Le BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU) : programme, admissions, débouchés…
Le BTSA Gestion et maîtrise de l’eau (GEMEAU) est un diplôme national de bac+2 (120 ECTS) délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme des techniciens supérieurs capables d’intervenir sur tout le cycle de l’eau, du point de captage jusqu’au rejet dans le milieu naturel : réseaux d’eau potable, assainissement collectif et non collectif, eaux pluviales, stations de traitement, irrigation agricole.
La formation se prépare en deux ans, en lycée agricole, en CFA ou en MFR, sous statut scolaire comme en apprentissage. Le diplôme est enregistré au RNCP au niveau 5 sous la référence RNCP41382. Un nouveau référentiel entre en vigueur à la rentrée 2026 : la formation s’organise désormais autour de huit blocs de compétences, dont cinq strictement professionnels, avec une évaluation en huit épreuves.
Le secteur est structurellement porteur. L’étude prospective de la Filière Française de l’Eau recensait environ 124 000 emplois en 2020 et anticipait un besoin de renouvellement de 7 100 postes, soit 6 % des effectifs, lié en grande partie aux départs en retraite dans les métiers techniques d’exploitation. Les familles de métiers du contrôle et de la maintenance, des réseaux et du traitement sont les plus concernées.
📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA Gestion et maîtrise de l'eau
C'est quoi exactement le BTSA GEMEAU ?
Le BTSA Gestion et maîtrise de l’eau est un diplôme national bac+2 du ministère de l’Agriculture, enregistré au RNCP sous la référence RNCP41382. Il forme des techniciens de l’eau qui interviennent sur les réseaux d’eau potable et d’assainissement, les stations de traitement, la gestion des eaux pluviales, les projets hydrauliques et l’irrigation agricole. La formation dure deux ans et se déroule en lycée agricole, en CFA ou en MFR. Un nouveau référentiel s’applique à partir de la rentrée 2026.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Le BTSA GEMEAU est ouvert à toutes les séries de bac. Les bacheliers technologiques STAV, STI2D et STL sont particulièrement attendus, ainsi que les bacheliers professionnels des domaines agricoles, de l’environnement et des travaux publics, pour lesquels un quota de places est réservé. Les bacheliers généraux peuvent candidater, surtout avec des enseignements scientifiques comme physique-chimie, SVT ou mathématiques. Le goût du terrain et l’intérêt pour les questions environnementales comptent autant que le dossier.
Comment candidater au BTSA GEMEAU ?
La candidature se fait via Parcoursup pour la voie scolaire et pour la plupart des CFA référencés. Le dossier comprend les bulletins de première et de terminale, une lettre de motivation et un projet professionnel. Certains établissements organisent un entretien de motivation ou des tests. En apprentissage, il faut en parallèle rechercher un employeur, car la signature du contrat conditionne l’inscription définitive.
La formation est-elle gratuite ?
Cela dépend de l’établissement. Dans un lycée agricole public, la scolarité est gratuite : seuls les droits d’inscription nationaux et la CVEC restent à payer, avec une exonération pour les boursiers. Les établissements privés sous contrat, les MFR et les écoles d’agriculture facturent des frais de scolarité variables. En apprentissage, la formation est prise en charge et l’apprenti perçoit une rémunération.
Quelle est la sélectivité du BTSA GEMEAU ?
Elle est faible dans la très grande majorité des cas. Sur les 26 formations référencées sur Parcoursup en 2025, les taux d’accès mesurés par Thotis se situent le plus souvent au-delà de 75 %, avec par exemple 82 % au lycée agricole de Seyssuel, 83 % au lycée agricole Marie Durand de Rodilhan et 77 % au LEGTA d’Albi Fonlabour. C’est une spécialité peu connue des lycéens, ce qui laisse de vraies places disponibles. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer établissement par établissement.
Quel est le programme du BTSA GEMEAU ?
