La licence MIASHS : matières, débouchés…
La licence MIASHS (Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences Humaines et Sociales) est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), délivré par les universités publiques et enregistré au RNCP sous le code 40806 (niveau 6). C’est une licence scientifique pluridisciplinaire : elle repose sur trois piliers, les mathématiques, l’informatique et une discipline des sciences humaines et sociales.
Son principe est simple : utiliser les outils mathématiques et informatiques pour modéliser et analyser des phénomènes humains, économiques et sociaux. Selon les universités, la discipline d’application est l’économie et la gestion, les sciences cognitives, la sociologie, la géographie ou les sciences du langage. La statistique, l’économétrie et la science des données sont au cœur de la formation.
La première année prend souvent la forme d’un portail pluridisciplinaire, avant une spécialisation progressive en L2 puis en L3 : mathématiques et économie, mathématiques et informatique pour la décision, MASS, sciences cognitives, MIAGE ou encore parcours préparatoire au professorat des écoles. La spécialité Maths de terminale est quasi indispensable pour candidater et surtout pour réussir.
Une trentaine de formations MIASHS sont proposées sur Parcoursup, réparties dans une vingtaine d’universités, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne à La Réunion.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence MIASHS
C'est quoi exactement la licence MIASHS ?
MIASHS signifie Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences Humaines et Sociales. C’est une licence universitaire de trois ans (180 ECTS), enregistrée au RNCP sous le numéro 40806. Elle articule un socle solide de mathématiques et d’informatique avec une discipline des sciences humaines et sociales : économie et gestion, sciences cognitives, sociologie, géographie ou sciences du langage selon l’université. Objectif : savoir modéliser, quantifier et analyser des données issues du monde social et économique.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Des bacheliers généraux ayant suivi la spécialité Mathématiques en première et en terminale. C’est le prérequis décisif : plusieurs universités déconseillent explicitement la candidature aux élèves qui n’ont pas suivi cette spécialité. Les spécialités NSI ou SES en complément sont appréciées selon les parcours. Dans les faits, la quasi-totalité des admis viennent d’un bac général.
Comment candidater en licence MIASHS ?
La candidature en première année se fait exclusivement via Parcoursup. Il faut renseigner ses bulletins, sa fiche Avenir et un projet de formation motivé. Il n’y a ni entretien ni épreuve écrite : la sélection se fait sur dossier, avec un examen attentif des notes de mathématiques. Sur certaines universités, le parcours (économie, sciences cognitives, LAS…) se choisit dès Parcoursup.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui, dans l’immense majorité des cas. La licence MIASHS est proposée par des universités publiques : seuls les droits d’inscription nationaux s’appliquent (environ 175 € par an en licence, avec exonération pour les boursiers), auxquels s’ajoute la CVEC. Quelques établissements privés sous contrat, comme l’UCO Angers, proposent la mention avec des frais de scolarité propres.
Quelle est la sélectivité de la licence MIASHS ?
Elle varie fortement selon les universités. Le double diplôme de Sciences Po Paris et l’Université Paris Cité sont très sélectifs, Paris 1 Panthéon-Sorbonne affichait 3 229 candidats pour 187 places en 2025. À l’inverse, Rennes 2, Caen, Toulouse 2 Jean Jaurès, Nice ou La Réunion sont très accessibles. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer université par université.
Quel est le programme de la licence MIASHS ?
Six semestres organisés autour de trois blocs : mathématiques (analyse, algèbre linéaire, probabilités, statistique, calcul différentiel), informatique (algorithmique, programmation Python, structures de données, bases de données, science des données) et la discipline SHS choisie. S’ajoutent l’anglais obligatoire, la méthodologie et un module de projet personnel et professionnel. La spécialisation s’opère en L2 puis en L3.
Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?
Un stage ou un projet encadré est prévu en troisième année dans la plupart des universités, et il est obligatoire dans certaines. L’alternance reste rare : quelques universités ouvrent la L3 en apprentissage, mais la voie initiale domine largement. Si l’alternance est un critère central pour toi, le BUT Science des Données est une piste plus adaptée.
