Le BTS Photonique (ex BTS Systèmes photoniques) : matières, débouchés…
Le BTS Photonique : Technologies et Sciences de la Lumière est un diplôme national de bac+2 (120 ECTS) qui forme des techniciens supérieurs capables de concevoir, prototyper, assembler, contrôler et maintenir des systèmes utilisant la lumière : lasers, fibres optiques, imagerie, capteurs, instruments de mesure optique.
Un point sur l’intitulé, car il prête à confusion. Ce diplôme a remplacé le BTS Systèmes photoniques à la suite de l’arrêté du 14 décembre 2023, avec une première rentrée en septembre 2024. Il en reprend le cœur de métier, mais abandonne les deux anciennes options (optique instrumentale et optique photonique) pour une organisation en 4 blocs de compétences. Les deux appellations circulent encore, y compris sur Parcoursup et dans les lycées, et tu croiseras souvent l’abréviation PTSLum. Si tu cherches « BTS Systèmes photoniques », c’est bien de cette formation qu’il s’agit.
C’est une formation résolument pluridisciplinaire : on y fait de l’optique, mais aussi de l’électronique, de la mécanique, de l’informatique et beaucoup de travaux pratiques. Comptez 32 heures de cours par semaine en première année et 31 heures en deuxième année, dont une large part en effectif réduit, plus un stage en entreprise et un projet technique.
C’est aussi une filière confidentielle : une douzaine d’établissements seulement la proposent en France, presque tous des lycées publics. Conséquence directe, elle est beaucoup moins demandée que la plupart des BTS industriels, alors que la photonique est un secteur porteur soutenu par le plan France 2030.
📌 FAQ : Tout savoir sur le BTS Photonique
C'est quoi exactement le BTS Photonique ?
C’est un diplôme national bac+2 (120 ECTS) qui forme des techniciens supérieurs de la lumière. Son intitulé officiel complet est BTS Photonique : Technologies et Sciences de la Lumière et il a remplacé le BTS Systèmes photoniques depuis la rentrée 2024. Les diplômés interviennent sur des systèmes optiques et photoniques : lasers, fibres optiques, imagerie, capteurs, instruments de mesure. La formation couvre l’étude, la conception, le prototypage, l’industrialisation, le contrôle et la maintenance de ces systèmes.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Trois profils dominent. Les bacheliers technologiques STI2D et STL forment la majorité des admis, environ 53 % au niveau national. Les bacheliers généraux avec des spécialités scientifiques (mathématiques, physique-chimie, sciences de l’ingénieur, numérique et sciences informatiques) représentent près de 28 %. Les bacheliers professionnels du champ technique, notamment systèmes numériques, optique-lunetterie ou le nouveau bac pro optique photonique, complètent environ 19 % des places grâce au quota légal. Les jurys insistent sur la minutie, la rigueur et le goût des travaux pratiques.
Comment candidater au BTS Photonique ?
La candidature passe exclusivement par Parcoursup pour les néobacheliers. Le dossier comprend les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir et le projet de formation motivé. Il n’y a généralement pas d’entretien. Les lycées pondèrent leurs critères de façons assez différentes : au lycée Alfred Kastler de Talence, les résultats scolaires comptent pour 30 %, le savoir-être pour 30 % et la motivation pour 30 %. Autrement dit, un dossier moyen mais très motivé reste tout à fait jouable.
Le BTS Photonique est-il sélectif ?
Beaucoup moins que la plupart des BTS industriels, tout simplement parce que la filière est peu connue. En 2025, le lycée Alfred Kastler de Talence a reçu 131 candidatures pour 27 places et en a classé 87. Le lycée Jacques de Vaucanson de Tours a reçu 118 candidatures pour 24 places et n’en a refusé que 15. Certains lycées classent la quasi-totalité des candidats. Plusieurs formations sont même présentes en phase complémentaire. Un dossier scientifique correct et une lettre de motivation cohérente suffisent souvent.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui dans la très grande majorité des cas. Le BTS Photonique est presque exclusivement proposé dans des lycées publics, où la scolarité est gratuite, y compris pour les boursiers. Seuls s’ajoutent la CVEC et, le cas échéant, les frais d’internat. Quelques établissements privés sous contrat proposent la formation, avec des frais de scolarité propres à vérifier auprès de chaque lycée.
Quel est le programme du BTS Photonique ?