Quatre semestres, environ 30 heures de cours et de travaux pratiques par semaine. Le programme se compose de trois modules de tronc commun communs à tous les BTSA (culture socio-économique, projet personnel et professionnel, communication et langue vivante) et de cinq modules professionnels : contrôle des installations et des réseaux, pilotage d’une installation hydrotechnique, organisation d’un projet, accompagnement des agriculteurs et des collectivités, élaboration de solutions techniques. S’y ajoutent 87 heures d’enseignements d’initiative locale et 174 heures d’activités pluridisciplinaires.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Oui, les deux. En voie scolaire, la durée totale de stage est fixée de 12 à 16 semaines, dont 10 sur la période de scolarité, et ces périodes peuvent être réalisées en France ou à l’étranger. L’alternance est très répandue en BTSA : près de la moitié des apprenants de BTSA suivent leur formation en apprentissage, toutes spécialités confondues. Le contrat d’apprentissage est accessible de 16 à 29 ans révolus.
Quels métiers après le BTSA GEMEAU ?
Technicien eau et assainissement, technicien réseaux d’eau potable, conducteur ou technicien de station d’eau potable ou d’épuration, technicien hydraulique urbaine, technicien rivière ou hydraulique fluvial, technicien irrigation, conseiller en gestion de l’eau agricole, chargé de mission hydrologie, dessinateur projeteur en bureau d’études, assistant d’intervention, technico-commercial en matériels et équipements hydrauliques. Les employeurs sont les collectivités, les syndicats des eaux, les entreprises délégataires, les bureaux d’études, les industries et les chambres d’agriculture.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le BTSA est d’abord un diplôme d’insertion, mais la poursuite d’études est fréquente. Les voies les plus courantes sont la licence professionnelle en un an, le nouveau bachelor agro dont les premières classes ouvrent en 2026, l’entrée en deuxième ou troisième année de BUT, la licence générale, et la prépa ATS qui ouvre les portes des écoles d’ingénieurs spécialisées sur l’eau. Un certificat de spécialisation permet aussi de se spécialiser en moins d’un an.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.
BTSA GEMEAU VS BTS Métiers de l'eau VS BTSA Gestion et protection de la nature
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les métiers de l'eau et de l'environnement
| Cette formation BTSA GEMEAU Ministère de l'Agriculture, hydraulique et réseaux | BTS Métiers de l'eau Éducation nationale, procédés et traitement | BTSA Gestion et protection de la nature Ministère de l'Agriculture, milieux naturels | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +2)Lycée agricole, CFA ou MFR |
2 ans (bac +2)Lycée ou CFA |
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA |
| Alternance | Oui, très répanduePossible dès la 1re année |
OuiSelon les établissements |
Oui, plus rareSelon les établissements |
| Admission | ParcoursupBac général, STAV, STI2D, STLQuota de places pour les bacs pro |
ParcoursupBac général, STL, STI2D, bacs pro |
ParcoursupBac général, STAV, bacs pro |
| Matières clés |
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- Hydraulique en charge et à surface libre
- Traitement et qualité des eaux
- Topographie, SIG et CAO/DAO
- Électrotechnique et maintenance
- Procédés de traitement de l'eau
- Chimie et microbiologie
- Automatismes et électrotechnique
- Écologie et inventaires naturalistes
- Gestion des milieux et génie écologique
- Animation et médiation nature
Comment intégrer le BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. En 2025, Thotis a référencé 26 BTSA GEMEAU sur la plateforme, présents dans presque toutes les régions ainsi qu’à La Réunion. L’offre est portée par des lycées agricoles publics, des établissements privés sous contrat, des MFR et des CFA. Il n’existe pas de version universitaire de ce diplôme.
Le BTSA GEMEAU est ouvert à toutes les séries de bac. Les bacheliers technologiques STAV, STI2D et STL constituent un profil naturel. Les bacheliers professionnels des domaines agricoles et environnementaux sont également très présents : gestion des pollutions et protection de l’environnement, procédés de la chimie, de l’eau et des papiers-cartons, travaux publics, agroéquipement, aménagements paysagers. Les bacheliers généraux peuvent candidater, en particulier avec des spécialités scientifiques comme physique-chimie, SVT, mathématiques ou sciences de l’ingénieur.
Un point important à connaître : les dossiers des bacheliers professionnels agricoles font l’objet d’un examen prioritaire et un quota de places leur est réservé. Par ailleurs, un avis favorable de poursuite d’études sur la fiche Avenir garantit d’être classé par la commission d’examen des vœux. Concrètement, si tu viens d’un bac pro ou d’un bac techno STAV, tes chances d’admission sont structurellement renforcées.
Les établissements mentionnent régulièrement les mêmes attendus : goût des sciences appliquées et aisance en mathématiques et physique-chimie, capacité à travailler en extérieur et sur le terrain, rigueur et sens de la sécurité, intérêt pour les enjeux environnementaux et réglementaires, aptitude au travail en équipe et à la relation avec des interlocuteurs variés comme des élus, des usagers ou des agriculteurs. Un projet professionnel cohérent, même en construction, reste le meilleur atout du dossier.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~70 % | ||
| Bac technologique | ~85 % | ||
| Bac professionnel | ~80 % |
🔄 Intégrer le BTSA GEMEAU en cours de cursus
L’entrée directe en deuxième année reste rare et se traite au cas par cas avec l’établissement. En revanche, plusieurs voies existent hors Parcoursup : la formation professionnelle continue est accessible après deux années d’activité professionnelle à temps plein, la validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir le diplôme par expérience, et la candidature individuelle est possible pour passer les épreuves en candidat libre. Le diplôme peut aussi être acquis par capitalisation de blocs de compétences : la réussite d’un bloc donne lieu à une attestation de capacité qui dispense de l’épreuve correspondante.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection repose d’abord sur le dossier : notes de première et de terminale, lettre de motivation, projet de formation motivé et fiche Avenir. Certains établissements ajoutent un entretien de motivation ou des tests, notamment les établissements privés et les CFA.
Sur le plan scientifique et technique, les équipes cherchent des candidats capables de suivre un enseignement d’hydraulique, de chimie de l’eau et d’électrotechnique. Un niveau correct en mathématiques et en physique-chimie est un vrai discriminant, car le dimensionnement de réseaux et les calculs de débits occupent une place importante dans le programme.
Sur le plan humain, le jury observe la maturité du projet professionnel et la connaissance du secteur. Un candidat qui sait expliquer la différence entre eau potable et assainissement, ou qui a visité une station d’épuration, se démarque immédiatement. La capacité à travailler dehors, par tous les temps, et parfois en milieu confiné, fait partie des réalités du métier : mieux vaut l’avoir anticipée.
Sur le plan des compétences générales, la maîtrise du français écrit compte, car le technicien de l’eau rédige beaucoup : rapports, avis techniques, cahiers des charges, courriers administratifs. Un niveau opérationnel en anglais est également attendu, le référentiel visant le niveau B2 en langue vivante.
Un dernier conseil : cette spécialité reste peu demandée au regard des besoins du secteur. Les taux d’accès élevés en font une formation réellement accessible, y compris pour des dossiers moyens, à condition de montrer que le choix est réfléchi et non un vœu de repli.
Quel est le programme de la formation BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
La formation se déroule sur quatre semestres, avec un rythme d’environ 30 heures de cours, de travaux dirigés et de travaux pratiques par semaine. Le nouveau référentiel applicable à la rentrée 2026 structure les enseignements en huit modules, chacun rattaché à un bloc de compétences et à une épreuve d’examen. Trois modules relèvent du tronc commun à tous les BTSA : culture socio-économique et questions de société, construction du projet personnel et professionnel, communication et langue vivante avec un niveau B2 visé. Cinq modules sont strictement professionnels et couvrent le contrôle des installations et des réseaux hydrauliques, le pilotage d’une installation hydrotechnique, l’organisation et le suivi d’un projet, l’accompagnement des agriculteurs et des collectivités dans leur gestion de l’eau, et l’élaboration de solutions techniques pour un projet d’aménagement hydraulique.
À ces modules s’ajoutent 87 heures d’enseignements d’initiative locale, construits par chaque établissement en fonction du contexte de son territoire, et 174 heures d’activités pluridisciplinaires qui font travailler plusieurs disciplines sur une même problématique, par exemple l’autonomie en eau d’une exploitation agricole ou la sectorisation d’un réseau d’eau potable. La durée totale de stage est fixée de 12 à 16 semaines, dont 10 sur la période de scolarité, et le fractionnement sur les quatre semestres est possible. Un voyage d’étude en France ou à l’étranger peut être organisé au cours du cycle.
L’évaluation combine des épreuves ponctuelles terminales et du contrôle certificatif en cours de formation, selon l’habilitation de l’établissement. Les établissements habilités peuvent aussi fonctionner en semestrialisation, avec une certification intégralement en cours de formation et la possibilité d’une mobilité académique d’un semestre en France ou à l’étranger. La formation prépare enfin à des habilitations très recherchées sur le marché du travail : habilitations électriques, autorisation d’intervention à proximité des réseaux et, dans plusieurs établissements, le certificat d’aptitude au travail en espace confiné.
- Sciences économiques, sociales et de gestion
- Français et argumentation
- Éducation socioculturelle
- Bases juridiques et droit du travail
- Éducation physique et sportive
- Accompagnement au projet personnel et professionnel
- Méthodologie de projet
- Enseignements d'initiative locale (87 h)
- Culture informationnelle et documentation
- Langue vivante étrangère (niveau B2 attendu)
- Techniques de communication professionnelle
- Réglementation de l'eau et de l'assainissement
- Métrologie, mesures et dimensions
- Technologie des équipements
- Génie civil et normes techniques
- Assainissement non collectif
- Hydraulique en charge
- Analyses physico-chimiques et microbiologiques de l'eau
- Électrotechnique et fonctionnement des moteurs
- Méthodologie de la maintenance préventive et corrective
- Automatismes et télégestion
- Méthodes et outils de planification
- Logiciels professionnels et interfaces de suivi (GMAO)
- Santé et sécurité au travail
- Communication professionnelle et management
- Ressource en eau à l'échelle du bassin versant
- Hydraulique à surface libre et hydraulique agricole
- Agronomie et transition agroécologique
- Irrigation, REUT et gestion des eaux pluviales
- Dispositifs de financement et démarches administratives
- Géomatique, SIG et topographie
- Modélisation hydraulique
- CAO et DAO
- Chiffrage, marchés publics et contrats
- Acteurs et politiques publiques de l'eau
L'alternance est-elle possible en BTSA GEMEAU ?
Oui, et c’est même une caractéristique forte du diplôme. L’apprentissage figure explicitement parmi les voies d’accès à la certification, aux côtés de la voie scolaire, de la formation continue, du contrat de professionnalisation et de la validation des acquis de l’expérience. Toutes spécialités confondues, près de la moitié des apprenants de BTSA suivent leur formation en apprentissage.
Plusieurs établissements de l’annuaire Thotis proposent le BTSA GEMEAU en apprentissage, souvent via un CFA rattaché à un lycée agricole ou via une MFR. Le contrat d’apprentissage est ouvert de 16 à 29 ans révolus, sans condition d’âge pour les personnes en situation de handicap. Le rythme d’alternance varie selon les centres, généralement par semaines alternées entre le centre de formation et l’entreprise.
Quels employeurs recrutent des alternants ?
Le vivier est large et géographiquement bien réparti, ce qui facilite la recherche de contrat : collectivités territoriales et intercommunalités, qui exercent les compétences eau, assainissement et gestion des milieux aquatiques depuis 2020, syndicats des eaux, entreprises délégataires de la distribution et de l’assainissement, entreprises de canalisation, bureaux d’études et prestataires d’ingénierie, industries utilisatrices d’eau, chambres d’agriculture et organismes de conseil technique. En 2021, la France comptait 25 651 services publics d’eau et d’assainissement, dont 10 745 pour l’eau potable.
Comment candidater en alternance ?
Pour les CFA référencés sur Parcoursup, la candidature passe par la plateforme. Certains centres acceptent aussi les candidatures directes, parfois jusqu’en septembre. Dans tous les cas, l’inscription définitive n’est validée qu’après la signature du contrat avec une entreprise d’accueil : la recherche d’employeur doit donc démarrer tôt, dès le début de l’année civile. Un CV soigné et une candidature ciblée sur les syndicats des eaux et les collectivités de ton bassin de vie font une vraie différence.
Alternance ou voie scolaire : quelle différence concrète ?
En voie scolaire, la formation intègre de 12 à 16 semaines de stage, dont 10 sur la période de scolarité, réalisables en France ou à l’étranger. En apprentissage, ces périodes sont remplacées par un contrat de travail : l’apprenti est salarié, cotise et perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat. Sur un secteur où le renouvellement des effectifs est un enjeu identifié, un diplômé passé par l’apprentissage arrive sur le marché du travail avec une expérience déjà structurée et souvent une proposition d’embauche de son entreprise d’accueil.
Quelles poursuites d'études après le BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
Le BTSA GEMEAU est d’abord conçu pour une insertion professionnelle directe, et le secteur recrute. La poursuite d’études reste néanmoins fréquente et bien balisée : le diplôme valide 120 crédits ECTS, ce qui facilite l’accès aux formations de niveau bac+3.
La licence professionnelle est la voie la plus courante. Plusieurs mentions sont directement dans la continuité du BTSA : métiers de l’eau, gestion des ressources en eau, électrohydraulique, gestion des bassins versants, qualité des eaux, protection de l’environnement, aménagement du territoire. Elle se prépare en un an, souvent en alternance.
Le bachelor agro constitue une nouveauté à connaître : ce diplôme de niveau bac+3 reconnu par l’État ouvre ses premières classes en 2026 dans l’enseignement agricole, avec un positionnement sur le conseil et la gestion des systèmes agricoles et agroalimentaires.
L’entrée en deuxième ou troisième année de BUT est possible sur dossier, hors Parcoursup, avec un nombre de places limité. Les mentions les plus cohérentes sont le BUT Génie civil et construction durable et le BUT Génie biologique.
La licence générale en L3 reste accessible, notamment en génie civil, en biologie, en sciences de la Terre ou en géographie et aménagement. La remise à niveau théorique y est plus exigeante qu’en licence professionnelle, le BTSA étant une formation très appliquée.
Pour un parcours long, la prépa ATS en un an est la voie privilégiée vers les écoles d’ingénieurs, en particulier celles spécialisées sur l’eau et l’environnement. Enfin, le certificat de spécialisation du ministère de l’Agriculture permet d’ajouter une compétence ciblée en moins d’un an, souvent en apprentissage.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Licence professionnelle
|
1 an (bac +3)
Métiers de l'eau, gestion des ressources, électrohydraulique
|
Dossier
Notes de BTSA, rapport de stage, projet professionnel
|
Faible à modérée |
|
Bachelor agro
|
1 an (bac +3)
Nouveau diplôme de l'enseignement agricole, premières classes en 2026
|
Dossier
Entrée directe en 3e année pour les titulaires d'un BTSA
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Variable |
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BUT en 2e ou 3e année
|
1 à 2 ans (bac +3)
Génie civil et construction durable, génie biologique
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Dossier, hors Parcoursup
Places limitées, candidature directe auprès de l'IUT
|
Modérée à élevée |
|
Licence générale (L3)
|
1 an (bac +3)
Génie civil, biologie, sciences de la Terre, géographie
|
Dossier
Validation d'acquis, remise à niveau théorique souvent exigeante
|
Modérée |
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Prépa ATS puis école d'ingénieurs
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1 an + 3 ans (bac +5)
Voie privilégiée vers les écoles spécialisées sur l'eau
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Dossier puis concours
Niveau scientifique solide indispensable
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Élevée |
|
Certificat de spécialisation (CS)
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Moins d'un an
Spécialisation courte du ministère de l'Agriculture
|
Dossier
Souvent en apprentissage ou en formation continue
|
Faible à modérée |
Quels sont les débouchés après un BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
Le secteur de l’eau offre un très grand nombre d’emplois salariés, sur l’ensemble du territoire. Les diplômés travaillent dans les collectivités territoriales et les intercommunalités, les syndicats des eaux, les entreprises délégataires de production et de distribution d’eau et d’assainissement, les entreprises de canalisation, les bureaux d’études et prestataires d’ingénierie, les industries utilisatrices d’eau, les chambres d’agriculture et les services de l’État. Dans la fonction publique territoriale, l’emploi de technicien se situe en catégorie B, filière technique.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent la gestion de l’eau, l’environnement, l’agriculture & agroalimentaire et l’urbanisme, quatre domaines dans lesquels le profil GEMEAU est reconnu par les recruteurs.