Quels métiers après une licence MIASHS ?
La fiche RNCP cite les postes de chargé d’études, chargé de mission en recherche et développement, chef de projet en traitement de données ou en systèmes d’information, assistant d’études, cadre de banque ou d’organisme financier, formateur. Concrètement, les débouchés se situent dans la statistique, la data, l’informatique de gestion, la banque, l’assurance et les études socio-économiques. La plupart de ces postes se stabilisent après un bac+5.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
C’est l’usage majoritaire du diplôme : selon l’Onisep, la plupart des diplômés poursuivent en master. Les mentions les plus courantes sont le master MIASHS, le master Économétrie et statistiques, le master Mathématiques et Applications, le master Informatique ou le master Actuariat. Les écoles d’ingénieurs, les écoles de statistique et les écoles de commerce sont également accessibles en admission parallèle.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.
Licence MIASHS VS Licence Mathématiques VS BUT Science des Données
Les critères clés pour t'aider à choisir entre maths, data et sciences sociales
| Cette formation Licence MIASHS Maths et informatique appliquées aux SHS | Licence Mathématiques Mathématiques fondamentales et appliquées | BUT Science des Données BUT SD, ex-BUT STID | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université, temps plein |
3 ans (bac +3)Université, temps plein |
3 ans (bac +3)IUT, temps plein ou alternance |
| Alternance | Rare, parfois en L3Selon les universités |
Très rareVoie initiale quasi exclusive |
Oui, souvent dès la 2e annéeSelon les IUT |
| Admission | ParcoursupBac général, spé MathsQuasi 100 % des admis en bac général |
ParcoursupBac général, spé MathsMaths expertes conseillée |
ParcoursupBac général ou technologique50 % des places pour les bacs techno |
| Matières clés |
|
|
|
- Analyse, algèbre linéaire
- Probabilités et statistique
- Algorithmique et programmation
- Bases de données, science des données
- Économie, gestion ou sciences cognitives
- Analyse et algèbre
- Topologie, calcul différentiel
- Probabilités et statistique
- Analyse numérique
- Statistique et probabilites
- Bases de données et SQL
- Programmation R et Python
- Visualisation de données
Comment intégrer la licence MIASHS ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La licence MIASHS est une formation universitaire et publique, juridiquement non sélective mais à capacité d’accueil limitée : les candidatures sont donc classées et le nombre de places conditionne l’accès.
Le profil attendu est net : un bac général avec la spécialité Mathématiques suivie en première et en terminale. Plusieurs universités indiquent noir sur blanc dans leur rapport Parcoursup que la candidature est déconseillée sans cette spécialité. La spécialité NSI est un plus pour les parcours informatique, la spécialité SES pour les parcours économie, et l’option Maths expertes renforce un dossier.
Les bacheliers technologiques et professionnels peuvent candidater, mais ils sont très peu nombreux à être admis : les mathématiques du programme sont proches de celles d’une licence de maths classique. À l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 100 % des néo-bacheliers admis en 2025 venaient d’un bac général.
Les attendus nationaux Parcoursup de la mention MIASHS insistent sur trois familles de compétences : des compétences scientifiques (analyser, poser une problématique, mener un raisonnement, abstraire, modéliser), des compétences en communication (s’exprimer avec rigueur à l’écrit et à l’oral, se documenter en anglais à un niveau B) et des compétences méthodologiques et comportementales (curiosité intellectuelle, organisation, capacité à tenir un travail personnel dans la durée). Le caractère pluridisciplinaire de la mention ajoute une attente forte : savoir mobiliser des savoirs venus de disciplines différentes et apprécier le travail en équipe.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~55 % | ||
| Bac technologique | très faible | ||
| Bac professionnel | très faible |
🔄 Intégrer la licence MIASHS en cours de cursus
Des passerelles existent en L2 et en L3, sur dossier, via eCandidat ou les admissions parallèles selon les universités. Profils concernés : étudiants de CPGE scientifique, titulaires d’un BTS ou d’un BUT du champ mathématiques, informatique ou statistique, étudiants ayant validé une L1 ou une L2 dans une mention proche. Il faut généralement justifier de 60 ECTS validés pour une entrée en L2 et de 120 ECTS pour une entrée en L3.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection se fait uniquement sur dossier : il n’y a ni entretien ni épreuve écrite en licence MIASHS. Les commissions d’examen des vœux s’appuient sur les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir et le projet de formation motivé.
