Licence Physique 1

La Licence Physique : matières, débouchés…

La Licence Physique est un diplôme national de l’enseignement supérieur de bac+3 (180 ECTS), délivré par les universités et conférant le grade de licence. Elle donne une base scientifique solide en mécanique, électromagnétisme, thermodynamique, optique, physique quantique et physique statistique, avec une place importante accordée aux mathématiques, à la programmation et aux travaux pratiques.

Enregistrée au RNCP au niveau 6, elle est le plus souvent proposée en première année via un portail pluridisciplinaire (par exemple Physique-Chimie, Mathématiques-Physique ou Physique et Sciences pour l’ingénieur), avec une spécialisation progressive vers la mention Physique en L2 puis en L3.

La formation associe théorie, expérimentation et modélisation. Elle prépare avant tout à une poursuite d’études en master ou en école d’ingénieurs, et plus rarement à une insertion professionnelle directe après la L3.

📌 FAQ : Tout savoir sur la Licence Physique

C'est quoi exactement la Licence Physique ?

La Licence Physique est un diplôme national bac+3 (180 ECTS) délivré par les universités. Elle donne un socle scientifique complet : mécanique, électromagnétisme, thermodynamique, optique, physique quantique et statistique, avec des mathématiques et de la programmation. La première année prend souvent la forme d’un portail pluridisciplinaire, la spécialisation se faisant progressivement en L2 et en L3.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

La Licence Physique vise en priorité des bacheliers généraux ayant une bonne base en mathématiques et en physique-chimie. Les spécialités Mathématiques et Physique-Chimie en terminale sont vivement conseillées, l’option Maths expertes étant un plus. Les bacheliers technologiques (STL, STI2D) peuvent candidater, souvent avec un accompagnement de mise à niveau.

Comment candidater à la Licence Physique ?

La candidature se fait via Parcoursup pour les néobacheliers. La licence est une formation non sélective : en cas de nombre de places insuffisant, une priorité est donnée aux candidats de l’académie. Il n’y a en général pas d’entretien, la sélection éventuelle s’appuie sur le dossier scolaire.

Est-ce vraiment gratuit ?

Oui. La Licence Physique est proposée dans les universités publiques. Les frais correspondent aux droits d’inscription nationaux (environ 175 € par an, avec exonération pour les boursiers). La CVEC (environ 105 €) s’y ajoute.

La Licence Physique est-elle sélective ?

En principe non : c’est une licence à l’université, ouverte à tous les bacheliers. Dans les faits, certaines universités très demandées peuvent limiter le nombre de places. La vraie difficulté se situe surtout dans l’exigence du niveau en mathématiques et en physique, qui explique un taux d’échec non négligeable en L1.

Quel est le programme de la Licence Physique ?

6 semestres sur 3 ans. La L1 (souvent en portail) pose les bases en mécanique, électrocinétique, optique et mathématiques. La L2 approfondit l’électromagnétisme, la thermodynamique, les ondes et la mécanique. La L3 aborde la physique quantique, la physique statistique, la relativité et la physique du solide, avec des TP et des projets. Les mathématiques, la programmation, la chimie et l’anglais accompagnent tout le cursus.

Y a-t-il des TP et des stages ?

Oui. Les travaux pratiques occupent une place importante : mesures, instrumentation, traitement des incertitudes et acquisition de données. Un stage ou un projet expérimental est proposé selon les universités, surtout en L3. L’alternance reste rare dans la licence classique, mais existe en licence professionnelle (après la L2) ou dans certains cursus master en ingénierie.

Quels métiers après la Licence Physique ?

La licence seule mène surtout à des postes de technicien de laboratoire, assistant ingénieur ou technicien de recherche et développement. La plupart des métiers de physicien, d’ingénieur R&D, d’enseignant ou de chercheur nécessitent une poursuite d’études jusqu’au bac+5 (master ou école d’ingénieurs), voire au doctorat.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

La voie la plus courante est le master de physique ou un master de physique appliquée, via la plateforme Mon Master. Il est aussi possible d’intégrer une école d’ingénieurs en admission parallèle après la L2 ou la L3, de préparer les concours de l’enseignement (CAPES, agrégation) ou de viser un doctorat après le master.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui estime tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes.

