La licence Sciences de l'éducation : matières, débouchés…
La licence Sciences de l’éducation et de la formation est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), enregistré au RNCP au niveau 6. Elle est délivrée par une trentaine d’universités, par plusieurs INSPE et par quelques établissements privés d’enseignement supérieur. Son objet : étudier l’éducation comme un fait social et scientifique, c’est-à-dire comprendre comment on apprend, comment un système éducatif se construit et comment se pense une action de formation.
C’est une formation profondément pluridisciplinaire qui croise sociologie, psychologie, histoire, philosophie, économie et sciences du langage. Elle n’est pas une formation professionnelle au sens strict : elle prépare autant à la poursuite d’études en master qu’à une première insertion dans les métiers de l’éducation, de la formation d’adultes, de l’animation et de l’intervention sociale.
Depuis 2024, cette mention remplace l’ancienne licence Sciences de l’éducation. Plusieurs parcours spécialisés existent selon les universités : préparation au professorat des écoles (PPPE), lien social, intervention socio-éducative, ingénierie de la formation ou médiation scientifique. Point de vigilance important : certaines universités n’ouvrent la mention qu’à partir de la L2 ou de la L3.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Sciences de l'éducation
C'est quoi exactement la licence Sciences de l'éducation ?
C’est une licence universitaire de trois ans (180 ECTS, niveau 6 au RNCP) qui prend l’éducation comme objet d’étude scientifique. On y analyse les situations d’apprentissage, les institutions éducatives et les dispositifs de formation à l’aide de la sociologie, de la psychologie, de l’histoire et de la philosophie. Ce n’est pas une formation pour apprendre à enseigner : c’est une formation pour comprendre l’éducation, qui sert ensuite de socle à un master ou à un concours.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Tous les baccalauréats sont acceptés et aucune spécialité n’est imposée. Les bacheliers généraux représentent environ trois quarts des candidats, les bacheliers technologiques près d’un cinquième. Le profil qui réussit associe une bonne maîtrise du français écrit, un goût réel pour la lecture d’ouvrages théoriques, de la curiosité pour les questions de société et beaucoup d’autonomie dans le travail personnel.
Comment candidater à la licence Sciences de l'éducation ?
Pour une entrée en L1, la candidature se fait exclusivement via Parcoursup. Le dossier comprend les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir et un projet de formation motivé. Il n’y a ni entretien ni épreuve écrite dans la très grande majorité des universités. Pour une entrée directe en L2 ou en L3, la candidature passe par eCandidat ou par la plateforme de l’université concernée.
Est-ce que la licence Sciences de l'éducation est gratuite ?
À l’université publique, oui pour l’essentiel : seuls les droits d’inscription nationaux s’appliquent (environ 175 à 180 € par an, avec exonération pour les boursiers), auxquels s’ajoute la CVEC (environ 105 €). Attention : la mention est aussi proposée par des établissements privés d’enseignement supérieur, dont les frais de scolarité se comptent en milliers d’euros par an. Vérifie toujours le statut de l’établissement sur sa fiche Parcoursup.
La licence Sciences de l'éducation est-elle sélective ?
C’est une formation non sélective au sens de Parcoursup, mais le nombre de places reste limité et les dossiers sont classés. Le taux d’accès varie énormément : environ 25 % à l’Université Paris 8, 38 % à l’Université Côte d’Azur, 43 % à Aix-Marseille et 59 % à l’Université d’Amiens en 2025. Les sites d’Île-de-France et des grandes métropoles sont systématiquement plus tendus. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer université par université.
Quel est le programme de la licence Sciences de l'éducation ?
Six semestres organisés autour de huit blocs de compétences définis nationalement. Au programme : sociologie de l’éducation, psychologie du développement et de l’apprentissage, histoire des systèmes éducatifs, philosophie de l’éducation, économie et politiques éducatives, méthodologie d’enquête, statistiques appliquées, anglais et méthodologie universitaire. La première année est souvent partagée avec d’autres mentions de sciences humaines, la spécialisation s’affirmant en L2 puis en L3.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
La fiche RNCP ouvre la certification au contrat d’apprentissage, au contrat de professionnalisation, à la formation continue et à la VAE. En pratique, l’alternance reste minoritaire et se concentre sur la troisième année, dans les parcours tournés vers la formation d’adultes ou l’intervention socio-éducative. Les stages, en revanche, sont très répandus : observation en école, en association, en collectivité ou en organisme de formation, avec une durée variable selon l’université et le parcours.