Sur le plan scientifique, ce sont les résultats en mathématiques qui pèsent le plus lourd, suivis des notes obtenues dans les autres enseignements de spécialité. La régularité compte autant que le niveau absolu : une progression sur les trois trimestres de terminale est lue positivement.
Sur le plan du projet, le jury cherche à vérifier que le candidat a compris la nature hybride de la formation. Une lettre qui ne parle que de maths, ou au contraire seulement de sciences sociales, envoie un mauvais signal. Mentionner un intérêt concret pour la statistique, la data, l’économie quantitative ou les sciences cognitives fait la différence.
Sur le plan des compétences générales, la maîtrise de l’expression écrite est examinée à travers le projet de formation motivé, et un niveau opérationnel en anglais est attendu, car les enseignements d’informatique et de statistique s’appuient sur une documentation majoritairement anglophone. Les appréciations des professeurs sur l’autonomie et la capacité de travail personnel sont également scrutées : le rythme universitaire suppose beaucoup de travail hors des cours.
Quel est le programme de la licence MIASHS ?
La licence MIASHS se déroule sur six semestres et 180 ECTS. La première année est le plus souvent organisée en portail pluridisciplinaire : elle pose un socle large en mathématiques, en informatique et dans la discipline de sciences humaines et sociales retenue par l’université, ce qui laisse le temps de mûrir son orientation. La spécialisation s’opère ensuite en deuxième année, puis surtout en troisième année. Concrètement, les mathématiques couvrent l’analyse, l’algèbre linéaire, les probabilités, la statistique inférentielle, le calcul différentiel et l’analyse numérique. L’informatique va de l’algorithmique et de la programmation (Python en tête) aux structures de données, aux bases de données et à la science des données. La discipline SHS apporte la matière à modéliser : microéconomie et macroéconomie, gestion, sciences cognitives, sociologie ou sciences du langage. À cela s’ajoutent l’anglais, obligatoire du semestre 2 au semestre 6 dans de nombreuses universités, la méthodologie du travail universitaire et un module de projet personnel et professionnel. La fiche RNCP 40806 structure ces enseignements en blocs de compétences allant de la mise en œuvre des méthodes et outils du champ disciplinaire à l’exploitation de données à des fins d’analyse, en passant par les usages numériques, l’expression écrite et orale et le positionnement dans un champ professionnel. Un stage ou un travail encadré de recherche est prévu en troisième année, obligatoire dans une partie des universités.
- Analyse
- Algèbre linéaire
- Probabilités
- Statistique inférentielle
- Calcul différentiel et analyse numérique
- Algorithmique
- Programmation (Python, langage objet)
- Structures de données
- Bases de données et SQL
- Science des données
- Microéconomie et macroéconomie
- Gestion et comptabilité
- Sciences cognitives
- Sociologie, géographie ou sciences du langage
- Outils numériques de référence
- Sécurité informatique
- Recherche documentaire
- Argumentation et esprit critique
- Anglais
- Expression écrite et orale
- Projet personnel et professionnel
- Stage ou projet encadré
Les parcours de spécialisation en licence MIASHS
Contrairement à un BUT, la licence MIASHS n’a pas de liste nationale de parcours : chaque université construit son offre. Le choix se fait selon les cas dès Parcoursup, à la fin de la première année ou à l’entrée en troisième année.
Le parcours le plus répandu associe mathématiques et économie, sous des appellations variables : MASS (Mathématiques Appliquées et Sciences Sociales) à l’Université Gustave Eiffel, Mathématiques, économie, finances à l’Université de Lille, Économie-gestion à l’Université de Bordeaux, Science des données, statistique et économétrie à l’Université de Rennes. Il mène vers l’économétrie, la finance quantitative, l’actuariat et les études économiques.
Le parcours sciences cognitives existe notamment à l’Université de Lille et à l’Université de Bordeaux. Il croise mathématiques, informatique et étude des mécanismes de la pensée : raisonnement, mémoire, langage, perception. Il ouvre sur la recherche, l’ergonomie cognitive et les interfaces humain-machine.
Le parcours informatique et SHS, proposé par exemple à l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès, met l’accent sur l’algorithmique, la programmation, la conception, les bases de données, les systèmes et réseaux. C’est la voie la plus technique, souvent choisie par ceux qui visent un master Informatique ou MIAGE.
Certaines universités proposent enfin un parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE), comme l’Université de Caen Normandie ou l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, et un parcours Licence Accès Santé (LAS), comme l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, qui permet de candidater aux études de santé tout en validant sa licence.
L'alternance est-elle possible en licence MIASHS ?
La licence MIASHS est avant tout une formation initiale à temps plein. L’alternance y est possible, mais elle reste minoritaire et jamais en début de cursus. Voici ce qu’il faut savoir avant de candidater.
Les deux premières années se déroulent quasi systématiquement en formation initiale. Le volume de mathématiques théoriques, le rythme d’acquisition des fondamentaux et l’organisation en portail pluridisciplinaire rendent l’alternance très difficile à organiser à ce stade.
C’est en troisième année que la question se pose réellement. Une partie des universités ouvrent la L3 en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, en particulier sur les parcours à forte coloration informatique ou statistique, où les entreprises recrutent régulièrement. L’Université Toulouse 2 Jean Jaurès met par exemple en avant cette possibilité pour ses parcours MIASHS. La règle générale reste toutefois de vérifier formation par formation : deux universités voisines peuvent avoir des politiques opposées.
Le stage, lui, est la norme. La plupart des universités prévoient un stage ou un travail encadré de recherche en troisième année, obligatoire dans une partie d’entre elles. C’est souvent la première expérience professionnelle du parcours, et elle pèse lourd dans une candidature en master.
Concrètement, la différence est nette : le stage est une période d’observation et de mise en pratique, encadrée par une convention et gratifiée au-delà de deux mois. L’alternance, elle, fait de l’étudiant un salarié : contrat rémunéré en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année de contrat, frais de scolarité pris en charge, et rythme partagé entre l’université et l’entreprise. Pour les recruteurs, un diplômé passé par l’alternance arrive avec une expérience structurée et une connaissance du fonctionnement de l’entreprise, ce qui constitue un avantage réel.
Pour candidater en alternance, la démarche est double : obtenir l’accord de l’université sur ton dossier, puis trouver un employeur. Les deux doivent valider le projet avant la signature du contrat. Un profil solide en Python, en SQL et en statistique appliquée facilite considérablement la recherche.
Quelles poursuites d'études après la licence MIASHS ?
La licence MIASHS est d’abord une licence de poursuite d’études. L’Onisep est explicite sur ce point : avec une L3 validée, la plupart des diplômés continuent en master. Le bac+3 sert de socle, le bac+5 détermine le métier. C’est une donnée à intégrer dès le départ dans son projet.
Le master universitaire est la voie principale. Le master MIASHS prolonge directement la mention, mais le champ ouvert est bien plus large : master Économétrie et statistiques, master Mathématiques et Applications, master Informatique, master Actuariat, master Économie, master Finance ou master Monnaie, Banque, Assurance, Finance. Les mentions MIAGE, Sciences cognitives, Mathématiques appliquées et statistiques et Science et ingénierie des données sont également très fréquentées par les diplômés MIASHS. Les candidatures passent par la plateforme Mon Master.
Les écoles de statistique et les écoles d’ingénieurs constituent la seconde grande voie. L’ENSAI et l’ENSAE, écoles nationales de la statistique, recrutent sur concours et sur dossier des étudiants issus de L2 ou de L3 scientifiques, tout comme l’ISUP. Les écoles d’ingénieurs spécialisées en informatique et en science des données proposent des admissions parallèles en cycle ingénieur.
Les écoles de commerce accueillent aussi les profils MIASHS en admission sur titre, notamment sur les parcours finance, data et contrôle de gestion, où le double bagage quantitatif et économique est valorisé.
Enfin, deux options plus spécifiques : le master MEEF, prolongement naturel d’un parcours préparatoire au professorat des écoles, et la licence professionnelle accessible après deux ou quatre semestres validés, pour ceux qui préfèrent une insertion rapide en statistique appliquée ou en informatique de gestion.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master universitaire
|
2 ans (bac +5)
M1 + M2
|
Dossier sur Mon Master
Notes, lettre de motivation, projet pro
|
Modérée à élevée |
|
École d'ingénieurs ou de statistique
|
2 à 3 ans (bac +5)
Admission en cycle ingénieur
|
Concours ou dossier + entretien
Épreuves de maths souvent déterminantes
|
Élevée |
|
École de commerce (AST)
|
2 à 3 ans (bac +5)
Admission en 3e ou 4e année
|
Dossier + épreuves
Concours AST ou admissions directes
|
Élevée |
|
Master MEEF (enseignement)
|
2 ans (bac +5)
Préparation aux concours
|
Dossier
Voie privilégiée après un parcours PPPE
|
Modérée à élevée |
|
Licence professionnelle (après la L2)
|
1 an (bac +3)
Souvent en alternance
|
Dossier
2 à 4 semestres validés exigés
|
Faible à modérée |
Quels sont les débouchés après une licence MIASHS ?
La fiche RNCP 40806 rattache la licence MIASHS à trois grands secteurs d’activité : les activités financières et d’assurance, les activités spécialisées, scientifiques et techniques, et les activités de services administratifs et de soutien. Les codes ROME associés relèvent des études et du développement informatique, de l’administration et de l’expertise en systèmes d’information, de l’ingénierie d’études et recherche, ainsi que des études et prospectives socio-économiques.
Les secteurs qui recrutent le plus ces profils sont l’informatique & réseaux, la banque & assurance, les finances, l’intelligence artificielle, le marketing & publicité pour les études quantitatives, et la recherche & enseignement supérieur. Les parcours PPPE mènent, eux, vers l’enseignement.
Parmi les métiers concrets, on retrouve notamment : data analyst, business analyst, chef de projet informatique, développeur web et logiciel, contrôleur de gestion, auditeur financier, administrateur systèmes et réseaux ou professeur des écoles. S’y ajoutent des métiers sans page dédiée sur Thotis mais très représentatifs de la filière : statisticien, chargé d’études statistiques, économètre, chargé d’études socio-économiques, data scientist, actuaire, gestionnaire de bases de données et attaché statisticien de l’INSEE, accessible par concours.
Un point de lucidité : à l’exception des concours de la fonction publique et de quelques postes d’assistant d’études, la plupart de ces métiers se pratiquent à bac+5. La licence MIASHS ouvre les portes, le master les franchit.
Quels salaires peut-on espérer après une licence MIASHS ?
Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et varient selon le secteur, la région et surtout le niveau de diplôme atteint. Sortir directement avec un bac+3 conduit à des postes d’assistant d’études ou de technicien statistique, aux rémunérations modestes. Les salaires décollent nettement après un master, en particulier dans la banque, l’assurance et la tech, où les compétences en données sont recherchées.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Chargé d'études statistiques |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 3 000 - 3 500 € brut/mois |
Statisticien |
1 800 - 2 500 € brut/mois | 2 800 - 4 000 € brut/mois |
Data analyst (après un master) |
2 900 - 3 500 € brut/mois | 3 700 - 4 600 € brut/mois |
Attaché statisticien de l'INSEE (concours) |
env. 1 950 € brut/mois | 2 200 - 2 800 € brut/mois |
Quels établissements proposent une licence MIASHS ?
Chaque université est autonome sur les parcours qu’elle propose, sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.