Licence Physique VS Prépa MPSI VS BUT Mesures Physiques

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie scientifique après le bac

Cette formation LICENCE PHYSIQUE Diplôme national, université PRÉPA MPSI / PCSI CPGE scientifique BUT MESURES PHYSIQUES Diplôme professionnalisant, IUT
Durée / rythme
3 ans (bac +3)Université · temps plein
2 ans (bac +2)Lycée · temps plein
3 ans (bac +3)IUT · temps plein
Alternance
Rare en licence classiquePossible en L3 pro ou CMI
Non concernée
Oui, dès la 2e annéeTrès répandue
Admission
ParcoursupBac général (maths + physique-chimie)Non sélective
ParcoursupSélective, très bon dossier
ParcoursupQuota bac techno (STI2D, STL)
Matières clés
  • Physique fondamentale
  • Mathématiques
  • TP et modélisation
  • Mathématiques
  • Physique
  • Sciences de l'ingénieur
  • Instrumentation
  • Mesures physiques
  • Physique appliquée
Cette formation LICENCE PHYSIQUE Diplôme national, université
Durée / rythme
3 ans (bac +3)Université · temps plein
Alternance
Rare en licence classiquePossible en L3 pro ou CMI
Admission
ParcoursupBac général (maths + physique-chimie)
Matières clés
  • Physique fondamentale
  • Mathématiques
  • TP et modélisation
PRÉPA MPSI / PCSI CPGE scientifique
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Non concernée
Admission
ParcoursupSélective, très bon dossier
Matières clés
  • Mathématiques
  • Physique
  • Sciences de l'ingénieur
BUT MESURES PHYSIQUES Diplôme professionnalisant, IUT
Durée / rythme
3 ans (bac +3)
Alternance
Oui, dès la 2e annéeTrès répandue
Admission
ParcoursupQuota bac techno (STI2D, STL)
Matières clés
  • Instrumentation
  • Mesures physiques
  • Physique appliquée

Comment intégrer la Licence Physique ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup. La Licence Physique est une formation universitaire et non sélective : contrairement à un BUT ou un BTS, il n’y a pas de sélection stricte sur dossier, mais une priorité d’accès est accordée aux candidats de l’académie lorsque les places sont limitées.

La formation est accessible à tous les bacheliers, mais elle vise en priorité les titulaires d’un bac général ayant suivi les spécialités Mathématiques et Physique-Chimie. L’option Maths expertes en terminale est un vrai atout. Les bacheliers technologiques (STL, STI2D) peuvent candidater et bénéficient parfois de dispositifs de mise à niveau, tandis que les bacheliers professionnels restent très rares dans cette filière.

Les attendus nationaux insistent sur : un bon niveau en mathématiques et en physique-chimie, une appétence pour le raisonnement scientifique et l’abstraction, la capacité à mener une démarche expérimentale, la rigueur, l’autonomie dans le travail et un niveau correct en anglais. Une bonne organisation est essentielle pour tenir le rythme universitaire.

Type de bac Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Bac général
~90 %
~92 %
~55 %
Bac technologique
~7 %
~6 %
~30 %
Bac professionnel
~3 %
très faible
~12 %
Estimations nationales calculées sur l'ensemble des mentions et portails scientifiques présents sur Parcoursup (la Licence Physique est le plus souvent proposée via un portail L1 pluridisciplinaire). La licence est une formation non sélective : une priorité d'accès est accordée aux candidats de l'académie, et le taux d'accès dépend surtout du nombre de places par université. Les bacheliers généraux ayant suivi les spécialités mathématiques et physique-chimie représentent la très large majorité des inscrits. Les bacheliers technologiques (STL, STI2D) sont minoritaires et bénéficient parfois de dispositifs de mise à niveau, tandis que les bacheliers professionnels restent très rares.

🔄 Intégrer la Licence Physique en cours de cursus
Des passerelles existent en L2 et en L3, sur dossier via eCandidat. Profils concernés : étudiants de classe préparatoire scientifique, titulaires d’un BUT Mesures Physiques, d’un BTS ou d’un DEUST d’un domaine adapté. La cohérence du parcours et le niveau scientifique restent déterminants.

Comment se déroule la sélection ?

La Licence Physique étant non sélective, l’admission repose sur l’examen du dossier scolaire (notes de première et de terminale, en particulier en mathématiques et en physique-chimie), la fiche Avenir et le projet de formation motivé. Il n’y a pas d’entretien dans la très grande majorité des universités.