Peut-on devenir professeur des écoles avec cette licence ?
Pas directement. Le concours de recrutement de professeur des écoles suppose de passer par un master, le plus souvent un master M2E (ex MEEF) premier degré. La licence Sciences de l’éducation est en revanche l’une des voies d’accès les plus cohérentes à ce master, et certains parcours sont explicitement conçus pour cela, comme le parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE) ou les parcours professorat des écoles proposés par plusieurs universités.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le master reste la voie principale : master Sciences de l’éducation et de la formation, master M2E (ex MEEF) premier degré ou encadrement éducatif, master en ingénierie de la formation, en intervention sociale ou en sciences sociales. Les écoles du travail social sont également accessibles, parfois avec des allègements de parcours. Les candidatures en master passent par Mon Master. Chez les diplômés de licence générale, 83 % poursuivent leurs études l’année suivante.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université. Complète-le avec l’annuaire Thotis pour repérer les sites les plus accessibles près de chez toi.
Licence Sciences de l'éducation VS Licence Psychologie VS BUT Carrières Sociales
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans l'éducation et le social
| Cette formation Licence Sciences de l'éducation Université · pluridisciplinaire | Licence Psychologie Université · scientifique | BUT Carrières Sociales IUT · professionnalisant | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)IUT · temps plein ou alterné |
| Alternance | Possible, surtout en L3Rare et variable selon les universités |
Quasi inexistanteCursus académique |
Oui, dès la 2e annéeSelon les IUT |
| Admission | ParcoursupFormation non sélectiveTous bacs, taux minimaux techno et pro |
ParcoursupNon sélective mais très demandée |
ParcoursupFormation sélective50 % des places aux bacs techno |
| Matières clés |
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- Sociologie de l'éducation
- Psychologie de l'apprentissage
- Histoire et philosophie de l'éducation
- Méthodologie d'enquête
- Psychologie cognitive et du développement
- Neurosciences
- Statistiques
- Droit et politiques sociales
- Méthodologie de projet
- Sociologie et psychologie
Comment intégrer la licence Sciences de l'éducation ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La licence Sciences de l’éducation est une formation non sélective au sens de Parcoursup : une université ne peut pas refuser un candidat au motif de son niveau, mais elle classe les dossiers et le nombre de places reste limité. La mention est majoritairement proposée par des universités publiques, avec quelques établissements privés d’enseignement supérieur.
Tous les baccalauréats sont recevables. Les titulaires d’un bac général représentent environ trois quarts des candidats, les bacheliers technologiques près d’un cinquième et les bacheliers professionnels une petite minorité. Aucune spécialité de lycée n’est imposée : SES, HLP, HGGSP, LLCER, mathématiques ou une spécialité scientifique sont toutes acceptées.
Un point important à connaître : dans les licences non sélectives, les recteurs fixent des taux minimaux de bacheliers technologiques et professionnels à admettre. Concrètement, si tu viens d’un bac techno ou d’un bac pro, ton dossier est comparé à ceux de ta propre voie et non à l’ensemble des candidats, ce qui améliore mécaniquement tes chances relatives d’obtenir une proposition.
Les attendus mis en avant par les universités sont convergents : bonne maîtrise du français écrit et oral, intérêt pour les questions de société et d’éducation, capacité d’analyse et d’argumentation, autonomie et rigueur dans le travail personnel, niveau correct en langue vivante. Une première expérience auprès d’enfants, d’adolescents ou de publics fragiles (BAFA, animation, soutien scolaire, service civique, bénévolat associatif) valorise nettement le dossier.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Accès relatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | Plutôt tendu | ||
| Bac technologique | Quota favorable | ||
| Bac professionnel | Quota favorable |
🔄 Intégrer la licence Sciences de l’éducation en cours de cursus
Historiquement, cette mention n’existait qu’en troisième année, et plusieurs universités ne l’ouvrent encore qu’en L2 ou en L3. Les candidatures se font alors sur dossier, via eCandidat ou la plateforme de l’établissement. Profils concernés : titulaires d’un BTS du secteur social, d’un BUT Carrières Sociales, d’une L1 ou L2 de psychologie, de sociologie, de lettres ou de STAPS, ou encore d’un diplôme d’État du travail social. La VAE et la formation continue sont également ouvertes.
Comment se déroule la sélection ?
L’examen porte uniquement sur le dossier dans la très grande majorité des universités : bulletins de première et de terminale, notes du bac déjà connues, fiche Avenir et projet de formation motivé. Il n’y a ni entretien ni épreuve écrite.
Sur le plan académique, les commissions regardent en priorité les matières qui prédisent la réussite dans une licence de sciences humaines : français, philosophie, histoire-géographie, SES et langue vivante. Le niveau attendu n’est pas celui d’une prépa, mais la régularité compte davantage qu’un pic isolé. Une chute de moyenne en terminale, si elle est expliquée dans le dossier, est mieux comprise qu’un silence.
Sur le plan de la motivation, le projet de formation motivé est le vrai levier de différenciation. Les universités cherchent à vérifier que le candidat ne confond pas cette licence avec une formation d’enseignant ou d’éducateur. Montrer que l’on a compris la dimension théorique et pluridisciplinaire de la mention, et savoir dire ce que l’on veut en faire ensuite (master, concours, travail social), est le signal le plus attendu.
Sur le plan de l’expérience, tout contact concret avec des publics compte : animation en centre de loisirs, BAFA, soutien scolaire, encadrement sportif, service civique, bénévolat dans une association. Ce sont ces éléments qui, dans un dossier moyen, font la différence, parce qu’ils prouvent que le candidat sait dans quel univers professionnel il met les pieds.
Enfin, un mot sur la méthode de vœux. Compte tenu de l’écart de tension entre les sites (de 25 % à près de 60 % de taux d’accès selon les universités), il est vivement conseillé de ne pas concentrer ses vœux sur les seuls sites d’Île-de-France ou des grandes métropoles, et d’ajouter au moins une université de ville moyenne pour sécuriser son orientation.
Quel est le programme de la licence Sciences de l'éducation ?
La licence se déroule sur six semestres et 180 crédits ECTS. La première année est généralement pluridisciplinaire et parfois partagée avec d’autres mentions de sciences humaines, la spécialisation en sciences de l’éducation s’affirmant en deuxième puis en troisième année.
Le référentiel national organise la formation autour de huit blocs de compétences : utiliser les outils numériques de référence, exploiter des données à des fins d’analyse, s’exprimer à l’écrit, à l’oral et dans au moins une langue étrangère, se positionner vis-à-vis d’un champ professionnel, agir en responsabilité au sein d’une organisation, mobiliser des questionnements et des situations-problèmes à caractère éducatif, utiliser et partager des démarches et des outils éducatifs, communiquer et co-construire des savoirs de l’éducation et de la formation.
Concrètement, cela se traduit par des cours de sociologie de l’éducation, de psychologie du développement et de l’apprentissage, d’histoire des systèmes éducatifs, de philosophie de l’éducation, d’économie et de politiques éducatives, de méthodologie d’enquête et de statistiques appliquées, complétés par de l’anglais, de la méthodologie universitaire et un travail suivi sur le projet professionnel. Les évaluations combinent contrôle continu, dossiers, mises en situation et évaluations de projet, chaque université restant libre de ses modalités.
Selon le parcours choisi, des enseignements de spécialisation viennent s’ajouter : préparation au professorat des écoles, intervention socio-éducative et lien social, ingénierie de la formation et formation d’adultes, ou encore médiation scientifique.
- Sociologie de l'éducation
- Histoire des systèmes éducatifs
- Philosophie de l'éducation
- Psychologie du développement et de l'apprentissage
- Économie et politiques éducatives
- Méthodologie d'enquête
- Statistiques appliquées aux sciences sociales
- Observation de terrain et entretien
- Conduite de projet
- Expression écrite et orale
- Méthodologie universitaire
- Anglais
- Initiation à la recherche en éducation
- Connaissance des institutions éducatives
- Métiers de l'éducation, de la formation et du social
- Stage et rapport de stage
- Éthique, déontologie et responsabilité
- Handicap et accessibilité
- Outils numériques et sécurité informatique
- Recherche documentaire et veille
- Esprit critique et analyse de sources
L'alternance est-elle possible en licence Sciences de l'éducation ?
Oui sur le principe, non en pratique dans la plupart des cas. Voici ce qu’il faut savoir avant de construire son projet.
La fiche RNCP de la mention ouvre explicitement la certification au contrat d’apprentissage et au contrat de professionnalisation, ainsi qu’à la formation continue et à la validation des acquis de l’expérience. Sur le papier, l’alternance est donc possible.
Dans les faits, la licence Sciences de l’éducation reste une formation initiale à temps plein. L’alternance est minoritaire et se concentre sur la troisième année, dans les parcours tournés vers la formation d’adultes, l’ingénierie pédagogique ou l’intervention socio-éducative. Chaque université décide de l’ouvrir ou non, en fonction de ses partenariats locaux : c’est un point à vérifier établissement par établissement avant de formuler ses vœux.
Et les stages ?
Ils constituent la vraie porte d’entrée sur le terrain. La plupart des parcours prévoient un stage d’observation puis un stage de pratique accompagnée, en école, en association, en collectivité territoriale, en mission locale ou en organisme de formation. Leur durée et leur positionnement dans le cursus varient selon l’université et le parcours.
Comment candidater en alternance ?
Pour une entrée en première année, tout passe par Parcoursup et il n’existe pas de voie d’accès spécifique à l’alternance. Pour une entrée en L3 alternée, la démarche se fait directement auprès de l’université visée, en parallèle de la recherche d’un employeur : organisme de formation, service formation ou RH d’une entreprise, collectivité, association éducative. L’université et l’employeur doivent tous deux valider le projet avant la signature du contrat.
Alternance ou stage : quelle différence concrète ?
En alternance, l’étudiant est salarié : il cotise, perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et ses frais de formation sont pris en charge. En stage, il conserve son statut d’étudiant et perçoit au mieux une gratification. Dans cette filière, l’expérience de terrain est déterminante quel que soit le statut : elle est très regardée dans les dossiers de master M2E comme dans les recrutements du secteur associatif et de la formation professionnelle.
Quelles poursuites d'études après une licence Sciences de l'éducation ?
La licence Sciences de l’éducation est avant tout une porte d’entrée vers le master. Chez les diplômés de licence générale, 83 % poursuivent leurs études l’année suivante (promotion 2022, données MESR-Sies issues d’InserSup). Dans cette mention, la poursuite d’études est même le scénario normal : la plupart des métiers visés par les étudiants exigent un diplôme de niveau bac+5, un concours ou un diplôme d’État spécifique.
Le master universitaire est la voie principale. Les mentions les plus cohérentes sont le master Sciences de l’éducation et de la formation, le master M2E (ex MEEF) premier degré pour préparer le concours de professeur des écoles, le master M2E encadrement éducatif pour devenir conseiller principal d’éducation, et le master MEEF mention Pratiques et ingénierie de la formation pour les métiers de la formation d’adultes. Les candidatures se font via Mon Master.
Du côté de l’intervention sociale, le master Intervention et développement social et le master Sciences sociales prolongent naturellement le parcours, notamment pour les étudiants intéressés par les politiques publiques, l’insertion et le développement territorial.
Les écoles spécialisées constituent l’autre grande option, en particulier les écoles du travail social : DE Éducateur spécialisé, DE Éducateur de jeunes enfants et DE Assistant de service social. Les titulaires d’une licence peuvent parfois bénéficier d’allègements de parcours, variables selon les écoles.
Enfin, les concours de la fonction publique territoriale et d’État sont accessibles dès le niveau bac+3, notamment dans les filières animation et administrative. C’est une voie souvent sous-estimée alors qu’elle offre des débouchés stables aux diplômés de cette licence.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Master Sciences de l'éducation et de la formation
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2 ans (bac +5)
M1 + M2
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Dossier sur Mon Master
Notes, lettre de motivation, projet de recherche
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Modérée à élevée |
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Master M2E (ex MEEF) premier degré
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2 ans (bac +5)
Voie du concours de professeur des écoles
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Dossier sur Mon Master
Dossier académique et expériences auprès d'enfants
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Modérée à élevée |
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Master M2E (ex MEEF) encadrement éducatif
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2 ans (bac +5)
Voie du concours de CPE
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Dossier sur Mon Master
Peu de places ouvertes chaque année
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Élevée |
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Écoles du travail social (DEES, DEEJE, DEASS)
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1 à 3 ans (bac +3)
Allègements possibles pour les titulaires d'une licence
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Dossier + entretien
Parcoursup ou admission directe selon les écoles
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Élevée |
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Concours de la fonction publique (catégorie B)
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Préparation de 6 à 12 mois
Filière animation ou administrative
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Concours écrit + oral
Accessible dès le niveau bac +3
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Variable selon les postes ouverts |
Quels sont les débouchés après une licence Sciences de l'éducation ?
Il faut être lucide : une licence générale ouvre moins de portes directes qu’un BTS ou qu’un BUT. Elle donne en revanche des compétences d’analyse, de rédaction, d’enquête et de conduite de projet très recherchées dans l’éducation, la formation et le social. La majorité des diplômés poursuivent en master ; ceux qui entrent directement dans la vie active visent des fonctions d’assistance, de coordination et d’animation.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’enseignement, le social & handicap, les ressources humaines et la recherche & enseignement supérieur. La fiche RNCP mentionne quatre grands employeurs : l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale, et le monde associatif.
Directement après la licence, les emplois cités par le référentiel national sont : animateur socioculturel, coordonnateur de projets éducatifs, assistant de programmes et de dispositifs éducatifs ou formatifs, assistant de formation, chargé de gestion administrative et pédagogique, conseiller en insertion professionnelle, animateur local d’insertion, médiateur associatif, agent d’accueil en mission locale, conseiller en bilan et orientation ou encore assistant d’éducation.
Après un master, un concours ou un diplôme d’État, l’éventail s’élargit nettement : professeur des écoles, conseiller principal d’éducation, responsable formation, ingénieur ou chargé d’ingénierie pédagogique, formateur pour adultes, éducateur spécialisé, chef de service éducatif, gestionnaire administratif dans un établissement scolaire, ou chercheur en sciences de l’éducation.
Une précision utile, parce que la confusion est fréquente : le titre de psychologue n’est pas accessible depuis cette licence. Il suppose une licence puis un master de psychologie. De même, les métiers d’éducateur spécialisé, d’éducateur de jeunes enfants et d’assistant de service social passent obligatoirement par le diplôme d’État correspondant.
Quels salaires peut-on espérer après une licence Sciences de l'éducation ?
Les niveaux de rémunération dépendent surtout du diplôme finalement atteint et du statut de l’employeur. À bac+3, les postes accessibles relèvent souvent de l’associatif et de la fonction publique territoriale, avec des salaires proches du SMIC en début de carrière. Les rémunérations décollent nettement après un master, un concours ou un diplôme d’État.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Animateur socioculturel / coordinateur de projets |
1 700 - 1 900 € brut/mois | 2 000 - 2 400 € brut/mois |
Conseiller en insertion professionnelle |
2 000 - 2 300 € brut/mois | 2 300 - 2 800 € brut/mois |
Formateur pour adultes |
1 800 - 2 400 € brut/mois | 2 500 - 3 500 € brut/mois |
Professeur des écoles (après master et CRPE) |
1 840 - 2 060 € net/mois | 2 280 - 2 710 € net/mois |
Responsable formation (après un master) |
2 650 - 3 500 € brut/mois | 3 750 - 5 000 € brut/mois |
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83 %
des diplômés de licence générale poursuivent leurs études l'année suivante
promotion 2022 · MESR-Sies, InserSup |
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Quels établissements proposent une licence Sciences de l'éducation ?
Chaque université est autonome sur ses parcours, son année d’entrée (L1, L2 ou L3), sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’admission.