Le programme s’organise autour de 4 blocs de compétences : conception durable d’un système optique photonique, prototypage et industrialisation durable, contrôle et métrologie, assistance technique et maintenance. Concrètement, on étudie l’optique géométrique (lentilles, prismes, miroirs), les lasers, la radiométrie, la colorimétrie, les liaisons par fibre optique, les composants électroniques et optoélectroniques, la mécanique et les mesures optiques. S’y ajoutent la culture générale et expression, l’anglais et les mathématiques, avec des séquences en co-enseignement entre les mathématiques, la physique, l’anglais et les sciences industrielles.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Le stage est obligatoire : sa durée globale s’échelonne de 8 à 11 semaines selon les lycées, généralement placées en deuxième année. Au lycée Alfred Kastler, il se déroule sur 8 semaines en janvier et février de la deuxième année. L’alternance existe mais elle reste minoritaire et rarement accessible dès la première année : au lycée Jacques de Vaucanson, l’apprentissage est possible au-delà de la première année, l’étudiant devant démontrer son autonomie avant de basculer sous statut d’apprenti. Vérifie les modalités lycée par lycée sur les fiches Parcoursup.
Quels métiers après le BTS Photonique ?
Le référentiel du diplôme liste huit types de postes : technicien en développement, technicien en bureau d’études, technicien en industrialisation, technicien de fabrication, technicien en intégration, montage ou réglage, technicien de contrôle et métrologie optique, technicien de service après-vente et de maintenance, technicien en mesures et essais. Les secteurs qui recrutent sont les télécommunications, la santé et l’imagerie médicale, la défense et la sécurité, l’énergie et l’éclairage, la mobilité et l’aérospatial, ainsi que la fabrication et le contrôle industriel.
Faut-il poursuivre ses études après ce BTS ?
C’est ce que font la majorité des diplômés. Selon les données InserJeunes, environ 58 % des sortants poursuivent une formation, contre 19 % en emploi salarié six mois après le diplôme et 23 % dans une autre situation. Les écarts entre lycées sont importants : 77 % de poursuites d’études à Talence, 62 % à Tours. Les voies les plus fréquentes sont la licence professionnelle en alternance (lasers, optronique, instrumentation optique), la prépa ATS puis une école d’ingénieurs, ou une admission directe sur dossier en école d’ingénieurs.
Quel salaire après un BTS Photonique ?
D’après les données nationales InserSup, le salaire médian s’établit à 1 720 € nets par mois douze mois après la sortie de formation, la moitié des diplômés gagnant entre 1 550 € et 1 900 € nets. En brut, un technicien en systèmes photoniques débute plutôt entre 1 700 € et 2 300 € par mois. Ces montants progressent nettement avec l’expérience, et surtout si tu complètes le BTS par une licence professionnelle ou un diplôme d’ingénieur.
BTS Photonique VS BUT Mesures Physiques VS BTS CIEL option B
Les critères clés pour choisir ta voie dans l'instrumentation et l'optique
| Cette formation BTS Photonique Technologies et Sciences de la Lumière | BUT Mesures Physiques Instrumentation et métrologie | BTS CIEL option B Électronique et Réseaux | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +2)Lycée · temps plein |
3 ans (bac +3)IUT · temps plein |
2 ans (bac +2)Lycée · temps plein |
| Alternance | Oui, dès la 2e annéeSelon les lycées |
Oui, dès BUT2Selon les IUT |
Oui, très répandueDès la 1re année |
| Admission | ParcoursupBac général : Maths, PC, SI, NSISTI2D, STLQuota bac pro : 15 à 30 % des places |
ParcoursupBac général scientifique, STI2D, STL50 % places bac techno |
ParcoursupBac général, STI2DBacs pro du numérique |
| Matières clés |
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- Optique géométrique et physique
- Lasers et sources lumineuses
- Mesures et métrologie optique
- Fibre optique et optoélectronique
- Physique et mathématiques appliquées
- Instrumentation et mesure
- Physique appliquée
- Chimie analytique
- Matériaux
- Traitement du signal
- Électronique embarquée
- Réseaux et télécoms
- Programmation
- Fibre optique et cuivre
- Physique appliquée
Comment intégrer le BTS Photonique ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. Le BTS Photonique est proposé par une douzaine d’établissements en France, presque tous des lycées publics. C’est peu, et cela change tout : la formation est structurellement moins demandée que les grands BTS industriels.
Plusieurs profils de bacheliers sont attendus. Les titulaires d’un bac technologique STI2D ou STL constituent le public historique du diplôme. Les bacheliers généraux sont bienvenus à condition d’avoir suivi des spécialités scientifiques : mathématiques, physique-chimie, sciences de l’ingénieur ou numérique et sciences informatiques. Les bacheliers professionnels du champ technique peuvent candidater, en particulier ceux issus des bacs pro systèmes numériques, optique-lunetterie ou du nouveau bac pro optique photonique créé en septembre 2024.
Un point réglementaire à connaître : la loi impose à chaque BTS un pourcentage minimal de places réservées aux bacheliers professionnels. Pour cette formation, il varie de 15 % à 30 % selon les lycées, par exemple 19 % au lycée Alfred Kastler de Talence, 20 % au lycée Jacques de Vaucanson de Tours et 30 % au lycée Félix Le Dantec de Lannion. Concrètement, si tu viens d’un bac pro technique cohérent avec la photonique, ce quota améliore réellement tes chances.