Les critères regardés par les commissions s’organisent autour de trois axes.

Sur le plan scientifique, les résultats en mathématiques et en physique-chimie sont centraux. Un bon niveau et une régularité tout au long du lycée sont les meilleurs signaux, car le rythme de la L1 est exigeant et suppose de solides bases pour suivre les cours de mécanique, d’électromagnétisme et de mathématiques pour la physique.

Sur le plan de la méthode, l’autonomie, la rigueur et la capacité à raisonner de façon abstraite sont particulièrement utiles. La licence laisse une grande part de travail personnel : savoir s’organiser et fournir un effort régulier fait souvent la différence entre la réussite et le décrochage en L1.

Sur le plan des compétences générales, un niveau opérationnel en anglais est apprécié (la documentation scientifique est très majoritairement en anglais) et une curiosité pour la démarche expérimentale valorise le projet de formation. Un projet d’orientation cohérent, même provisoire, renforce toujours un dossier.

Quel est le programme de la Licence Physique ?

La Licence Physique représente environ 1 500 heures de cours réparties sur 6 semestres, avec une place importante réservée aux travaux pratiques et à la modélisation. La première année, souvent organisée en portail pluridisciplinaire, pose un socle large en mécanique du point, électrocinétique, optique géométrique et mathématiques, tout en laissant le temps de mûrir son orientation. La deuxième année marque le vrai début de la spécialisation : on approfondit l’électromagnétisme, la thermodynamique, les ondes et la mécanique du solide, et l’on renforce les outils mathématiques et numériques (analyse, algèbre, programmation en Python ou en C). La troisième année aborde les grands domaines de la physique moderne, notamment la physique quantique, la physique statistique, la relativité restreinte et la physique du solide, avec des enseignements plus spécialisés selon les laboratoires du site (astrophysique, physique subatomique, matériaux, énergie, environnement). Tout au long du cursus, la formation combine cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques et projets, et intègre les mathématiques, la programmation, la chimie et l’anglais scientifique. Le tableau ci-dessous synthétise les grandes compétences visées et leur progression sur les trois années.

Compétence Matières enseignées Progression
Résoudre des problèmes et modéliser en physique
  • Mécanique
  • Électromagnétisme
  • Thermodynamique
  • Optique
  • Physique quantique et statistique
L1 · S1-S2 Mécanique du point, électrocinétique et optique géométrique L2 · S3-S4 Électromagnétisme, thermodynamique, ondes et mécanique du solide L3 · S5-S6 Physique quantique, physique statistique, relativité et physique du solide
Expérimenter, mesurer et interpréter
  • Travaux pratiques
  • Instrumentation
  • Traitement des incertitudes
  • Acquisition de données
L1 · S1-S2 TP d'initiation, mesures et calcul d'incertitudes L2 · S3-S4 TP thématiques en optique, électronique et thermique L3 · S5-S6 Projets expérimentaux et démarche autonome en laboratoire
Maîtriser les outils mathématiques et numériques
  • Mathématiques pour la physique
  • Programmation (Python, C)
  • Méthodes numériques
L1 · S1-S2 Bases mathématiques et initiation à la programmation L2 · S3-S4 Analyse, algèbre linéaire et calcul numérique L3 · S5-S6 Méthodes mathématiques avancées et simulation
Analyser, communiquer et construire son projet
  • Anglais scientifique
  • Expression écrite et orale
  • Projet personnel et professionnel
  • Chimie et culture scientifique
L1 · S1-S2 Méthodologie du travail universitaire et projet d'orientation L2 · S3-S4 Communication scientifique et recherche documentaire L3 · S5-S6 Projet, éventuel stage et préparation à la poursuite d'études

L'alternance est-elle possible en Licence Physique ?

La Licence Physique classique se déroule très majoritairement en formation initiale. Le volume de cours théoriques, la progression rapide et la place des travaux pratiques rendent l’alternance difficile à organiser sur les trois années.

L’alternance apparaît surtout dans deux cas de figure : la licence professionnelle, accessible après une L2 validée et souvent réalisée en apprentissage, et certains cursus master en ingénierie (CMI) ou parcours appliqués qui intègrent des périodes en entreprise. Pour ces parcours, la candidature se fait sur dossier auprès de l’université, en parallèle de la recherche d’un employeur.

