Le BTSA Productions Animales : matières, débouchés…
Le BTSA Productions Animales est un diplôme national de bac+2 (niveau 5) délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire un atelier d’élevage, de piloter un système de production animale et de conseiller des éleveurs : alimentation, reproduction, génétique, santé et bien-être animal, gestion technico-économique.
Point important à connaître avant de candidater : depuis la rentrée 2025, le diplôme a été rénové et s’intitule officiellement BTSA Métiers de l’élevage : développement, production, conseil (fiche RNCP39685). Il remplace l’ancien BTSA Productions animales (fiche RNCP38655). Sur Parcoursup, tu le trouveras donc sous l’intitulé « BTS Agricole Métiers de l’élevage : développement, production et conseil ». Le cœur du métier ne change pas, mais l’agroécologie, le bien-être animal et le conseil aux éleveurs prennent plus de place.
La formation repose sur 8 blocs de compétences, dont 5 professionnels, et se prépare en lycée agricole, en CFA ou en MFR, en formation initiale ou en apprentissage. Elle inclut 12 à 16 semaines de stage et confère la capacité professionnelle agricole, indispensable pour s’installer comme éleveur avec les aides. Les élevages étudiés couvrent les bovins (lait et viande), les ovins, les caprins, les porcins, les volailles et palmipèdes, les équins et les lapins, selon les supports disponibles dans l’établissement.
📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA Productions Animales
C'est quoi exactement le BTSA Productions Animales ?
Le BTSA Productions Animales est un diplôme national de niveau bac+2 délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire un atelier d’élevage, de piloter un système de production animale et de conseiller des éleveurs. La formation se déroule en deux ans dans un lycée agricole, un CFA ou une MFR, en formation initiale ou en apprentissage, et s’appuie sur 12 à 16 semaines de stage.
Le BTSA Productions Animales existe-t-il toujours ?
Oui, mais sous un nouveau nom. Depuis la rentrée 2025, le diplôme a été rénové et s’intitule officiellement BTSA Métiers de l’élevage : développement, production, conseil (fiche RNCP39685). Il remplace l’ancien BTSA Productions animales (fiche RNCP38655). Sur Parcoursup, tu le trouveras sous l’intitulé BTS Agricole Métiers de l’élevage : développement, production et conseil. Le contenu reste centré sur l’élevage, avec un accent renforcé sur l’agroécologie, le bien-être animal et le conseil.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Tous les bacheliers peuvent candidater. Trois profils dominent : le bac technologique STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), qui est la filière de référence, le bac professionnel CGEA (conduite et gestion de l’entreprise agricole) ou gestion de l’entreprise hippique, et le bac général avec des spécialités scientifiques. Les attendus nationaux insistent sur l’intérêt pour le monde animal, les processus biologiques, l’agroécologie, ainsi que sur des compétences en biologie, physique-chimie et mathématiques.
Comment candidater au BTSA Productions Animales ?
La candidature se fait via Parcoursup. Le dossier repose sur les bulletins, la fiche Avenir et le projet de formation motivé. Sur les fiches Parcoursup consultées, la motivation et la cohérence du projet professionnel pèsent autant que les notes, parfois davantage : elles représentaient jusqu’à un tiers de la grille d’analyse. Une expérience concrète en élevage, même familiale, un stage ou une visite d’exploitation valorisent nettement le dossier. Si tu veux faire ce BTSA en apprentissage, formule aussi un vœu sous statut scolaire, car l’inscription n’est effective qu’une fois le contrat signé.
Est-ce que le BTSA Productions Animales est gratuit ?
Cela dépend de l’établissement. Dans les lycées agricoles publics, la formation est gratuite : les fiches Parcoursup consultées indiquent aucun frais de scolarité, y compris pour les non-boursiers. Dans les établissements privés sous contrat et les MFR, il faut compter des frais de scolarité annuels, par exemple 1 411 euros par an à l’institut agricole de Genech pour l’année 2025-2026. En apprentissage, la formation est prise en charge et tu perçois une rémunération. L’inscription ouvre droit aux bourses sur critères sociaux.
Quel est le programme du BTSA Productions Animales ?
