organisme. L’enseignement est modulaire et s’appuie largement sur des approches pluridisciplinaires, avec des études de cas en situation réelle : diagnostics de territoires, analyse des grandes filières de production locales, tours de plaine et tours d’élevage. Le programme combine un domaine commun à tous les BTSA, qui couvre l’expression et la communication, une langue vivante, l’éducation socioculturelle, l’économie générale et sociale, les mathématiques appliquées et l’informatique, et un domaine professionnel centré sur l’agronomie tropicale, la conduite des systèmes de culture et d’élevage, la gestion de l’entreprise agricole et l’analyse des territoires. Le diplôme rénové est structuré en huit blocs de compétences, dont trois en tronc commun à toutes les options et cinq spécifiques à l’option ultramarine. Un module d’initiative locale et un accompagnement du projet personnel et professionnel complètent le dispositif, avec la possibilité de réaliser certains modules ou stages à l’étranger, notamment dans la zone océan Indien ou en Europe. L’évaluation combine contrôle en cours de formation et épreuves terminales, pour un total de huit épreuves obligatoires.

Compétence Matières enseignées Progression
S'INSCRIRE DANS LE MONDE D'AUJOURD'HUI ET COMMUNIQUER
  • Expression et communication
  • Anglais ou espagnol
  • Éducation socioculturelle
  • Économie générale et sociale
  • Éducation physique et sportive
BTSA1 · S1-S2 Comprendre les enjeux socio-économiques et argumenter dans un débat de société BTSA2 · S3-S4 Répondre à un besoin d'information pour un public et communiquer en langue étrangère
CONSTRUIRE SON PROJET PERSONNEL ET PROFESSIONNEL
  • Accompagnement du projet personnel et professionnel (APPP)
  • Module d'initiative locale (MIL)
  • Activités pluridisciplinaires
  • Stages en entreprise
BTSA1 · S1-S2 Découvrir l'environnement professionnel local et s'engager dans un projet collectif BTSA2 · S3-S4 Conduire un projet complet et s'insérer dans un environnement professionnel ciblé
PILOTER DES SYSTÈMES DE CULTURE ET D'ÉLEVAGE EN RÉGIONS CHAUDES
  • Fonctionnement d'un agrosystème tropical
  • Conduite de systèmes biotechniques
  • Productions végétales tropicales
  • Productions animales
  • Agroécologie et santé des cultures
BTSA1 · S1-S2 Évaluer la performance globale d'un système biotechnique en contexte tropical BTSA2 · S3-S4 Concevoir un système biotechnique durable et résilient, ajuster la conduite face aux aléas
GÉRER ET MANAGER L'ENTREPRISE AGRICOLE
  • Gestion économique et financière
  • Gestion sociale, administrative, juridique et fiscale
  • Management d'équipe
  • Démarche qualité, hygiène, sécurité, environnement
  • Mathématiques appliquées et informatique
BTSA1 · S1-S2 Lire un bilan, calculer un coût de production, maîtriser les échéances réglementaires BTSA2 · S3-S4 Évaluer la performance économique de l'entreprise, organiser le travail et encadrer une équipe
PILOTER UN PROJET STRATÉGIQUE ET ACCOMPAGNER LE CHANGEMENT
  • Stratégie de l'entreprise agricole
  • Entreprise agricole, produits et marchés
  • Agriculture, acteurs et politiques publiques
  • Développement local, territoires et systèmes agraires
BTSA1 · S1-S2 Analyser un territoire ultramarin et les grandes filières de production locales BTSA2 · S3-S4 Concevoir un projet stratégique d'entreprise et accompagner un agriculteur ou un collectif

L’alternance est-elle possible en BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Le diplôme prévoit officiellement l’apprentissage comme voie d’accès, au même titre que la voie scolaire, la formation continue et le contrat de professionnalisation. Dans la pratique, l’offre en alternance reste très limitée sur cette spécialité.

La raison est structurelle : la formation n’existe que dans quatre établissements, tous en Outre-mer, avec des promotions d’une quinzaine d’étudiants. Les quatre formations référencées sur Parcoursup le sont en voie scolaire. Pour une entrée en apprentissage, il faut donc se rapprocher directement du lycée agricole ou du CFA agricole du territoire concerné et vérifier l’ouverture d’un groupe.

Les stages sont obligatoires dans tous les cas

Indépendamment du statut, le cursus intègre 12 à 16 semaines de stage en entreprise ou en organisme sur les deux années. Ces périodes se déroulent le plus souvent sur des exploitations, dans des chambres d’agriculture, des coopératives ou des organismes de développement du territoire. Certains établissements permettent d’effectuer une partie de ces stages à l’étranger : le lycée de La Réunion mentionne explicitement des mobilités dans la zone océan Indien et en Europe.

Alternance ou stage : quelle différence concrète ?

En alternance, l’étudiant est salarié : il signe un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et cotise. Le rythme alterne entre le centre de formation et l’entreprise. Le stage, lui, reste un temps de formation au sein d’un cursus scolaire, avec une gratification légale au-delà de deux mois.

Pour un projet d’installation agricole, l’apprentissage présente un avantage particulier : il permet de se former tout en travaillant sur l’exploitation que l’on envisage de reprendre, ce qui est fréquent dans les parcours de transmission familiale.

Quelles poursuites d’études après le BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Le BTSA ACS’Agri ultramarins est conçu comme un diplôme d’insertion professionnelle : il permet d’entrer directement dans la vie active ou de s’installer comme agriculteur. Mais il ouvre aussi plusieurs voies de poursuite d’études, du complément de spécialisation en un an jusqu’au diplôme d’ingénieur.

Le certificat de spécialisation permet d’ajouter une compétence ciblée en un an, souvent en apprentissage, par exemple en production biologique, en transformation ou en commercialisation. C’est la voie la plus rapide vers un profil plus pointu.

Un second BTSA en un an est possible sous conditions, pour acquérir une compétence complémentaire. Un diplômé du DARC peut par exemple viser un BTSA Technico-commercial pour s’orienter vers la vente de solutions agricoles.

La licence professionnelle reste la poursuite la plus courante, avec une entrée directe en troisième année. Les mentions accessibles couvrent l’agriculture biologique, la gestion des organisations agricoles et agroalimentaires, le développement rural ou la comptabilité et la gestion des entités agricoles.

L’université accueille également les diplômés en licence générale, sur validation d’acquis. Les mentions les plus cohérentes sont la licence Biologie, la licence SVT et la licence Géographie et aménagement pour un profil orienté développement territorial.

Les écoles d’ingénieurs agronomes et les écoles vétérinaires sont accessibles sur concours, le plus souvent après une prépa post-BTSA. Certaines écoles d’ingénieurs privées proposent une entrée directe en deuxième année sur dossier. La prépa TB constitue une autre passerelle pour les profils technologiques vers ces écoles.

Formation Durée Admission Sélectivité
Certificat de spécialisation (CS)
1 an Souvent en apprentissage
Dossier Directement auprès du centre de formation
Faible à modérée
Second BTSA en 1 an
1 an (bac +2) Compétence complémentaire
Dossier Sous conditions, hors Parcoursup
Modérée
Licence professionnelle
1 an (bac +3) Entrée directe en 3e année
Dossier Notes, projet professionnel, parfois entretien
Modérée à élevée
Licence générale à l'université
1 à 2 ans (bac +3) Selon le niveau d'entrée accordé
Dossier Validation d'acquis par l'université
Faible à modérée
École d'ingénieurs agronome ou école vétérinaire
3 ans (bac +5) Via une prépa ATS ou une admission directe
Concours Écrits, oraux et dossier
Élevée

Quels sont les débouchés après un BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Le BTSA ACS’Agri ultramarins ouvre sur deux trajectoires bien distinctes. La première est l’installation : le diplôme confère la capacité professionnelle agricole et la reconnaissance de jeune agriculteur, ce qui permet de reprendre ou de créer une exploitation et d’accéder aux aides de la politique agricole commune. La seconde est le salariat technique, dans le conseil, l’encadrement de production ou le développement territorial.

Les secteurs d’activité accessibles relèvent principalement de l’agriculture & agroalimentaire, de l’environnement, du commerce & vente pour les fonctions d’approvisionnement et de conseil technique, et de la comptabilité & gestion pour les postes en centre de gestion agricole.

Les employeurs sont variés : exploitations et entreprises agricoles, chambres d’agriculture, coopératives, entreprises d’approvisionnement, de collecte et de transformation, centres de gestion, collectivités territoriales, directions de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, organismes de recherche et de développement comme le CIRAD, organismes de formation, syndicats agricoles, banques et assurances. La coopération internationale et les organisations non gouvernementales de développement agricole constituent un débouché spécifique à cette spécialité.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : chef d’exploitation ou co-exploitant, chef de culture, responsable d’atelier d’élevage, conseiller agricole, technicien agricole, agent de développement local, animateur, formateur, technicien d’expérimentation, contrôleur, auditeur, inspecteur, responsable d’unité d’approvisionnement, comptable agricole ou technico-commercial. La fonction publique est aussi une option, via les concours de technicien du ministère de l’Agriculture.

Quels salaires peut-on espérer après un BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Les rémunérations dépendent fortement du statut, du territoire et du type d’employeur. Un poste en chambre d’agriculture ou en coopérative n’offre pas la même grille qu’un emploi sur exploitation, et les fonctions de conseil progressent nettement plus vite que les postes purement techniques.

Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et reflètent les données publiées par France Travail et les principaux observatoires de rémunération pour ces métiers à un niveau bac +2. Pour les postes en exploitation, un logement de fonction est fréquent et représente un complément significatif qui n’apparaît pas dans le salaire brut. En cas d’installation comme exploitant, le revenu dépend entièrement des résultats de l’entreprise et ne peut pas être estimé sous forme de salaire.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Technicien agricole
1 800 - 2 100 € brut/mois 2 100 - 2 500 € brut/mois
Conseiller agricole
1 800 - 2 200 € brut/mois 2 900 - 3 600 € brut/mois
Chef de culture ou responsable d'exploitation
1 900 - 2 200 € brut/mois 2 500 - 2 900 € brut/mois
Technicien du ministère de l'Agriculture (concours)
1 600 - 2 000 € brut/mois + primes 2 000 - 2 800 € brut/mois + primes

Quels établissements proposent un BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Quatre lycées agricoles seulement proposent cette spécialité, tous en Outre-mer, avec des promotions d’une quinzaine de places et des grilles de sélection très différentes. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, critères de sélection, conditions d’hébergement.

Quelles sont les alternatives au BTSA ACS’Agri ultramarins ?

Le BTSA ACS’Agri ultramarins n’est pas la seule voie : l’option Territoires métropolitains du même diplôme, l’ex-BTSA ACSE, couvre la même logique de gestion d’exploitation dans l’Hexagone, le BTSA Agronomie et cultures durables se concentre sur les productions végétales, le BTSA Productions animales sur l’élevage, le BTSA Gestion et maîtrise de l’eau sur l’irrigation et l’assainissement, et le BTSA Développement, animation des territoires ruraux sur l’animation locale. Compare toutes les formations du secteur Agriculture & Agroalimentaire !

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :