BTSA GDEA

Le BTSA Génie des équipements agricoles (GDEA) : matières, débouchés…

Le BTSA Génie des équipements agricoles (GDEA) est un diplôme national de bac+2 (niveau 5), délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et enregistré au RNCP. Il forme des spécialistes des agroéquipements : tracteurs, machines de récolte, matériels d’élevage, robots, outils connectés et systèmes de guidage.

Contrairement à ce que son nom laisse imaginer, ce n’est pas une formation de mécanique pure. Le diplômé intervient sur quatre terrains : l’appui technique et le diagnostic, l’organisation du travail, la commercialisation et le conseil en agroéquipement. Il mobilise des compétences en mécanique, robotique, numérique, capteurs, énergie et agroécologie.

Le référentiel a été entièrement rénové : la nouvelle spécialité entre en vigueur à la rentrée 2025 (première session d’examen en 2027) et s’organise en 8 blocs de compétences. La filière agroéquipement représente 185 000 emplois en France et 520 entreprises industrielles, avec des effectifs industriels qui progressent de plus de 2 % par an depuis 2018. Le BTSA GDEA reste une formation confidentielle : 13 établissements seulement le proposent sur Parcoursup.

📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA Génie des équipements agricoles

C'est quoi exactement le BTSA Génie des équipements agricoles ?

Le BTSA GDEA est un diplôme national bac+2 délivré par le ministère de l’Agriculture. Il forme des techniciens supérieurs spécialisés dans les agroéquipements : tracteurs, machines de récolte, matériels d’élevage, robots agricoles, outils de guidage et systèmes connectés. La formation combine mécanique, hydraulique, électronique embarquée, robotique, numérique et agroécologie, avec une dimension conseil et commercialisation très présente. Le référentiel rénové entre en vigueur à la rentrée 2025.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Le profil le plus représenté est le bac technologique, en particulier STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) et STI2D. Les bacheliers professionnels sont également très nombreux, notamment ceux issus du bac pro agroéquipement ou maintenance des matériels. Les bacheliers généraux peuvent candidater avec un bon niveau en mathématiques et en physique-chimie, mais ils restent minoritaires. Dans tous les cas, un intérêt réel pour les machines et le monde agricole fait la différence.

Comment candidater au BTSA GDEA ?

La candidature passe par Parcoursup pour les néobacheliers. Certains établissements acceptent aussi des candidatures spontanées, notamment pour la voie de l’apprentissage. Le dossier comprend les relevés de notes, le projet de formation motivé et la fiche Avenir. Selon les établissements, un entretien ou des tests peuvent compléter l’examen du dossier.

La formation est-elle gratuite ?

Dans un établissement public ou privé sous contrat en statut scolaire, les frais restent proches des droits d’inscription de l’enseignement supérieur agricole, auxquels s’ajoute la CVEC. En apprentissage, la formation est entièrement prise en charge par l’OPCO de l’entreprise et l’apprenti perçoit un salaire. Les montants varient selon l’établissement et le statut, il faut donc vérifier directement auprès de chaque lycée agricole.

Quelle est la sélectivité du BTSA GDEA ?

La formation est globalement accessible, mais avec des écarts nets. En 2025, l’Institut Saint Eloi de Bapaume affichait un taux d’accès de 84 % (126 candidats pour 40 places), le lycée Le Chesnoy environ 77 % et Vesoul Agrocampus 80 %, tandis que le lycée agricole de La Motte-Servolex descendait à 65 %. Avec seulement 13 établissements en France, la contrainte principale est souvent géographique plus que scolaire. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer les niveaux de sélectivité.

Quel est le programme du BTSA GDEA ?

Le référentiel rénové s’organise en 8 blocs de compétences répartis sur 4 semestres. Trois blocs relèvent du tronc commun (enjeux de société, projet personnel et professionnel, communication) et cinq blocs sont professionnels : appui technique, organisation du travail en agroéquipement, commercialisation, démonstration et formation, conseil en agroéquipement. Les enseignements couvrent la mécanique, l’hydraulique, l’électronique embarquée, les automatismes, la robotique, l’agronomie, la gestion et les techniques commerciales.

Le BTSA GDEA se fait-il en alternance ?