Le diplôme est organisé autour de huit blocs de compétences, dont cinq sont professionnels : conduire des productions animales, piloter un système d’élevage, organiser l’activité de production, répondre à une problématique zootechnique et accompagner le changement socio-technique. La zootechnie est la matière reine avec environ 7 h 30 de cours par semaine. S’y ajoutent les sciences économiques, sociales et de gestion (environ 3 h 30), la biologie-écologie-physique-chimie (environ 2 h), l’agronomie et les sciences des équipements (environ 1 h 30), puis les matières générales : économie, expression, anglais, mathématiques, statistiques et informatique.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Les deux existent. En formation initiale, la période de formation en milieu professionnel dure 12 à 16 semaines, dont 10 semaines prises sur la scolarité, avec un stage principal d’au moins 8 semaines et la possibilité de partir à l’étranger. L’apprentissage est très répandu en BTSA, y compris dès la première année : près de la moitié des apprenants en BTSA suivent leur formation en apprentissage selon le ministère de l’Agriculture. Attention, l’entreprise d’accueil doit disposer d’un atelier d’élevage suffisamment développé pour valider le contrat.
Quels métiers après le BTSA Productions Animales ?
Les emplois accessibles listés sur la fiche RNCP sont : responsable et technicien d’élevage, contrôleur de performance, inséminateur, technicien d’expérimentation, technicien conseiller, contrôleur ou auditeur, et inspecteur. Les employeurs sont les exploitations agricoles, les chambres d’agriculture, les coopératives, les centres d’insémination, les organismes de contrôle de performance, les entreprises d’alimentation animale et les fermes expérimentales. Le diplôme confère aussi la capacité professionnelle agricole, indispensable pour s’installer comme éleveur avec les aides.
Peut-on devenir vétérinaire après ce BTSA ?
Oui, c’est une voie qui existe et qui a été facilitée. Depuis 2024, un concours réservé aux titulaires de BTSA et BTS permet d’accéder aux écoles nationales vétérinaires et aux écoles d’ingénieurs agronomiques. Il se prépare soit pendant la deuxième année de BTSA, soit via une classe passerelle d’un an en lycée. Attention, le nombre de places offertes par cette voie reste très limité : il s’agit d’un parcours exigeant, pas d’une passerelle automatique. Les écoles d’ingénieurs agro sont, elles, nettement plus accessibles aux profils BTSA.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes. Bonne nouvelle : le BTSA Productions Animales reste peu sélectif dans l’ensemble. Sur les fiches Parcoursup consultées, la plupart des candidats étaient classés, et les lycées les plus demandés affichaient un taux d’accès compris entre 59 % et 70 %.
BTSA Productions Animales VS BTSA ACSE VS Prépa BCPST
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans l'élevage
| Cette formation BTSA Productions Animales Devenu BTSA Métiers de l'élevage | BTSA ACSE Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole | Prépa BCPST Biologie, chimie, physique et sciences de la Terre | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +2)Lycée agricole · semestrialisé |
2 ans (bac +2)Lycée agricole |
2 ans (sans diplôme)Lycée · temps plein |
| Alternance | Oui, dès la 1re annéeTrès répandue en CFA et MFR |
Oui, dès la 1re annéeTrès répandue |
NonFormation initiale uniquement |
| Admission | ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général19 à 30 % des places priorisées bac pro |
ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général |
ParcoursupBac général, spé maths et SVT ou physique-chimie |
| Ce que tu apprends |
|
|
|
| À la sortie |
|
|
|
- Zootechnie (7 h 30 par semaine)
- Alimentation, reproduction, génétique
- Santé et bien-être animal
- Technicien ou responsable d'élevage
- Conseiller, inséminateur
- Capacité professionnelle agricole
- Agronomie et productions
- Gestion, comptabilité, stratégie
- Pilotage d'exploitation
- Chef d'exploitation
- Conseiller d'entreprise agricole
- Biologie, géologie
- Maths, physique, chimie
- Écoles vétérinaires
- Écoles d'ingénieurs agro
- Aucune insertion directe
Comment intégrer le BTSA Productions Animales ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup, sous l’intitulé « BTS Agricole Métiers de l’élevage : développement, production et conseil ». La formation est proposée dans une quarantaine d’établissements répartis sur tout le territoire, outre-mer compris : lycées agricoles publics, établissements privés sous contrat, MFR et CFA. Il existe aussi une version entièrement à distance via l’Institut Agro Enseignement à distance.
Tous les bacheliers peuvent candidater, mais trois profils dominent. Le bac technologique STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) est la filière de référence du BTSA. Le bac professionnel CGEA (conduite et gestion de l’entreprise agricole) ou gestion de l’entreprise hippique est très représenté, notamment chez les candidats qui ont déjà une expérience d’élevage. Enfin, le bac général avec des spécialités scientifiques reste une voie courante, en particulier pour ceux qui visent ensuite une école d’ingénieurs ou une école vétérinaire.
Un point à connaître : dans tous les BTS et BTSA, un pourcentage minimal de places est priorisé pour les bacheliers professionnels. Sur les fiches Parcoursup consultées pour la session 2026, ce taux allait de 19 % à 30 % selon l’établissement. Concrètement, si tu viens d’un bac pro agricole, tes chances sont structurellement renforcées.
Les attendus nationaux sont explicites. Côté intérêts, les établissements cherchent des candidats qui s’intéressent au monde animal et au secteur de l’élevage, aux processus biologiques et techniques (reproduction, production, biodiversité, bien-être animal), aux activités expérimentales sur le terrain ou en laboratoire, ainsi qu’à l’agroécologie et aux transitions écologiques et climatiques. Côté capacités, il faut disposer de bases en biologie, physique-chimie, mathématiques et informatique, savoir s’exprimer à l’écrit comme à l’oral pour argumenter, et faire preuve d’autonomie, d’organisation et de capacité à décider.
| Type de bac | Part des admis (moyenne) | Fourchette selon les lycées | Accès relatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | Sans priorité légale | ||
| Bac technologique (STAV) | Filière de référence | ||
| Bac professionnel | 19 à 30 % des places |
🔄 Intégrer le BTSA Productions Animales autrement que juste après le bac
Plusieurs voies existent. En formation professionnelle continue, un candidat peut se présenter après deux années d’activité professionnelle à temps plein, même sans le bac. La validation des acquis de l’expérience est ouverte, bloc de compétences par bloc de compétences : la réussite à un bloc donne lieu à une attestation de capacité qui dispense de l’épreuve correspondante. Enfin, les titulaires d’un autre BTSA ou BTS peuvent préparer ce diplôme en un an seulement, pour acquérir une double compétence.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection se fait sur dossier, examiné par une commission composée des enseignants de la formation. Certains établissements ajoutent un entretien de motivation. Il n’y a pas d’épreuve écrite.
Ce qui frappe en lisant les grilles d’analyse publiées sur Parcoursup, c’est le poids de la motivation. Dans les fiches consultées, les résultats scolaires ne représentaient que 25 % à 34 % de la grille, tandis que la motivation, la cohérence du projet professionnel et le savoir-être pesaient ensemble les deux tiers restants. Un établissement classe même explicitement la « capacité des candidats à se projeter vers leur projet professionnel » comme critère très important, au même niveau que l’aptitude à valoriser un parcours et des expériences antérieures.
Sur le plan scolaire, les matières regardées en priorité sont les sciences, et surtout la biologie. Certains établissements évaluent aussi la progression des moyennes plutôt que leur niveau absolu, ce qui laisse une vraie chance aux candidats qui se sont réveillés en terminale. Le niveau en anglais et les notes des épreuves anticipées de français peuvent également compter.
Sur le plan de l’expérience, c’est là que tout se joue. Une expérience professionnelle en élevage, même sur l’exploitation familiale, un stage, une visite d’exploitation en France ou à l’étranger, la participation à un concours agricole ou à un salon : autant d’éléments qui démontrent que tu sais ce que représente le métier. Certains établissements valorisent explicitement la présence aux journées portes ouvertes de la formation. C’est un signal simple à envoyer et beaucoup de candidats l’oublient.
Sur le plan du savoir-être, les commissions scrutent l’autonomie, l’assiduité, la capacité à fournir des efforts, l’organisation et l’esprit d’équipe. Ce n’est pas décoratif : le BTSA impose des semaines d’astreinte sur l’exploitation du lycée, avec des animaux à soigner tôt le matin et le week-end. Les jurys cherchent des candidats qui tiendront ce rythme.
Quel est le programme du BTSA Productions Animales ?
Le BTSA Productions Animales représente environ 1 800 heures de cours sur deux ans, auxquelles s’ajoutent 12 à 16 semaines de stage. Depuis la rénovation de 2025, le diplôme est organisé en huit blocs de compétences évalués à travers huit épreuves obligatoires, avec une logique de semestrialisation : de nombreux établissements basculent vers un contrôle certificatif en cours de formation intégral, d’autres conservent une part d’épreuves terminales, historiquement autour de 50 % de la note. Cinq blocs sont strictement professionnels : conduire des productions animales, piloter un système d’élevage, organiser l’activité de production, répondre à une problématique zootechnique située et accompagner le changement socio-technique. Les trois autres sont généraux : s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, construire son projet personnel et professionnel, communiquer dans des contextes variés. La zootechnie est la matière reine, avec environ 7 h 30 par semaine consacrées à la conduite et à la stratégie d’élevage, à la croissance et à la reproduction des animaux, à la nutrition et à la santé animale. Viennent ensuite les sciences économiques, sociales et de gestion (environ 3 h 30), la biologie-écologie-physique-chimie (environ 2 h) et l’agronomie associée aux sciences des équipements (environ 1 h 30), sans oublier les enseignements d’initiative locale dont le contenu est décidé par l’équipe pédagogique. Beaucoup de thèmes sont traités en pluridisciplinarité, et les travaux pratiques hebdomadaires sur l’exploitation du lycée constituent la colonne vertébrale pédagogique de la formation.
- Zootechnie (7 h 30 par semaine)
- Alimentation et système fourrager
- Reproduction et génétique
- Biologie, écologie, physique-chimie
- Santé et bien-être animal
- Agronomie et sciences des équipements
- Conduite du pâturage et des cultures fourragères
- Agroécologie et transitions
- Gestion des impacts environnementaux
- Sciences économiques, sociales et de gestion (3 h 30 par semaine)
- Organisation du travail et gestion des ressources humaines
- Santé et sécurité au travail, biosécurité
- Démarche qualité et transformation fermière
- Mathématiques et statistiques
- Méthodologie d'enquête et d'expérimentation
- Technologies de l'informatique et du multimédia
- Sciences économiques et sociales
- Communication et conduite d'entretien
- Sociologie des exploitations agricoles
- Techniques de conseil et d'animation de groupe
- Économie générale et enjeux de société
- Expression, communication, éducation socioculturelle
- Anglais
- Éducation physique et sportive
- Enseignements d'initiative locale
L'alternance est-elle possible en BTSA Productions Animales ?
Oui, et bien plus largement que dans la plupart des formations post-bac. Selon le ministère de l’Agriculture, près de la moitié des apprenants en BTSA réalisent leur formation en apprentissage. Contrairement au BUT ou à certaines licences, l’alternance est accessible dès la première année.
Quels rythmes d’alternance ?
Les rythmes varient selon le centre de formation, mais l’ordre de grandeur est constant : environ 40 semaines en CFA et 54 semaines en entreprise sur les deux années, plus 10 semaines de congés payés. Certains centres annoncent une répartition de 40 % en centre de formation et 60 % en entreprise. Concrètement, tu passes la majeure partie de ton temps sur le terrain.
Quelle entreprise d’accueil ?
C’est la condition la plus contraignante. L’entreprise support doit obligatoirement disposer d’un atelier d’élevage suffisamment développé pour compléter la formation dispensée au CFA, avec un suivi technique complet de la production. Selon les centres, d’autres exigences s’ajoutent : une localisation géographique donnée, une fiche d’aptitude médicale délivrée par le service de médecine du travail de la Mutualité sociale agricole dont dépend l’employeur. Et surtout, seule la signature du contrat permet le démarrage de la formation.
Comment candidater en alternance ?