Dans la licence générale, les périodes en entreprise prennent plutôt la forme de stages ou de projets expérimentaux, surtout en L3. Ces expériences sont précieuses pour préparer la poursuite d’études et pour affiner son projet professionnel.

Quelles poursuites d'études après la Licence Physique ?

La Licence Physique est avant tout une formation tremplin : la grande majorité des diplômés poursuivent leurs études, le plus souvent jusqu’au bac+5. Le diplôme est aligné sur le standard européen LMD, ce qui facilite aussi les mobilités à l’international.

Le master universitaire est la voie la plus fréquente. Les domaines accessibles sont nombreux : master de physique, physique appliquée, ingénierie physique, sciences des matériaux, énergie, astrophysique ou instrumentation. Les candidatures se font via la plateforme Mon Master.

Les écoles d’ingénieurs recrutent régulièrement les étudiants de Licence Physique en admission parallèle, après la L2 ou la L3, sur concours commun ou sur dossier et entretien. C’est une passerelle très prisée vers les métiers d’ingénieur.

Les concours de l’enseignement (CAPES de physique-chimie, agrégation) constituent une autre voie, via un master MEEF ou un master disciplinaire. Enfin, les meilleurs profils peuvent viser un doctorat après le master, porte d’entrée vers la recherche et l’enseignement supérieur.

Formation Durée Admission Sélectivité
Master universitaire (physique, physique appliquée, ingénierie physique)
2 ans (bac +5) M1 + M2
Dossier (Mon Master) Notes, projet, lettre de motivation
Modérée à élevée
École d'ingénieurs (admission sur titre)
2 à 3 ans (bac +5) Après la L2 ou la L3
Concours ou dossier + entretien Admissions parallèles
Élevée
Master MEEF et concours de l'enseignement (CAPES, agrégation)
2 ans (bac +5) Puis concours
Dossier Physique-chimie ou sciences
Modérée
Licence professionnelle (après la L2)
1 an (bac +3) Insertion rapide
Dossier Souvent en alternance
Variable

Quels sont les débouchés après une Licence Physique ?

Avec la seule licence (bac+3), les débouchés directs se situent surtout au niveau technicien ou assistant : technicien de laboratoire, technicien de recherche et développement, assistant ingénieur ou technicien d’instrumentation. La plupart des métiers qualifiés de la physique s’ouvrent après une poursuite d’études jusqu’au bac+5, voire au doctorat.

Les secteurs qui recrutent des profils issus de la physique couvrent notamment la recherche, l’énergie, l’aéronautique et le spatial, l’environnement, la chimie et les procédés ainsi que l’enseignement.

Parmi les métiers exercés, souvent après une spécialisation en master ou en école, on retrouve : ingénieur en énergie renouvelable, ingénieur mécanique, data analyst, enseignant, mais aussi ingénieur R&D, ingénieur physicien, ingénieur optique et photonique, ingénieur en instrumentation, physicien médical, ingénieur test et essais, enseignant de physique-chimie, chercheur ou enseignant-chercheur. Cette diversité reflète le caractère généraliste et fondamental de la licence.

Quels salaires peut-on espérer après une Licence Physique ?

Les rémunérations dépendent très fortement du niveau d’études atteint. Avec la licence seule, les postes de technicien ou d’assistant ingénieur se situent autour du SMIC en début de carrière. Les salaires d’ingénieur ou de cadre supposent presque toujours un master ou une école d’ingénieurs, et progressent nettement avec l’expérience. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et varient selon le secteur, la région et l’employeur.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Technicien de laboratoire
1 600 - 2 200 € brut/mois 2 500 - 3 000 € brut/mois
Assistant ingénieur
1 800 - 2 300 € brut/mois 2 400 - 3 000 € brut/mois
Ingénieur physicien (après un bac +5)
2 900 - 3 700 € brut/mois 4 000 - 5 000 € brut/mois
Enseignant (après un master et un concours)
2 000 - 2 300 € brut/mois 2 800 - 3 500 € brut/mois

Quels établissements proposent une Licence Physique ?

Chaque université est autonome sur ses portails d’entrée, ses parcours de spécialisation et ses modalités de sélection éventuelle. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, portails proposés et conditions d’accès.

Quelles sont les alternatives à la Licence Physique ?

La Licence Physique n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Recherche & Enseignement Supérieur !

Les universités :