Oui, et c’est même très fréquent dans cette spécialité. L’apprentissage est ouvert dès la première année dans plusieurs établissements, avec un rythme typique de l’ordre de 39 semaines en centre et 65 semaines en entreprise sur les deux ans. Les concessions de matériel agricole, les entreprises de travaux agricoles et les constructeurs recrutent régulièrement des apprentis. Il faut avoir signé un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation avant la rentrée.

Quels métiers après le BTSA GDEA ?

Les intitulés relevés par le référentiel sont nombreux : technico-commercial, inspecteur commercial, inspecteur technique, responsable produits junior, démonstrateur client, responsable service pièces détachées, chef d’atelier, dessinateur-concepteur, chargé de programme en recherche, chargé de développement nouvelles technologies, conseiller en agroéquipement, technicien spécialisé et technicien mécanique. Le secteur de la maintenance des matériels agricoles et d’espaces verts recrute fortement.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Les diplômés qui continuent visent surtout des formations bac+3 : licence professionnelle en maintenance et technologie des agroéquipements ou en gestion des entreprises de l’agroéquipement, certificat de spécialisation technico-commercial, entrée en 2e ou 3e année de BUT Génie biologique, de BUT GMP ou de BUT GIM. Une classe préparatoire ATS permet aussi de tenter une école d’ingénieurs.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.

BTSA GDEA VS BTS TSMA VS BTSA ACSE

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans l'agroéquipement

Cette formation BTSA GDEA Génie des équipements agricoles BTS TSMA Techniques et services en matériels agricoles BTSA ACSE Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · 13 établissements
2 ans (bac +2)Lycée · ministère de l'Éducation
2 ans (bac +2)Lycée agricole · temps plein
Alternance
Oui, très répandueApprentissage possible dès la 1re année
Oui, majoritaireApprentissage dès la 1re année
Oui, possibleSelon les établissements
Admission
ParcoursupBac STAV, STI2D, bac pro agroéquipementTaux d'accès souvent supérieur à 75 %
ParcoursupBac pro maintenance des matériels, STI2D
ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général
Matières clés
  • Mécanique et hydraulique
  • Électronique embarquée, automatismes
  • Conseil et commercialisation
  • Maintenance et diagnostic
  • Gestion d'atelier et SAV
  • Agronomie et zootechnie
  • Gestion de l'entreprise agricole
Cette formation BTSA GDEA Génie des équipements agricoles
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · 13 établissements
Alternance
Oui, très répandueApprentissage possible dès la 1re année
Admission
ParcoursupBac STAV, STI2D, bac pro agroéquipement
Matières clés
  • Mécanique et hydraulique
  • Électronique embarquée, automatismes
  • Conseil et commercialisation
BTS TSMA Techniques et services en matériels agricoles
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, majoritaireApprentissage dès la 1re année
Admission
ParcoursupBac pro maintenance des matériels, STI2D
Matières clés
  • Maintenance et diagnostic
  • Gestion d'atelier et SAV
BTSA ACSE Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, possibleSelon les établissements
Admission
ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général
Matières clés
  • Agronomie et zootechnie
  • Gestion de l'entreprise agricole

Comment intégrer le BTSA Génie des équipements agricoles ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup. Le BTSA GDEA est proposé dans des lycées agricoles publics, privés sous contrat, MFR et CFA, en statut scolaire ou en apprentissage. Certains établissements acceptent également les candidatures spontanées, notamment pour la voie de l’apprentissage.

Pour entrer en formation, il faut être titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme de niveau 4 (brevet de technicien, DAEU, autre certification équivalente). En formation professionnelle continue, il est aussi possible de se présenter après deux années d’activité professionnelle à temps plein.

Trois profils dominent le recrutement. Les bacheliers STAV arrivent avec une culture du monde agricole déjà constituée. Les bacheliers STI2D apportent des bases solides en technologie et en systèmes. Les bacheliers professionnels issus des filières agroéquipement, maintenance des matériels ou conduite et gestion de l’entreprise agricole sont particulièrement adaptés, d’autant que la réglementation impose en BTS un nombre de places priorisé pour les bacheliers professionnels. Les bacheliers généraux peuvent candidater, mais ils doivent démontrer un bon niveau scientifique et une motivation étayée.

Les établissements attendent des candidats qui s’intéressent aux matériels agricoles sur le plan technique, technologique et économique, qui sont curieux des nouvelles technologies (robotique, automatismes, systèmes d’information géographique) et qui se sentent concernés par l’agroécologie et l’adaptation de l’agriculture au changement climatique. Des compétences manuelles sont utiles, mais l’organisation, l’autonomie et la capacité à travailler en équipe comptent tout autant.

Type de bac Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Bac général
~10 %
~6 %
~65 %
Bac technologique
~45 %
~52 %
~85 %
Bac professionnel
~40 %
~34 %
~80 %
Ces chiffres sont des estimations nationales calculées sur l'ensemble des BTSA Génie des équipements agricoles présents sur Parcoursup, soit 13 établissements seulement. Deux mécanismes expliquent le déséquilibre : le bac STAV et le bac STI2D correspondent très directement aux attendus de la formation, et la loi impose en BTS un nombre de places priorisé pour les bacheliers professionnels, notamment ceux issus du bac pro agroéquipement ou maintenance des matériels. Le bac général reste accepté, mais il est minoritaire et suppose un dossier scientifique solide accompagné d'un projet cohérent. Les écarts entre établissements sont importants : l'Institut Saint Eloi de Bapaume affichait 84 % de taux d'accès en 2025 pour 126 candidats et 40 places (56 % d'admis issus d'un bac techno, 31 % d'un bac pro, 6 % d'un bac général), quand le lycée agricole de La Motte-Servolex descendait à 65 %. Consulte l'annuaire Thotis pour comparer établissement par établissement.

🔄 Intégrer le BTSA GDEA en cours de cursus
Des entrées en 2e année restent exceptionnelles et se traitent au cas par cas, directement avec l’établissement. Elles concernent surtout des étudiants réorientés depuis un BTS proche (maintenance des matériels, BTS TSMA) ou des candidats en formation continue disposant d’une expérience professionnelle dans le secteur. La validation des acquis de l’expérience est également ouverte pour ce diplôme.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection repose d’abord sur le dossier. Certains établissements y ajoutent un entretien ou des tests, d’autres se limitent à l’examen des pièces transmises.

Les commissions d’examen des vœux pondèrent généralement leurs critères de manière équilibrée. À l’Institut Saint Eloi de Bapaume, par exemple, cinq critères pèsent chacun 20 % : les résultats scolaires, les méthodes de travail, le savoir-être, la motivation et l’engagement ou les activités du candidat. Autrement dit, les notes ne suffisent pas à décider et un dossier moyen mais cohérent peut passer devant un bon dossier sans projet clair.

Sur le plan scolaire, les matières regardées en priorité sont les mathématiques, la physique-chimie et les enseignements techniques ou professionnels. Le programme comporte une part réelle de calcul, de mécanique appliquée et de raisonnement sur les systèmes, et c’est souvent là que les étudiants venus d’un bac pro rencontrent leurs premières difficultés.

Sur le plan de la motivation, les jurys cherchent des preuves concrètes plutôt que des déclarations générales. Un stage en concession, une expérience dans une exploitation familiale, des réparations de matériel menées à son compte, une visite de salon professionnel ou un intérêt documenté pour l’agriculture de précision valent bien plus qu’une phrase sur la passion des tracteurs.

Sur le plan relationnel, il ne faut pas sous-estimer la dimension communication du diplôme. Deux blocs de compétences sur huit portent explicitement sur la vente, la démonstration et la formation. Un candidat capable d’expliquer clairement un raisonnement technique à l’oral coche une case importante, car c’est exactement ce qui sera évalué en épreuve terminale.

Quel est le programme de la formation BTSA GDEA ?

Le référentiel rénové, en vigueur depuis la rentrée 2025, structure la formation en huit blocs de compétences répartis sur quatre semestres. Trois blocs constituent le tronc commun de tous les BTSA : s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, construire son projet personnel et professionnel, communiquer dans des situations et des contextes variés. Ils regroupent les sciences économiques, sociales et juridiques, l’expression française, la documentation, la langue vivante et l’éducation physique et sportive. Les cinq blocs professionnels forment le cœur de la spécialité. Le premier porte sur l’appui technique, avec la mécanique, la motorisation, l’hydraulique, les transmissions, l’électricité, l’électronique embarquée, les mathématiques et la physique appliquée : il s’agit de mettre un équipement en condition opérationnelle, de poser un diagnostic et de rétablir ses fonctionnalités. Le deuxième porte sur l’organisation du travail dans un contexte de transition, entre planification de chantier, management d’équipe, démarches qualité sécurité environnement, robotique et agronomie. Le troisième porte sur la commercialisation, avec les techniques de vente, la négociation technico-commerciale, la gestion d’un portefeuille clients, la valorisation des données numériques agricoles et l’anglais professionnel. Le quatrième porte sur la démonstration et la formation : présenter un matériel en situation, conduire une action de formation, en évaluer les effets. Le cinquième porte sur le conseil en agroéquipement, du diagnostic systémique d’une exploitation à la recommandation d’évolution du système de production dans une perspective de durabilité. L’examen comporte huit épreuves obligatoires, évaluées en contrôle certificatif en cours de formation, en épreuves terminales ou en combinaison des deux selon les établissements, avec une nette dominante d’oraux.

Compétence Matières enseignées Progression
TRONC COMMUN ET COMMUNICATION
  • Sciences économiques, sociales et juridiques
  • Expression française et documentation
  • Langue vivante
  • Éducation physique et sportive
  • Accompagnement au projet personnel et professionnel
BTSA1 · S1-S2 Se situer dans les enjeux de société, construire son projet et travailler ses techniques d'expression BTSA2 · S3-S4 Argumenter un point de vue, communiquer en langue étrangère et préparer son insertion professionnelle
APPUI TECHNIQUE ET DIAGNOSTIC
  • Mécanique et motorisation
  • Hydraulique et transmissions
  • Électricité, électronique embarquée
  • Mathématiques et physique appliquée
  • Traitement de données, informatique
BTSA1 · S1-S2 Comprendre le fonctionnement d'un équipement et le mettre en condition opérationnelle BTSA2 · S3-S4 Réaliser un diagnostic de dysfonctionnement et rétablir les fonctionnalités de la machine
ORGANISATION DU TRAVAIL ET QSE
  • Organisation de chantier et planification
  • Management d'équipe
  • Qualité, sécurité, environnement
  • Robotique et automatismes
  • Agronomie et agroécologie
BTSA1 · S1-S2 Planifier des activités et découvrir les démarches qualité et sécurité BTSA2 · S3-S4 Encadrer un collectif et adapter l'organisation à des équipements robotisés ou automatisés
COMMERCIALISATION DES AGROÉQUIPEMENTS
  • Techniques de vente et négociation
  • Gestion d'un portefeuille clients
  • Veille commerciale
  • Données numériques agricoles
  • Anglais professionnel
BTSA1 · S1-S2 Construire un argumentaire technique et découvrir la relation client en concession BTSA2 · S3-S4 Mener une négociation technico-commerciale et proposer une offre de services associée
DÉMONSTRATION ET FORMATION
  • Mise en main de matériel
  • Techniques d'animation et pédagogie
  • Prise de parole et communication orale
BTSA1 · S1-S2 Préparer et présenter un équipement en situation réelle BTSA2 · S3-S4 Conduire une formation en agroéquipement puis en évaluer les effets
CONSEIL ET TRANSITIONS
  • Diagnostic systémique d'exploitation
  • Économie et gestion de l'agroéquipement
  • Durabilité et changement climatique
  • Essais et références technico-économiques
BTSA1 · S1-S2 Analyser une demande d'évolution et situer les enjeux de transition d'une exploitation BTSA2 · S3-S4 Formuler un conseil d'évolution du système de production et évaluer sa durabilité

L'alternance est-elle possible en BTSA GDEA ?

Oui, et c’est l’une des voies les plus naturelles pour ce diplôme. Le référentiel prévoit explicitement l’accès en contrat d’apprentissage et en contrat de professionnalisation, au même titre que le statut scolaire.

Contrairement à beaucoup de formations où l’alternance n’ouvre qu’en deuxième année, plusieurs établissements proposent le BTSA GDEA en apprentissage dès la première année. Sur les 13 établissements référencés, certains fonctionnent exclusivement en apprentissage, d’autres proposent les deux statuts, d’autres uniquement le statut scolaire. Le rythme annoncé par les centres tourne autour de 39 semaines en centre de formation et 65 semaines en entreprise sur les deux ans, congés payés inclus.

Quels employeurs recrutent des apprentis ?

Trois familles d’entreprises dominent. Les concessionnaires de matériel agricole, qui assurent la vente, l’entretien et la maintenance des machines neuves et d’occasion, constituent le premier débouché. Les entreprises de travaux agricoles et les coopératives recrutent pour la conduite, l’organisation de chantier et la maintenance. Les fabricants et importateurs, soit environ 520 entreprises en France dont une majorité de très petites structures, ouvrent des postes en essais, en démonstration et en support technique.

Comment candidater en alternance ?

Le passage par Parcoursup reste la règle pour les néobacheliers, mais la recherche d’employeur se mène en parallèle et de façon autonome. Contacter des concessions autour de chez soi, se présenter directement, mettre en avant ses stages et ses expériences pratiques fonctionne mieux que l’envoi massif de candidatures. L’entreprise et le centre de formation doivent tous les deux valider le projet avant la signature du contrat.

Alternance ou statut scolaire : quelle différence concrète ?

En statut scolaire, la formation inclut des périodes de stage obligatoires en entreprise. En apprentissage, l’étudiant est salarié : il perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, il cotise, et ses frais de formation sont pris en charge. Dans un secteur où les recruteurs valorisent fortement la pratique du matériel réel, l’apprentissage constitue un avantage net à la sortie. Le revers est un rythme exigeant et une moindre disponibilité pour approfondir les matières scientifiques.

Quelles poursuites d'études après le BTSA GDEA ?

Le BTSA GDEA est d’abord un diplôme d’insertion : le secteur recrute et une majorité de diplômés entre directement dans la vie active. Ceux qui poursuivent visent en priorité un niveau bac+3, la licence professionnelle et le BUT étant les voies les plus adaptées.

La licence professionnelle est la suite la plus cohérente. Plusieurs mentions ciblent directement l’agroéquipement : maintenance et technologie des agroéquipements, gestion et économie des entreprises de l’agroéquipement, ou encore des parcours commerce et vente spécialisés en agroéquipement. Elles se préparent en un an, très souvent en alternance.

Le certificat de spécialisation permet d’ajouter une corde commerciale à un profil technique, notamment le CS technico-commercial en agroéquipements et agrofournitures. C’est une année courte, orientée employabilité immédiate.

Le BUT reste accessible en 2e ou 3e année sur dossier, avec des places limitées. Les mentions les plus cohérentes sont le BUT Génie biologique en parcours agronomie, le BUT GMP pour les profils mécanique et le BUT GIM pour les profils maintenance.

Les écoles d’ingénieurs sont atteignables, mais demandent un détour. La voie classique passe par une classe préparatoire ATS d’un an, puis le concours C, vers les écoles d’agronomie, d’agroéquipement ou de mécanique. Des admissions sur titre existent aussi directement après le BTSA dans certains établissements.

Enfin, préparer un second BTSA ou BTS en un an permet de construire une double compétence, par exemple en associant la technique du GDEA à une dominante commerciale avec le BTSA Technico-commercial.

Formation Durée Admission Sélectivité
Licence professionnelle
1 an (bac +3) Maintenance et technologie des agroéquipements, gestion des entreprises de l'agroéquipement
Dossier Notes de BTSA, projet professionnel, souvent en alternance
Faible à modérée
Certificat de spécialisation (CS)
1 an Technico-commercial en agroéquipements et agrofournitures
Dossier + contrat Nécessite un employeur pour l'apprentissage
Faible à modérée
BUT en 2e ou 3e année
1 à 2 ans (bac +3) Génie biologique parcours agronomie, GMP, GIM
Dossier Places limitées, via eCandidat ou admissions parallèles
Modérée à élevée
Prépa ATS puis école d'ingénieurs
1 an de prépa + 3 ans Écoles d'agronomie, d'agroéquipement ou de mécanique
Dossier + concours Concours C ou admissions sur titre après BTSA
Élevée
Second BTSA ou BTS en 1 an
1 an (bac +2) Double compétence technique et commerciale
Dossier Directement auprès de l'établissement
Faible à modérée

Quels sont les débouchés après un BTSA GDEA ?

Le BTSA GDEA ouvre sur un marché de l’emploi tendu, au sens favorable pour les diplômés. La filière agroéquipement représente 185 000 emplois en France et le recrutement est une préoccupation constante des entreprises du secteur. La profession estimait à environ 9 660 le nombre de postes à pourvoir sur la maintenance des matériels agricoles et d’espaces verts, avec des concessionnaires qui recrutent en nombre et près de 2 700 PME aux effectifs vieillissants.

Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’agriculture & agroalimentaire, le génie mécanique, la robotique et le commerce & vente. Cette combinaison est la vraie singularité du diplôme : peu de formations bac+2 permettent de basculer d’un poste d’atelier vers un poste commercial sans changer de secteur.

Les intitulés d’emploi relevés par le référentiel auprès des entreprises du secteur sont les suivants : technico-commercial, inspecteur commercial, inspecteur technique, responsable produits junior, démonstrateur client, responsable service pièces détachées, chef d’atelier, dessinateur-concepteur, chargé de programme en recherche, chargé de développement nouvelles technologies, conseiller en agroéquipement, technicien spécialisé et technicien mécanique. S’y ajoutent les métiers de terrain identifiés par l’Onisep : technicien de maintenance des matériels agricoles ou d’espaces verts, conducteur de travaux en entreprise de travaux agricoles, formateur technique en agroéquipement, technicien prototypiste et vendeur-conseil en matériel agricole. Les trois codes ROME rattachés au diplôme résument bien cette triple orientation : supervision d’entretien et gestion de véhicules, relation technico-commerciale, conseil et assistance technique en agriculture.

Quels salaires peut-on espérer après un BTSA GDEA ?

Les rémunérations varient nettement selon la fonction occupée. Les postes techniques démarrent autour du niveau d’entrée du secteur, tandis que les postes commerciaux offrent d’emblée un niveau plus élevé, mais avec une part variable liée aux objectifs de vente. La localisation joue également : les bassins de grandes cultures et les zones à forte densité de concessions rémunèrent mieux que les territoires où l’activité est plus dispersée.

Un point à connaître avant de choisir sa voie : l’écart entre atelier et commerce se creuse avec l’expérience. Un technico-commercial confirmé peut atteindre un niveau que le technicien de maintenance n’atteindra qu’en évoluant vers un poste d’encadrement, chef d’atelier ou responsable SAV.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Technicien de maintenance des matériels agricoles
À partir de 1 900 € brut/mois 2 000 à 2 500 € brut/mois
Technico-commercial en agroéquipement
Environ 2 500 € brut/mois + primes 2 500 à 4 000 € brut/mois primes incluses
Technicien ou conseiller en agroéquipement
1 800 à 1 900 € brut/mois 2 000 à 2 400 € brut/mois

Quels établissements proposent un BTSA GDEA ?

Seuls 13 établissements proposent ce BTSA en France, répartis dans 10 régions. Chacun est autonome sur son statut (scolaire ou apprentissage), sa sélectivité et ses partenariats avec les concessions locales. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup, programme, conditions d’alternance.

Quelles sont les alternatives au BTSA GDEA ?

Le BTSA GDEA n’est pas la seule voie. Si la dimension maintenance et atelier t’attire davantage, le BTS Techniques et services en matériels agricoles est plus centré sur le SAV et la gestion d’atelier. Si c’est le commerce qui te motive, regarde le BTSA Technico-commercial. Si tu préfères conduire une exploitation, le BTSA ACSE ou le BTSA Agronomie et cultures durables correspondent mieux. Côté maintenance non agricole, le BTS Maintenance des véhicules et le BTS Maintenance des systèmes option A ouvrent sur l’industrie. Enfin, pour viser un bac+3 dès le départ, le BUT GMP et le BUT GIM sont des alternatives solides. Compare toutes les formations du secteur Agriculture & Agroalimentaire !

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :