La licence Humanités : matières, débouchés…
La licence Humanités est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), enregistré au RNCP au niveau 6 et délivré par les universités. Elle propose une formation pluridisciplinaire en lettres et sciences humaines : littérature, histoire, philosophie, langues et cultures de l’Antiquité, arts, sciences du langage.
Sa particularité tient à son approche intégrative. Plutôt que de se spécialiser dès la première année, l’étudiant apprend à aborder un même problème sous plusieurs angles en croisant les disciplines des sciences humaines et sociales. Certaines universités déclinent cette approche vers les humanités numériques, environnementales ou médicales.
Le diplôme prépare aussi bien à la poursuite d’études en master qu’à l’insertion professionnelle immédiate. Une vingtaine d’universités sont accréditées sur la fiche nationale, parmi lesquelles Sorbonne Université, Aix-Marseille, Lille, Rennes 2, Strasbourg, Bordeaux Montaigne, Paris Nanterre, Caen Normandie, Rouen Normandie, Lorraine, Angers, Montpellier Paul-Valéry, Côte d’Azur, Littoral Côte d’Opale, les Antilles et l’Université Polytechnique Hauts-de-France.
Les compétences visées sont explicitement tournées vers la maîtrise de l’écrit et de l’oral, l’analyse critique des sources et la lutte contre la désinformation : évaluer la fiabilité d’un discours, identifier ses biais, prendre du recul sur les nouvelles modalités de production du savoir, notamment par l’intelligence artificielle.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Humanités
C'est quoi exactement la licence Humanités ?
C’est une licence universitaire de trois ans (180 ECTS, niveau 6 au RNCP) qui refuse de choisir entre littérature, histoire et philosophie. L’étudiant suit ces disciplines en parallèle, avec du latin ou du grec ancien, une langue vivante, et souvent des enseignements d’arts ou de sciences du langage. L’objectif est de savoir analyser un même phénomène sous plusieurs angles disciplinaires, ce que la fiche RNCP appelle l’approche intégrative des humanités.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Tous les bacs sont autorisés à candidater (général, technologique, professionnel, DAEU). Dans les faits, les bacheliers généraux représentent 85 à 88 % des admis sur les formations dont les chiffres Parcoursup 2025 sont publics. Les attendus nationaux demandent de solides capacités d’expression écrite et orale, un niveau B dans au moins une langue étrangère, une curiosité intellectuelle pour les sciences humaines et une réelle autonomie de travail.
Comment candidater en licence Humanités ?
La candidature passe par Parcoursup pour les néobacheliers. Il n’y a ni concours ni entretien : la commission d’examen des vœux évalue le dossier scolaire. Les résultats en français, en langues anciennes et dans la spécialité Humanités, littérature et philosophie sont classés comme essentiels par certaines formations, la philosophie et l’histoire-géographie comme très importantes.
Est-ce que c'est gratuit ?
Dans les universités publiques, oui, aux droits d’inscription nationaux près : 178 € par an en 2025-2026 pour une licence, avec exonération totale pour les boursiers. La CVEC (contribution vie étudiante et de campus) s’y ajoute. Quelques établissements privés d’enseignement supérieur proposent aussi une licence Humanités, avec des frais de scolarité propres.
La licence Humanités est-elle sélective ?
Ce n’est pas une formation sélective au sens juridique. Sur les fiches Parcoursup 2025 consultées, la quasi-totalité des candidats a pu recevoir une proposition d’admission : 419 candidats sur 419 à l’Université de Lille, 204 sur 205 en parcours Culture antique et monde contemporain à Sorbonne Université. La tension se joue plutôt sur certains parcours très demandés et sur la priorité académique, qui limite la part de candidats hors académie.
Quel est le programme de la licence Humanités ?
Six semestres organisés autour de neuf blocs de compétences RNCP. Les deux premières années sont largement pluridisciplinaires : littérature, histoire des quatre périodes, philosophie, langues anciennes, langue vivante, méthodologie. La troisième année permet généralement de se spécialiser dans une majeure, par exemple histoire, lettres modernes ou philosophie à l’Université de Lille, tout en conservant des cours dans les autres disciplines.
Faut-il faire du latin ou du grec ?
Cela dépend de l’université, mais c’est fréquent et parfois obligatoire. À l’Université de Lille, l’étude du latin ou du grec est obligatoire pendant les deux premières années. La fiche RNCP mentionne explicitement la lecture et la traduction de textes en grec ancien et en latin parmi les compétences attestées. Bonne nouvelle : des groupes débutants existent presque partout, il n’est pas indispensable d’avoir fait du latin au lycée.
Quels métiers après une licence Humanités ?
La fiche RNCP cite : chargé de rédaction et rédacteur de contenus, assistant ou chargé de communication, assistant ou chargé d’édition, chargé d’études ou de ressources documentaires, assistant de médiation culturelle. Sous réserve de réussite au concours, les diplômés accèdent aussi aux postes de bibliothécaire et d’enseignant. La plupart de ces métiers demandent toutefois une poursuite d’études en master.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le master universitaire est la voie principale : lettres, histoire, philosophie, humanités, humanités numériques, LLCER, métiers du livre, médiation culturelle. Le master MEEF mène aux concours de l’enseignement (CRPE, CAPES). Les admissions parallèles en IEP et les écoles de journalisme accueillent aussi ces profils. La poursuite d’études est la norme : à l’Université de Lille, 83 % des sortants de licence Humanités poursuivent leur formation.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.
Licence Humanités VS licence Lettres VS licence Histoire
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie en lettres et sciences humaines
| Cette formation Licence Humanités Pluridisciplinaire lettres et sciences humaines | Licence Lettres Centrée sur la littérature et la langue française | Licence Histoire Centrée sur les quatre périodes historiques | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
| Alternance | Prévue au RNCPTrès rare en pratique |
PonctuelleSelon les universités |
PonctuelleSelon les universités |
| Admission | ParcoursupTous bacs autorisésBac général largement majoritaire |
ParcoursupTous bacs autorisés |
ParcoursupTous bacs autorisés |
| Matières clés |
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| Profil visé | Curieux, à l'aise à l'écrit, attiré par plusieurs disciplines à la fois |
Grand lecteur, passionné par les textes et la langue |
Attiré par le raisonnement historique et les sources |
- Littérature
- Histoire
- Philosophie
- Latin ou grec ancien
- Littérature française
- Littérature comparée
- Langue et stylistique
- Histoire ancienne et médiévale
- Histoire moderne et contemporaine
- Géographie
Comment intégrer la licence Humanités ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La licence Humanités est majoritairement proposée dans les universités publiques, avec quelques établissements privés d’enseignement supérieur qui portent également ce label.
Toutes les séries de bac sont autorisées à candidater : bac général, bac technologique et bac professionnel, ainsi que les titulaires d’un DAEU ou d’un diplôme français de niveau IV après validation par l’université.
Un point important à comprendre : contrairement aux BUT ou aux BTS, il n’existe aucun quota réservé aux bacheliers technologiques ou professionnels en licence. En revanche, une priorité académique s’applique quand la formation est très demandée : à Lille comme à Sorbonne Université, le taux maximal de candidats non résidents dans l’académie est fixé à 50 % pour 2026. Un taux minimum de boursiers est également garanti, entre 11 et 18 % selon les formations.
Les attendus nationaux publiés sur Parcoursup sont explicites : savoir mobiliser des compétences d’expression écrite et orale pour argumenter un raisonnement, disposer d’un bon niveau dans au moins une langue étrangère (niveau B), être intéressé par la démarche scientifique, faire preuve de curiosité intellectuelle pour les sciences humaines, et pouvoir travailler de façon autonome comme en équipe. S’y ajoutent souvent des attendus complémentaires : intérêt pour les cultures du passé et du présent, pour les langues et cultures de l’Antiquité.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | Élevé | ||
| Bac technologique | Modéré | ||
| Bac professionnel | Faible |
🔄 Intégrer la licence Humanités en cours de cursus
Des passerelles existent en 2e et 3e année, sur dossier, via eCandidat ou les admissions parallèles selon les universités. Profils concernés : titulaires d’un BTS, étudiants venant d’une L1 ou d’une L2 d’une autre mention (lettres, histoire, philosophie, LLCER), élèves de classe préparatoire littéraire qui souhaitent valider des crédits universitaires. La cohérence du projet et le niveau en langues anciennes restent déterminants.
Comment se déroule la sélection ?
Ce sont les enseignants de la formation qui analysent les candidatures, dans le cadre d’une commission d’examen des vœux. Il n’y a ni entretien ni épreuve : tout se joue sur le dossier. À l’Université de Lille par exemple, les résultats scolaires comptent pour 100 % de la grille d’analyse.
Le détail de cette grille est révélateur de ce qui est vraiment attendu. Sont classés comme essentiels : les résultats en français (notes de première et de terminale, épreuves anticipées du baccalauréat), les résultats en langues anciennes lorsqu’elles ont été suivies, et les résultats dans la spécialité Humanités, littérature et philosophie. Les notes de philosophie et d’histoire-géographie sont très importantes, celles de langue étrangère importantes.
Autrement dit, un dossier moyen en mathématiques ou en sciences ne pénalise pas. En revanche, des notes faibles en français ou en philosophie constituent un vrai signal négatif, parce que la formation repose entièrement sur la lecture de textes longs, la dissertation et le commentaire.
Les commissions d’examen des vœux conseillent par ailleurs aux candidats de prendre connaissance du contenu réel de la formation et de participer aux journées portes ouvertes pour limiter le risque d’erreur d’orientation, d’enrichir leur dossier par des expériences personnelles (engagement associatif, séjours à l’étranger, pratique artistique), de soigner les recommandations de leurs enseignants sur l’autonomie et la capacité de travail, et de veiller à leurs résultats dès la classe de première.
Un dernier point mérite d’être souligné : les universités préviennent que la licence Humanités est une formation exigeante, qui demande de la motivation, la volonté de mener des études réellement pluridisciplinaires et une grande capacité d’organisation. Des dispositifs d’aide à la réussite existent, comme les séances de tutorat en expression française, histoire et philosophie proposées en L1.
Quel est le programme de la licence Humanités ?
La licence Humanités se déroule sur six semestres et repose sur neuf blocs de compétences définis nationalement au RNCP, dont cinq blocs transversaux communs à toutes les licences et quatre blocs spécifiques à la mention. Les deux premières années posent un socle volontairement large : littérature française et comparée, histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine, philosophie et histoire des idées, latin ou grec ancien, langue vivante, sciences du langage, arts, méthodologie universitaire. La spécificité pédagogique tient au fait que ces disciplines ne sont pas juxtaposées mais croisées : l’étudiant apprend à analyser un même corpus avec les outils du philologue, de l’historien, du littéraire et du philosophe, dans une perspective à la fois historique et comparatiste. La troisième année ouvre généralement une spécialisation progressive dans une majeure, par exemple histoire, lettres modernes ou philosophie à l’Université de Lille, tout en maintenant des enseignements dans les autres disciplines. Les modalités d’évaluation combinent contrôle continu et examens terminaux, avec des rendus de travaux, des exposés, des dossiers de synthèse et des évaluations de projet. Chaque ensemble d’enseignements correspond à un nombre de crédits ECTS, pour un total de 180 crédits à l’obtention du grade de licence. Les déclinaisons locales varient : certaines universités orientent la mention vers les humanités classiques, d’autres vers les humanités numériques, environnementales ou médicales.
- Littérature française et comparée
- Latin et grec ancien
- Histoire ancienne et médiévale
- Histoire moderne et contemporaine
- Analyse d'images et de sources matérielles
- Philosophie et histoire des idées
- Histoire culturelle
- Sciences humaines et sociales
- Humanités numériques, environnementales ou médicales selon les universités
- Épistémologie et méthodologie de la recherche
- Analyse du discours et rhétorique
- Recherche et veille documentaire
- Culture numérique, web et intelligence artificielle
- Expression écrite et orale
- Dissertation, commentaire, note de synthèse
- Techniques d'argumentation et prise de parole
- Médiation culturelle et scientifique
- Langue vivante étrangère (niveau B attendu)
- Outils numériques et sécurité de l'information
- Traitement et synthèse de données
- Projet professionnel, stage ou expérience de terrain
L'alternance est-elle possible en licence Humanités ?
Sur le papier, oui. La fiche RNCP de la licence Humanités ouvre officiellement quatre voies d’accès : le parcours sous statut d’étudiant, le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation et la formation continue, auxquels s’ajoute la validation des acquis de l’expérience.
Dans la pratique, l’alternance reste très rare dans cette mention. La raison est structurelle : une licence généraliste en lettres et sciences humaines n’est pas adossée à un métier unique et identifiable, ce qui rend difficile la construction de contrats d’apprentissage avec des entreprises. Les débouchés visés (édition, médiation culturelle, documentation, enseignement) relèvent souvent du secteur public ou associatif, où les postes d’apprentis sont plus rares.
Que faire alors pour professionnaliser son parcours ?
Le bloc de compétences RNCP « se positionner vis-à-vis d’un champ professionnel » impose aux universités de travailler l’insertion, même sans alternance. Concrètement, cela passe par des stages, des projets tutorés, des unités d’enseignement de préprofessionnalisation, et un travail sur l’identification des métiers accessibles et des parcours pour y accéder. Il est vivement conseillé de saisir ces occasions : c’est souvent le seul élément concret qui distinguera un dossier de master ou une candidature en école spécialisée.
Et si l’alternance est un critère décisif ?
Mieux vaut viser l’alternance au niveau master. Beaucoup de masters accessibles après une licence Humanités se prêtent bien à l’apprentissage, notamment ceux orientés communication, métiers du livre et de l’édition, médiation culturelle, documentation ou humanités numériques. La licence sert alors de socle intellectuel, et le master apporte l’expérience professionnelle rémunérée.
Il faut donc aborder la licence Humanités pour ce qu’elle est : une formation de fond, exigeante à l’écrit et à l’oral, qui se pense sur cinq ans plutôt que sur trois. À l’Université de Lille, 83 % des sortants poursuivent d’ailleurs leur formation, contre 6 % qui entrent directement en emploi salarié.
Quelles poursuites d'études après la licence Humanités ?
La poursuite d’études est la trajectoire dominante, et c’est assumé : la fiche RNCP précise que la plupart des métiers visés nécessitent un master. À l’Université de Lille, 83 % des sortants de licence Humanités poursuivent leur formation. Le grade de licence étant aligné sur les standards européens LMD, les mobilités internationales sont également facilitées.
Le master universitaire est la voie la plus naturelle. Les mentions accessibles sont nombreuses : Humanités, Lettres et humanités, Lettres, Histoire, Arts, lettres et civilisations, Humanités numériques, Humanités et industries créatives, LLCER ou encore Archéologie et histoire des mondes anciens. Les candidatures se font via la plateforme Mon Master.
Le master MEEF et les concours de l’enseignement constituent le débouché historique de la mention. Selon la majeure choisie en troisième année, la licence Humanités prépare au CRPE pour devenir professeur des écoles, ou aux CAPES de lettres, d’histoire-géographie et de philosophie pour enseigner en collège et en lycée. Les préparations à l’agrégation interviennent après le master.
Les écoles spécialisées recrutent volontiers ces profils : écoles de journalisme, écoles des métiers du livre et de l’édition, écoles de communication, formations en médiation culturelle et en patrimoine. Les instituts d’études politiques sont également accessibles en admission parallèle, en deuxième ou en quatrième année selon les IEP.
Les écoles de commerce ouvrent leurs admissions parallèles aux diplômés bac+3, en particulier sur les parcours communication, marketing culturel et management de projets culturels. Les épreuves valorisent la culture générale et l’expression écrite, deux points forts des profils humanités.
Enfin, la licence permet de se présenter directement aux concours de la fonction publique de catégorie A : bibliothécaire, attaché territorial, attaché de conservation du patrimoine.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master universitaire en lettres, histoire, philosophie ou humanités
|
2 ans (bac +5)
M1 + M2
|
Dossier via Mon Master
Notes, lettre de motivation, projet de recherche
|
Modérée à élevée |
|
Master MEEF et concours de l'enseignement
|
2 ans (bac +5)
CRPE, CAPES de lettres, d'histoire-géographie ou de philosophie
|
Dossier puis concours
Admission en INSPE sur dossier, réussite au concours ensuite
|
Modérée à élevée |
|
Institut d'études politiques en admission parallèle
|
2 à 3 ans (bac +5)
Entrée en 2e ou 4e année selon les IEP
|
Concours ou dossier et entretien
Épreuves de culture générale et de langue
|
Élevée |
|
École de journalisme
|
2 ans (bac +5)
Écoles reconnues par la profession
|
Concours écrit et oral
Actualité, culture générale, épreuves rédactionnelles
|
Très élevée |
|
Concours de la fonction publique de catégorie A
|
Préparation de 6 à 12 mois
Bibliothécaire, attaché territorial, attaché de conservation
|
Concours externe
Accessible dès la licence obtenue
|
Variable selon le corps |
Quels sont les débouchés après une licence Humanités ?
La licence Humanités ne mène pas à un métier unique, et c’est à la fois sa force et sa difficulté. Elle forme des profils capables d’analyser un sujet complexe, de rédiger vite et bien, et de vulgariser auprès de publics non spécialistes. Trois compétences que les employeurs recherchent, mais qui ne portent pas d’étiquette métier évidente : c’est à l’étudiant de construire son projet, souvent en complétant par un master.
Les secteurs d’activité identifiés par la fiche RNCP couvrent les bibliothèques et archives, l’information et la communication, l’édition, l’enseignement, l’administration publique, le journalisme ainsi que les arts et le spectacle.
Parmi les métiers cités par la fiche nationale, on retrouve : chargé de rédaction et rédacteur de contenus, assistant ou chargé de communication, assistant ou chargé d’édition, chargé d’études ou de ressources documentaires dans une structure publique ou privée, et assistant de médiation culturelle. Sous réserve de réussite au concours, les diplômés accèdent aussi aux postes de bibliothécaire et d’enseignant.
En élargissant aux débouchés réellement observés après un master, la palette s’étend : attaché de presse, journaliste de presse écrite, copywriter, professeur des écoles, gestionnaire administratif, mais aussi professeur de français, d’histoire ou de philosophie, professeur documentaliste, documentaliste d’entreprise, libraire, éditeur, archiviste, attaché de conservation du patrimoine, enseignant-chercheur, conseiller principal d’éducation, attaché territorial ou responsable de veille documentaire.
Quels salaires après une licence Humanités ?
Un chiffre national existe et mérite d’être lu avec précaution. Selon le dispositif InserSup, le salaire médian net des diplômés de licence Humanités s’établit à 1 720 € par mois douze mois après la sortie de formation, la moitié des salariés gagnant entre 1 510 € et 2 110 € nets. Ce montant concerne uniquement ceux qui sont entrés directement sur le marché du travail, soit une minorité des diplômés.
C’est pourquoi il faut plutôt raisonner à bac+5. Les rémunérations ci-dessous correspondent aux métiers effectivement accessibles après un master ou un concours, et varient fortement selon le secteur : le privé et les agences rémunèrent généralement mieux que les associations, les collectivités territoriales et le secteur culturel public.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Chargé de communication |
26 000 à 33 000 € brut/an | 38 000 à 55 000 € brut/an |
Attaché de presse |
26 000 à 32 000 € brut/an | 38 000 à 50 000 € brut/an |
Rédacteur web |
1 700 à 2 200 € net/mois | 2 400 à 3 100 € net/mois |
Professeur des écoles |
1 840 à 2 060 € net/mois | 2 280 à 2 710 € net/mois |
Quels établissements proposent une licence Humanités ?
Chaque université est autonome sur ses parcours, ses majeures de troisième année et le poids des langues anciennes. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, dispositifs d’aide à la réussite.
