La licence Sciences biomédicales : matières, débouchés…
La licence Sciences biomédicales est un diplôme national de bac +3 (180 ECTS), délivré à l’université. Elle forme des scientifiques capables de travailler à l’interface de la chimie, de la physique et de la biologie, appliquées à la santé humaine et au médicament.
C’est une mention rare : elle n’est proposée que par l’Université Paris Cité, qui la porte seule au niveau national. Le programme s’appuie sur la collaboration entre scientifiques, médecins, odontologistes et pharmaciens de l’établissement, ce qui explique son positionnement très orienté vers le vivant et la santé.
Attention à ne pas se tromper de formation : cette licence ne comporte ni biologie animale ou végétale, ni géologie. Elle n’est donc pas adaptée à un projet tourné vers l’enseignement des SVT ou vers l’écologie. En revanche, elle propose quatre parcours bi-diplômants permettant d’obtenir une seconde licence en trois ans, ainsi qu’un itinéraire enseignement tourné vers le master MEEF.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Sciences biomédicales
C'est quoi exactement la licence Sciences biomédicales ?
C’est une licence universitaire de trois ans (180 ECTS) qui forme à l’interface de la chimie, de la physique et de la biologie appliquées à la santé humaine. Le programme couvre la biochimie, la biologie humaine (physiologie, génétique, neurobiologie, immunologie), la chimie et la physique du vivant, avec parfois des sciences cognitives et de l’ergonomie. Elle prépare surtout à une poursuite en master : 98 % des diplômés continuent leurs études.
Où peut-on suivre cette licence en France ?
Uniquement à l’Université Paris Cité. C’est la seule université accréditée pour délivrer la mention Sciences biomédicales, ce qui en fait une formation très concentrée géographiquement. Si tu cherches un cursus proche mais disponible partout en France, regarde plutôt la licence Sciences pour la santé ou la licence Sciences de la vie.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Des bacheliers généraux avec un dossier scientifique solide. La spécialité physique-chimie en terminale est jugée essentielle par la commission d’examen des vœux, associée aux mathématiques ou aux SVT. En 2025, la totalité des néo-bacheliers admis venaient du bac général. Un bon niveau en français et en anglais (B2) est également attendu, ainsi qu’une réelle capacité de travail dans la durée.
Quelles spécialités choisir au lycée pour candidater ?
L’université est explicite. En première, le trio recommandé est physique-chimie, SVT et mathématiques. En terminale, il faut impérativement conserver la physique-chimie, et idéalement garder les SVT ou les mathématiques, ou à défaut l’option mathématiques complémentaires. Les doublettes scientifiques incluant la physique-chimie sont explicitement valorisées par la commission d’examen des vœux. Un dossier sans physique-chimie en terminale a très peu de chances d’aboutir.
Quelle est la sélectivité de la licence Sciences biomédicales ?
Elle est réelle. En 2025, la formation a reçu 8 384 vœux pour 160 places, a envoyé 1 614 propositions et accueilli 162 admis, soit un taux d’accès de 23 %. Parmi les admis, 92 % des bacheliers généraux avaient une mention au bac. Les doubles licences sont encore plus tendues : la double licence Sciences biomédicales / Psychologie ne compte que 6 places pour 1 492 candidats.
Quel est le programme de la licence Sciences biomédicales ?
Six semestres de 13 à 16 semaines, environ 250 heures de cours par semestre, soit une vingtaine d’heures hebdomadaires auxquelles s’ajoute autant de travail personnel. En première année : biologie, physique, biochimie et chimie comme matières fondamentales, complétées par les mathématiques appliquées, la méthodologie universitaire, l’informatique, l’anglais et une UE d’orientation. La spécialisation intervient en L3 avec des itinéraires comme chimie-biochimie, neurobiologie-biochimie ou sciences cognitives et ergonomie.
Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?
Il n’y a pas d’alternance dans cette licence. Le stage est fortement recommandé mais facultatif : un stage d’au moins 5 semaines peut être valorisé dans une UE au choix du sixième semestre, et le bureau des stages accompagne les étudiants dans leurs recherches. En revanche, un travail d’étude et de recherche est obligatoire en troisième année, mené de décembre à mai, et constitue la vraie mise en situation du cursus.
Quelle différence avec la licence Sciences de la vie ?
La licence Sciences biomédicales est centrée sur la santé humaine et le médicament, avec une forte composante chimie et physique. La licence Sciences de la vie couvre un spectre biologique plus large, incluant la biologie animale et végétale, l’écologie et l’environnement, absentes de la licence biomédicale. Le choix se joue donc sur le projet : santé et industrie pharmaceutique d’un côté, biologie du vivant au sens large de l’autre.
Quelles poursuites d'études et quels métiers après ?
98 % des diplômés poursuivent leurs études, dont 85 % en master. Les débouchés directs à bac +3 restent limités : technicien de laboratoire de recherche, technicien biochimiste en contrôle industriel, assistant ingénieur, rédacteur ou médiateur scientifique. Après un master, le taux d’insertion atteint 95 % à 30 mois, avec 75 % des diplômés qui accèdent à des postes d’ingénieurs, cadres ou professions intellectuelles supérieures.
Combien coûte la licence Sciences biomédicales ?
Les frais correspondent aux droits universitaires nationaux, soit 178 € par an pour la session 2026, auxquels s’ajoute la CVEC. Les étudiants boursiers en sont exonérés. La formation ouvre par ailleurs droit aux bourses sur critères sociaux via le dossier social étudiant.
Licence Sciences biomédicales VS Sciences pour la santé VS Sciences de la vie
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie vers les sciences de la santé
| Cette formation Licence Sciences biomédicales Bac +3 à l'université, à l'interface chimie, physique, biologie | Licence Sciences pour la santé Bac +3 à l'université, santé humaine et santé publique | Licence Sciences de la vie Bac +3 à l'université, biologie générale | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
| Où la suivre ? | 1 seule universitéUniversité Paris Cité uniquementAucune alternative géographique |
Nombreuses universitésPrésente dans la plupart des académies |
Quasiment partoutLa mention scientifique la plus répandue |
| Stages et alternance | Pas d'alternanceStage facultatif de 5 semaines minimum, valorisable au S6Travail d'étude et de recherche obligatoire en L3 |
Pas d'alternanceStage souvent obligatoire, généralement en L3 |
Alternance rare, surtout en licence professionnelleStage variable selon les universités |
| Admission | ParcoursupBac général avec physique-chimie en terminale100 % des néo-bacheliers admis en 2025 venaient du bac général |
ParcoursupBac général à dominante scientifiqueSTL ou STI2D acceptés avec un bon dossier |
ParcoursupBac général, parfois STL |
| Matières clés |
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- Biochimie
- Biologie humaine
- Chimie
- Physique du vivant
- Anatomie et physiologie
- Biochimie, microbiologie, immunologie
- Épidémiologie et santé publique
- Biologie cellulaire
- Biologie animale et végétale
- Écologie
Comment intégrer la licence Sciences biomédicales ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La formation est publique et universitaire : les droits d’inscription s’élèvent à 178 € par an, auxquels s’ajoute la CVEC, avec exonération pour les boursiers.
Au moment de formuler ton vœu, tu choisis entre plusieurs entrées : le portail Sciences biomédicales, qui constitue la voie principale, ou l’une des quatre doubles licences proposées avec le droit, l’économie-gestion, les mathématiques ou la psychologie. Ces doubles licences ne comptent que 6 places chacune et sont donc extrêmement tendues.
Les attendus sont clairement scientifiques. La commission d’examen des vœux considère comme essentielles les notes et classements en physique-chimie en terminale, ainsi qu’en mathématiques ou en SVT. Les doublettes de spécialités scientifiques incluant la physique-chimie sont explicitement valorisées. Un niveau B2 en anglais et une bonne maîtrise du français écrit et oral sont également attendus.
La grille d’analyse publiée sur Parcoursup est sans ambiguïté sur la hiérarchie des critères : les résultats scolaires pèsent 80 % de l’évaluation, la motivation et la cohérence du projet 10 %, les méthodes de travail 5 % et le savoir-être 5 %. Autrement dit, le dossier académique fait l’essentiel de la décision, mais la lettre de motivation reste le seul endroit où tu peux montrer que tu as compris les spécificités de cette licence.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~32 % | ||
| Bac technologique | 0 % | ||
| Bac professionnel | 0 % |
🔄 Intégrer la licence Sciences biomédicales en cours de cursus
L’entrée directe en L2 ou en L3 se fait sur dossier auprès de l’UFR des Sciences fondamentales et biomédicales. Une commission pédagogique examine le dossier académique, la motivation et la capacité d’accueil, en vérifiant que la formation antérieure a bien apporté les attendus scientifiques et la maîtrise du français et de l’anglais. Dans l’autre sens, des sorties existent aussi : le DU PaRéO au cours du premier semestre, une réorientation en S2 dans une autre licence, ou une entrée en BTS ou en BUT ouvrant en février.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection se fait uniquement sur dossier, sans entretien. Le classement est établi par une commission composée des enseignants de la formation, à partir des bulletins, de la fiche Avenir et du projet de formation motivé.
Sur le plan scientifique, les évaluateurs regardent d’abord les notes et les classements en physique-chimie de terminale, puis en mathématiques ou en SVT. Les résultats de première comptent aussi, à un degré moindre. Pour les candidats de bac technologique, la grille prévoit une lecture spécifique des notes de STL (physique-chimie, mathématiques, biochimie-biologie-biotechnologie) et de ST2S (chimie, biologie, physiopathologie humaine), mais les chiffres 2025 montrent que ces profils n’accèdent pas à la formation dans les faits.
Sur le plan des compétences générales, les notes de français écrit et oral, de philosophie et de langue vivante entrent dans l’évaluation. Ce n’est pas un détail : la formation insiste sur la capacité à rédiger un rapport scientifique et à soutenir un travail à l’oral, deux exercices centraux en troisième année.
Sur le plan de la motivation, l’établissement est explicite dans ses conseils aux candidats : la lettre doit démontrer que tu connais les spécificités de la formation et que ton projet leur correspond. Une lettre générique sur l’amour de la biologie sera contre-productive, puisque cette licence ne contient ni biologie animale ni biologie végétale. Mentionne plutôt l’interface chimie-physique-biologie, l’orientation vers la santé humaine et le médicament, ou l’itinéraire que tu vises. Le parcours post-bac des candidats en réorientation est également considéré comme très important, ce qui reflète le poids de ces profils dans les admissions.
Quel est le programme de la licence Sciences biomédicales ?
La licence est organisée en six semestres de 13 à 16 semaines, à temps plein. Le volume horaire tourne autour de 250 heures par semestre, soit une vingtaine d’heures de cours hebdomadaires, auxquelles il faut ajouter à peu près autant de travail personnel : c’est la règle d’or annoncée par l’université, une heure de travail à la maison pour une heure d’enseignement. L’ensemble combine cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques et projets, certaines UE fonctionnant en pédagogie inversée ou en format hybride sur des plateformes numériques dédiées.
La première année pose le socle avec quatre matières fondamentales : biologie, physique, biochimie et chimie. S’y ajoutent des enseignements complémentaires et transverses, à savoir les mathématiques appliquées aux sciences, l’informatique, l’anglais, la méthodologie du travail universitaire et une UE d’orientation. Chaque étudiant est reçu dès le deuxième jour de la rentrée par un enseignant référent qui le suivra pendant les trois ans, et l’année démarre par un dispositif de quinze jours destiné à réviser les prérequis et à travailler la méthode.
La spécialisation est progressive et se joue surtout en troisième année, où l’étudiant choisit un itinéraire combinant deux dominantes : chimie-physique, chimie-biochimie, chimie-chimie physique, biologie des agents infectieux et biochimie, neurobiologie et biochimie, neurobiologie et physique, neurobiologie et sciences cognitives, ou encore sciences cognitives, ergonomie et physique. Ce choix conditionne directement le master accessible ensuite. Un itinéraire enseignement permet par ailleurs de candidater en master MEEF, et les parcours bi-diplômants mutualisent les UE transverses pour permettre de suivre deux licences en parallèle, chaque étudiant validant environ deux tiers des UE de chacune.
Côté évaluation, chaque UE vaut 3, 6 ou 9 ECTS et donne lieu à un contrôle continu intégral, à un examen terminal, ou aux deux. Pour valider un semestre, il faut obtenir la moyenne dans le bloc d’UE fondamentales et la moyenne générale du semestre. Il n’y a pas de compensation semestrielle en session initiale, seulement en session de seconde chance. Le diplôme s’obtient à 180 ECTS.
- Biologie cellulaire et moléculaire
- Biochimie structurale et métabolique
- Physiologie humaine
- Génétique
- Immunologie
- Neurobiologie
- Chimie générale et organique
- Chimie analytique
- Physique du vivant
- Thermodynamique
- Travaux pratiques de biologie, biochimie, chimie et physique
- Techniques de mesure et manipulation d'appareils
- Hygiène et sécurité
- Métrologie et calcul d'incertitudes
- Mathématiques appliquées aux sciences
- Statistiques
- Informatique et outils numériques
- Sciences cognitives et ergonomie, selon l'itinéraire
- Anglais scientifique
- Expression écrite et orale
- Méthodologie du travail universitaire
- UE d'orientation
Stages, recherche et alternance : à quoi s'attendre ?
La licence Sciences biomédicales ne se prépare pas en alternance. C’est une formation académique à temps plein, pensée comme une préparation au master plutôt que comme une porte d’entrée immédiate sur le marché du travail. Si l’alternance est un critère décisif pour toi, regarde plutôt du côté du BUT Génie Biologique ou du BTS Analyses de Biologie Médicale.
Le stage est facultatif mais fortement recommandé. L’université incite les étudiants à en réaliser un dès que possible, même si dans les faits il intervient le plus souvent entre la deuxième et la troisième année, ou en fin de cursus. Un stage d’au moins cinq semaines peut être valorisé dans le cadre d’une UE transverse au choix du sixième semestre. Un bureau des stages accompagne les étudiants dans leurs recherches et leurs démarches administratives.
La vraie mise en situation du cursus est ailleurs : le travail d’étude et de recherche est une UE obligatoire de troisième année, menée de décembre à mai. C’est un projet tutoré de longue haleine, qui mobilise la démarche expérimentale, l’analyse de données et la restitution écrite et orale. Pour un étudiant qui vise un master recherche ou un doctorat, c’est la pièce maîtresse du dossier.
La mobilité internationale constitue une troisième forme d’expérience. Les étudiants montent leur projet dès la fin du troisième semestre pour partir un semestre (S5 ou S6) ou toute l’année de L3, via Erasmus+ ou le programme BCI. Une dizaine d’étudiants par an effectuent au moins un semestre à l’étranger, notamment à Londres, Séville, Barcelone, Lisbonne, Montréal ou Sherbrooke. Les étudiants en double licence peuvent aussi partir un an, mais ils obtiennent alors leurs deux diplômes en quatre ans.
Quelles poursuites d'études après la licence Sciences biomédicales ?
Il faut le dire clairement : cette licence n’est pas conçue pour une insertion professionnelle immédiate. L’université l’écrit noir sur blanc, le taux d’insertion en sortie de licence est très faible, et 98 % des diplômés poursuivent leurs études, dont 85 % en master. Le bac +3 est ici une étape, pas une fin de parcours.
Le master universitaire est donc la voie principale. Le choix doit être cohérent avec l’itinéraire suivi en L3 : un profil chimie-biochimie n’ouvre pas les mêmes portes qu’un profil neurobiologie et sciences cognitives. Parmi les mentions accessibles, on retrouve le master Biologie-Santé, le master Ingénierie de la santé, le master Chimie ou le master Santé publique. Les candidatures passent par Mon Master.
Ce point mérite d’être anticipé dès la deuxième année : le choix de l’itinéraire de L3 conditionne directement les masters accessibles. Un profil chimie-biochimie ne vise pas les mêmes mentions qu’un profil neurobiologie et sciences cognitives, et une candidature incohérente avec le parcours suivi passe rarement la sélection. Les étudiants issus des parcours bi-diplômants disposent quant à eux d’un éventail plus large, puisqu’ils peuvent candidater dans la continuité de l’une des deux licences ou à l’interface des deux, ce qui reste l’intérêt principal de ces cursus exigeants.
Les écoles d’ingénieurs sont accessibles en admission sur titre. La licence dispose notamment d’une convention avec l’ISEP, qui facilite l’intégration des diplômés sous conditions. Certains masters de Sciences Po sont également ouverts en fin de L3.
Enfin, l’itinéraire enseignement permet de candidater en master MEEF pour se diriger vers les concours de l’enseignement, à condition d’avoir construit ce projet dès la licence.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master universitaire scientifique
|
2 ans (bac +5)
M1 + M2, voie choisie par 85 % des diplômés
|
Dossier via Mon Master
Cohérence avec l'itinéraire suivi en L3, notes, projet
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Modérée à élevée |
|
Master de Sciences Po
|
2 ans (bac +5)
Accessible sous conditions en fin de L3
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Procédure propre à l'établissement
Dossier, projet professionnel, parfois épreuves
|
Très élevée |
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École d'ingénieurs en admission sur titre
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2 à 3 ans (bac +5)
Entrée en cycle ingénieur
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Dossier et entretien
Convention entre la licence et l'ISEP
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Élevée |
|
Master MEEF, vers l'enseignement
|
2 ans (bac +5)
Accessible via l'itinéraire enseignement de la licence
|
Dossier
Projet professionnel tourné vers l'enseignement
|
Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après une licence Sciences biomédicales ?