Le passage par Parcoursup reste la règle. Le conseil donné par les centres est toujours le même : dépose ta candidature dès janvier, et formule aussi un vœu sous statut scolaire en parallèle. Ainsi, si tu ne trouves pas de contrat à temps, tu conserves une place en formation initiale. Certains centres organisent un entretien avec un formateur et acceptent des entrées permanentes, le contrat pouvant débuter dès juillet.
Alternance ou formation initiale : quelle différence concrète ?
En formation initiale, tu réalises 12 à 16 semaines de stage, dont 10 prises sur la scolarité, avec un stage principal d’au moins 8 semaines et la possibilité de partir à l’étranger, parfois avec une bourse Erasmus. En apprentissage, tu es salarié, tu cotises et tu perçois une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon ton âge et l’année de contrat. Tu accumules surtout deux années complètes de pratique en élevage, ce qui compte énormément dans un secteur où les employeurs recherchent avant tout de la technicité de terrain et une vraie connaissance des animaux.
Quelles poursuites d'études après le BTSA Productions Animales ?
Le BTSA est un diplôme professionnalisant, conçu pour permettre une insertion directe. Mais la poursuite d’études est devenue très courante, et certains établissements annoncent jusqu’à trois diplômés sur quatre qui continuent. Plusieurs stratégies coexistent, de la spécialisation courte en quelques mois au cursus long jusqu’au diplôme d’ingénieur ou de vétérinaire.
Les certificats de spécialisation sont la voie la plus rapide. Ils se préparent en alternance, en moins d’un an, et permettent de se spécialiser sur une conduite d’élevage précise : élevage laitier, élevage porcin, élevage des équidés. C’est un très bon accélérateur d’embauche quand tu sais déjà quelle filière tu veux rejoindre.
Le second BTSA en un an permet d’acquérir une double compétence. Un titulaire du BTSA Productions Animales peut par exemple compléter son profil avec un BTSA ACSE pour la dimension gestion d’entreprise, ou un BTSA Technico-commercial pour s’orienter vers la vente en agrofourniture.
Le bachelor agro est la grande nouveauté. À compter de la rentrée 2026, l’enseignement agricole propose ce diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie, de niveau bac+3 et délivrant le grade de licence. Il a été conçu comme un pont entre le BTSA et le titre d’ingénieur agronome, avec des mentions permettant de se spécialiser en agriculture, agroalimentaire, équipements agricoles, entrepreneuriat ou management.
Les licences professionnelles restent une voie classique, en un an après le BTSA, dans les domaines des productions animales, du conseil en élevage ou du management des organisations agricoles. Il est aussi possible de rejoindre une licence Sciences de la vie ou une licence Biologie à l’université, puis d’enchaîner sur un master via la plateforme Mon Master, en gardant en tête que la marche est plus haute qu’après une licence générale.
Les écoles d’ingénieurs et les écoles vétérinaires sont accessibles par un concours réservé aux titulaires de BTSA et BTS. Depuis 2024, ce parcours a été simplifié : les concours agro et véto peuvent être organisés au cours de la deuxième année de BTSA, avec une admission donnée dès la fin du diplôme, et une classe passerelle d’un an en lycée reste proposée. Les écoles d’ingénieurs en agronomie et agroalimentaire sont la cible la plus réaliste. L’accès aux écoles nationales vétérinaires par cette voie existe bel et bien, et les écoles apprécient la connaissance du terrain des profils BTSA, mais le nombre de places reste très faible.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Certificat de spécialisation (CS)
|
Moins d'un an
Élevage laitier, porcin, équidés
|
Dossier + contrat
En alternance, directement auprès du centre
|
Faible à modérée |
|
Second BTSA en 1 an
|
1 an (bac +2)
Double compétence, ACSE ou technico-commercial par exemple
|
Dossier
Candidature directe auprès de l'établissement
|
Faible à modérée |
|
Bachelor agro
|
1 à 3 ans (bac +3)
Nouveau diplôme national, grade de licence, ouvert à la rentrée 2026
|
Dossier
Entrée possible en cours de cycle pour les titulaires d'un BTSA
|
Modérée |
|
Licence professionnelle
|
1 an (bac +3)
Productions animales, conseil en élevage, management agricole
|
Dossier
Notes, lettre de motivation, projet professionnel
|
Modérée à élevée |
|
École d'ingénieurs agro
|
3 ans (bac +5)
Agronomie, agroalimentaire, sciences du vivant
|
Concours réservé BTSA
Préparé en 2e année de BTSA ou via une classe passerelle d'un an
|
Élevée |
|
École nationale vétérinaire
|
5 à 6 ans
Diplôme d'État de docteur vétérinaire
|
Concours réservé BTSA
Voie spécifique, très peu de places offertes chaque année
|
Très élevée |
Quels sont les débouchés après un BTSA Productions Animales ?
L’élevage est un secteur qui recrute. Plus de la moitié des exploitations agricoles françaises ont une activité d’élevage, et la France représente une part prépondérante du cheptel européen. Dans le même temps, le nombre d’exploitations diminue : la France comptait 389 000 exploitations agricoles au recensement de 2020, soit 20 % de moins qu’une décennie plus tôt, et l’élevage est le secteur le plus touché par cette recomposition. Résultat, les structures restantes s’agrandissent et cherchent des techniciens qualifiés, tandis que les organismes de conseil et de contrôle peinent à recruter.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’agriculture & agroalimentaire, les soins animaliers, l’environnement et le commerce & vente, quatre domaines dans lesquels le profil BTSA élevage est reconnu par les recruteurs.
Les emplois listés sur la fiche RNCP du diplôme sont précis : responsable et technicien d’élevage, contrôleur de performance, inséminateur, technicien d’expérimentation, technicien conseiller, contrôleur ou auditeur et inspecteur. En pratique, les diplômés occupent aussi des postes d’éleveur ou salarié en élevage, de conseiller d’élevage en chambre d’agriculture ou en coopérative, d’agent de développement ou chargé d’appui à une filière, et de technico-commercial en agrofourniture ou en collecte. Les employeurs types sont les exploitations agricoles, les chambres d’agriculture, les coopératives, les centres d’insémination, les organismes de contrôle de performance, les entreprises d’alimentation animale, les fermes expérimentales et les organismes de certification.
Deux précisions utiles. D’abord, le diplôme confère la capacité professionnelle agricole, ce qui permet de s’installer comme éleveur avec ou sans les aides à l’installation. Ensuite, pour exercer comme inséminateur, le certificat d’aptitude aux fonctions de technicien d’insémination est obligatoire en France : c’est une certification complémentaire à obtenir après le BTSA. Enfin, ceux qui visent le métier de vétérinaire devront passer par un concours et un cursus long.
Quels salaires après un BTSA Productions Animales ?
Soyons transparents : les salaires de début de carrière dans l’élevage sont modestes, souvent proches du SMIC pour les postes les plus opérationnels. La progression existe, mais elle passe par la spécialisation et par le passage vers des fonctions de conseil ou d’encadrement, où les rémunérations décollent nettement.
Deux leviers font vraiment la différence. Le premier est la technicité : un inséminateur titulaire du certificat d’aptitude aux fonctions de technicien d’insémination, un spécialiste de la sélection génétique ou un technicien d’expérimentation sont mieux payés qu’un salarié d’élevage polyvalent. Le second est le passage au conseil : le profil de conseiller d’élevage est relativement rare sur le marché, ce qui tire les rémunérations vers le haut avec l’expérience. À noter également, les postes en élevage impliquent souvent des horaires à 39 heures avec heures majorées, et certains groupes versent un treizième mois.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Technicien d'élevage |
1 650 - 2 100 € brut/mois | 2 100 - 2 900 € brut/mois |
Technicien d'insémination |
1 820 - 1 950 € brut/mois | 2 590 - 3 320 € brut/mois |
Conseiller d'élevage |
À partir de 1 823 € brut/mois | 2 500 € brut/mois et plus |
Technicien avicole |
1 580 - 1 700 € brut/mois | Jusqu'à 2 500 € brut/mois |
Quels établissements proposent un BTSA Productions Animales ?
Chaque établissement est autonome sur les espèces étudiées, la sélectivité, les frais de scolarité et les modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, supports d’élevage disponibles, options et conditions d’apprentissage.