Parmi les postes accessibles à la sortie du diplôme, le référentiel cite notamment : conducteur de station, technicien hydraulique urbaine, technicien eau et assainissement, technicien rivière ou hydraulique fluvial, assistant d’intervention, conseiller en gestion de l’eau, chargé de mission hydrologie et technico-commercial. On retrouve aussi les métiers de technicien de station d’épuration, technicien distribution en eau potable, technicien d’inspection de réseau d’assainissement, technicien de maintenance de systèmes d’irrigation, gestionnaire de réseaux d’eau, hydraulicien en agriculture, technicien chargé de la police des eaux, dessinateur projeteur en bureau d’études et projeteur voirie et réseaux divers. Avec l’expérience, l’évolution se fait vers des postes de responsable d’unité, de chef de service ou de responsable d’exploitation, et par concours dans la fonction publique. Certains diplômés rejoignent également le suivi de chantiers, aux côtés des conducteurs de travaux.
Quels salaires peut-on espérer après un BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
Les rémunérations restent modérées en début de carrière mais très stables, avec des grilles encadrées. La convention collective des entreprises des services d’eau et d’assainissement fixe des minima annuels bruts qui démarraient à environ 22 900 € au 1er janvier 2025 et montaient jusqu’à 65 200 € pour les postes les plus qualifiés. Trois facteurs pèsent fortement sur le salaire : l’employeur, avec un différentiel entre collectivité et secteur privé, le type de poste, avec un avantage aux postes de bureau d’études et de conduite d’installation, et les astreintes, fréquentes dans l’exploitation et souvent rémunérées en complément. Un diplômé de BTSA ou de BUT accède plus vite que les niveaux bac aux postes de technicien confirmé et de conducteur de station.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Technicien eau et assainissement |
1 850 - 2 100 € brut/mois | 2 300 - 2 800 € brut/mois |
Technicien ou conducteur de station |
1 800 - 2 100 € brut/mois | 2 200 - 2 700 € brut/mois |
Dessinateur projeteur en hydraulique |
1 900 - 2 300 € brut/mois | 2 400 - 3 000 € brut/mois |
Technicien irrigation ou conseiller en gestion de l'eau agricole |
1 850 - 2 200 € brut/mois | 2 300 - 2 800 € brut/mois |
Technicien rivière ou chargé de mission hydrologie |
1 800 - 2 000 € brut/mois | 2 100 - 2 600 € brut/mois |
|
72 %
des diplômés de BTSA sont en emploi salarié
12 mois après leur sortie de formation · niveau national, toutes spécialités confondues |
||
Quels établissements proposent un BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
Chaque établissement est autonome sur son enseignement d’initiative locale, ses partenariats professionnels, ses modalités d’alternance et son niveau de sélectivité. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, équipements techniques, conditions d’apprentissage.
Quelles sont les alternatives au BTSA Gestion et maîtrise de l'eau ?
Le BTSA GEMEAU n’est pas la seule voie vers les métiers de l’eau. Si le traitement et les procédés t’attirent davantage que l’hydraulique et les réseaux, regarde du côté du BTS Métiers de l’eau. Si c’est le chantier et les infrastructures qui te motivent, le BTS Travaux publics et le BTS Métiers du géomètre-topographe et de la modélisation numérique sont des pistes sérieuses. Pour un bac+3 dès le départ, le BUT Génie civil et construction durable et le BUT Génie biologique ouvrent aussi sur la gestion de l’eau. Compare toutes les formations du secteur Gestion de l’eau !