Les débouchés directs à bac +3 existent mais restent minoritaires, puisque la quasi-totalité des diplômés poursuivent en master. La fiche RNCP de la mention identifie néanmoins des emplois accessibles dès la licence : technicien biologiste ou chimiste en recherche et développement, technicien biochimiste en laboratoire d’analyse ou de contrôle industriel, technicien de laboratoire de recherche, assistant ingénieur en sciences chimiques ou en sciences du vivant, assistant technique d’ingénieur en études et recherche, rédacteur scientifique ou médiateur scientifique.
Les secteurs d’activité visés sont les industries chimiques, les industries pharmaceutiques, les activités de contrôle et d’analyses techniques, et la recherche et développement en sciences physiques et naturelles. Le secteur biomédical connaît une expansion rapide en France, portée par les créations de start-up et de biotechs et par les approches thérapeutiques innovantes comme les nanoparticules ou la vectorisation, ce qui soutient la demande de profils capables de circuler entre chimie, physique et biologie.
Après un master, l’éventail s’élargit considérablement : agroalimentaire, biotechnologies, chimie, cosmétologie, environnement, enseignement, culture scientifique, santé et recherche. 75 % des diplômés accèdent alors à des postes d’ingénieurs, de cadres ou de professions intellectuelles supérieures, et 19 % rejoignent la fonction publique de catégorie A.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés après une poursuite d’études, on retrouve cosmétologue, data analyst en biostatistique, attaché de recherche clinique, chargé d’affaires réglementaires, ingénieur de recherche en laboratoire public ou privé, chef de projet en biotechnologies, responsable qualité en industrie pharmaceutique ou cosmétique, chargé de pharmacovigilance, ou encore enseignant pour ceux qui empruntent l’itinéraire enseignement puis le master MEEF.
Quels salaires peut-on espérer après une licence Sciences biomédicales ?
Les rémunérations qui suivent concernent les postes accessibles directement à bac +3, dans le secteur privé comme dans la recherche publique. Elles restent modestes, ce qui explique en partie pourquoi la quasi-totalité des diplômés poursuit en master. Dans la fonction publique, les montants indiciaires s’entendent hors primes : le régime indemnitaire (IFSE) peut relever sensiblement la rémunération réelle selon l’établissement et le poste.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Technicien de laboratoire, secteur privé |
1 750 - 2 100 € brut/mois | 2 275 - 2 500 € brut/mois |
Technicien de recherche et de formation, ITRF |
1 836 € brut/mois hors primes | 1 900 - 2 200 € net/mois avec l'IFSE |
Assistant ingénieur, ITRF |
1 850 € brut/mois hors primes | 2 000 - 2 500 € net/mois avec l'IFSE |
Attaché de recherche clinique |
1 867 - 2 608 € brut/mois | Variable selon le promoteur et le secteur |
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98 %
des diplômés de la licence Sciences biomédicales poursuivent leurs études, dont 85 % en master
Le taux d'insertion après le master atteint 95 % à 30 mois · source : Université Paris Cité |
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Quels établissements proposent une licence Sciences biomédicales ?
La mention Sciences biomédicales n’est délivrée que par l’Université Paris Cité, qui propose le portail principal et quatre doubles licences. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup, programme, itinéraires de L3 disponibles, poursuites d’études.
Quelles sont les alternatives à la licence Sciences biomédicales ?
La licence Sciences biomédicales n’existant que dans une seule université, il est indispensable de prévoir des vœux de repli. Les plus proches sont la licence Sciences pour la santé, la licence Sciences de la vie, la licence Biologie et la licence Chimie, Sciences de la vie, toutes présentes dans de nombreuses académies. Pour un profil plus tourné vers les sciences fondamentales, la licence Physique, Chimie et la prépa BCPST ouvrent sur les écoles d’ingénieurs et vétérinaires. Si tu préfères un cursus court et professionnalisant, regarde le BUT Génie Biologique ou le BTS Analyses de Biologie Médicale. Compare toutes les formations du secteur Biologie & Pharmaceutique !