Les attendus nationaux publiés sur Parcoursup sont explicites : s’intéresser à la conception et à la réalisation d’appareils d’optique, savoir travailler en équipe dans une démarche de projet, faire preuve d’organisation et d’autonomie, disposer de compétences scientifiques permettant d’interpréter des essais, des tests et des simulations, et pouvoir décrire une idée ou une solution technique à l’écrit comme à l’oral, y compris en anglais. Les lycées ajoutent souvent la minutie, l’assiduité et le goût du travail de précision.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~55 % | ||
| Bac technologique | ~75 % | ||
| Bac professionnel | ~65 % |
🔄 Intégrer le BTS Photonique autrement
La formation accueille aussi des étudiants en réorientation venus d’un autre BTS, d’un BUT ou d’une première année de licence scientifique, ainsi que des candidats en reprise d’études. L’admission se fait alors sur dossier, directement auprès du lycée, hors Parcoursup dans certains cas. Le diplôme est également accessible par la validation des acquis de l’expérience et par la formation professionnelle continue.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection se fait sur dossier, sans entretien dans la grande majorité des lycées. Chaque commission d’examen des vœux publie sa grille de pondération sur Parcoursup, et les écarts sont instructifs.
Au lycée Alfred Kastler de Talence, les résultats scolaires pèsent 30 %, les méthodes de travail 10 %, le savoir-être 30 % et la motivation 30 %. Au lycée Jacques de Vaucanson de Tours, la répartition est de 25 % pour les résultats scolaires, 15 % pour les méthodes de travail, 30 % pour le savoir-être, 25 % pour la motivation et 5 % pour les engagements et centres d’intérêt. Dans les deux cas, les notes ne représentent qu’un quart à un tiers de l’évaluation.
Sur le plan scolaire, les jurys regardent en priorité les moyennes en mathématiques, en physique-chimie, dans les enseignements technologiques ou professionnels et en anglais, ainsi que les notes obtenues aux épreuves de spécialité scientifiques. L’anglais compte davantage qu’on ne l’imagine : la documentation technique du secteur est presque entièrement en anglais.
Sur le plan du savoir-être, qui pèse le plus lourd, les appréciations des enseignants sont décisives. Concentration en classe, capacité à s’investir, à fournir des efforts et à travailler en groupe : ces critères comptent parce que la formation repose massivement sur des travaux pratiques en binôme ou en trinôme, avec des équipements optiques coûteux et des règles de sécurité laser strictes.
Sur le plan de la motivation, un point mérite d’être souligné. La photonique est un domaine que très peu de lycéens connaissent, et les équipes pédagogiques le savent. Le lycée Alfred Kastler l’écrit noir sur blanc : les premières semaines reprennent toutes les bases, et l’absence de connaissance préalable du domaine ne doit pas être un frein à la candidature. Ce que le jury cherche dans le projet de formation motivé, ce n’est donc pas une expertise, mais une curiosité scientifique argumentée et un projet cohérent. Citer un secteur d’application qui t’attire (imagerie médicale, télécoms, aérospatial, lasers industriels) et expliquer pourquoi vaut mieux que n’importe quelle formule toute faite. Tu peux t’appuyer sur Thotis LM pour structurer ta lettre.
Quel est le programme du BTS Photonique ?
Le programme est dense et très pratique. Comptez 32 heures de cours par semaine en première année et 31 heures en deuxième année, hors options facultatives. Une part importante de ce volume se déroule en effectif réduit : au lycée Alfred Kastler, 18 heures sur 32 sont consacrées aux travaux dirigés et aux travaux pratiques. C’est la marque de fabrique de la filière, on y manipule réellement des bancs optiques, des lasers, des spectromètres et des fibres.
Les enseignements se répartissent entre un socle général (culture générale et expression, anglais, mathématiques, accompagnement personnalisé) et un bloc professionnel qui occupe la majorité du temps : physique appliquée et sciences et techniques industrielles. La spécificité du diplôme rénové est le co-enseignement, où les sciences industrielles sont enseignées conjointement avec les mathématiques, la physique et l’anglais sur des situations techniques concrètes.
Le référentiel s’organise autour de 4 blocs de compétences, chacun évalué par une épreuve : conception durable d’un système optique photonique, prototypage et industrialisation durable, contrôle et métrologie, assistance technique et maintenance. On y étudie la formation des images (prismes, lentilles, miroirs), les lasers, la radiométrie, la colorimétrie, les fonctions photoniques, les liaisons par fibre optique, les composants électroniques et optoélectroniques, les composants mécaniques et les mesures optiques. La deuxième année comprend un projet technique mené en petite équipe, souvent sur une problématique proposée par une entreprise du secteur.
- Optique géométrique (lentilles, prismes, miroirs)
- Physique appliquée et optique physique
- Sources de lumière et lasers
- Mathématiques
- Conception assistée par ordinateur, optique et mécanique
- Procédés de fabrication optique
- Assemblage et réglage de systèmes optiques
- Composants et fonctions mécaniques
- Travail en équipe et conduite de projet
- Mesures optiques et métrologie
- Radiométrie et photométrie
- Colorimétrie
- Simulation numérique de systèmes optiques
- Démarche qualité
- Liaisons par fibre optique
- Composants électroniques et optoélectroniques
- Anglais technique
- Culture générale et expression
- Sécurité laser et contraintes environnementales
L'alternance est-elle possible en BTS Photonique ?
Oui, mais il faut être clair : l’alternance reste minoritaire dans ce BTS, et elle est rarement accessible dès la première année. Voici ce qu’il faut savoir avant de candidater.
La grande majorité des étudiants suivent le BTS Photonique sous statut scolaire, avec un stage obligatoire en entreprise. La durée globale de ce stage varie de 8 à 11 semaines selon les lycées, avec une recommandation de placer l’essentiel en deuxième année. Au lycée Alfred Kastler de Talence, il se déroule sur 8 semaines en janvier et février de la deuxième année.
Le passage en apprentissage se fait généralement à partir de la deuxième année. Le lycée Jacques de Vaucanson de Tours le formule précisément : l’apprentissage est possible au-delà de la première année, et l’étudiant doit avoir démontré sa capacité à travailler en autonomie ainsi que sa maîtrise des codes attendus en entreprise. D’autres lycées fonctionnent avec une unité de formation par apprentissage, sur un rythme alternant semaines en entreprise et semaines au centre de formation.
Pourquoi l’alternance est-elle si peu développée ?
Deux raisons structurelles. D’abord, le tissu industriel de la photonique est composé majoritairement de TPE et de PME très spécialisées, géographiquement concentrées autour de quelques pôles comme la Route des Lasers en Nouvelle-Aquitaine ou OpticsValley en Île-de-France. Trouver un employeur à proximité de son lycée n’est pas toujours simple. Ensuite, la première année sert à construire un socle scientifique large, en optique, en électronique et en mécanique, difficilement compatible avec un rythme alterné.
Alternance ou stage : quelle différence concrète ?
En alternance, tu es salarié, tu cotises et tu perçois une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon ton âge et ton année de contrat. La formation ne te coûte rien, y compris dans un établissement privé, puisque l’entreprise et son opérateur de compétences prennent en charge les frais. À la sortie, tu disposes d’une expérience professionnelle continue, un atout réel dans un secteur où les recruteurs valorisent la pratique du geste technique. Sous statut scolaire, tu bénéficies en revanche d’un accès complet aux plateaux techniques du lycée et de plus de temps pour préparer une poursuite d’études sélective, ce que choisissent la majorité des diplômés. Le générateur Thotis CV peut t’aider à préparer tes candidatures en entreprise.
Quelles poursuites d'études après le BTS Photonique ?
Le BTS est conçu pour une insertion professionnelle immédiate, mais dans les faits la majorité des diplômés poursuivent leurs études. Les données InserJeunes situent à environ 58 % la part des sortants inscrits en formation, contre 19 % en emploi salarié six mois après le diplôme. L’écart entre établissements est marqué : 77 % de poursuites d’études au lycée Alfred Kastler de Talence, 62 % au lycée Jacques de Vaucanson de Tours. Ce n’est pas un signe de faiblesse du diplôme, mais le reflet d’un secteur où les profils bac+3 et bac+5 sont très recherchés.
La licence professionnelle est la voie la plus fréquente, et le plus souvent en alternance. Les parcours cités par les lycées eux-mêmes sont explicites : lasers contrôle et maintenance, optique-optronique-instrumentation, instrumentation optique et visualisation, microélectronique et optronique, métiers de l’instrumentation et du contrôle qualité, ou encore ingénierie et maintenance biomédicales. Une année suffit pour valider un bac+3 nettement plus employable.
La licence universitaire est une alternative pour les profils plus théoriques, avec une entrée en L2 ou en L3 sur dossier. Les mentions accessibles sont l’électronique, énergie électrique et automatique, la licence Physique et la licence Sciences pour l’ingénieur. Attention, le rythme universitaire et le niveau mathématique exigé constituent une vraie marche après un BTS.
La prépa ATS Ingénierie industrielle est une année de remise à niveau scientifique réservée aux titulaires d’un BTS ou d’un BUT. Elle sert de tremplin vers les écoles d’ingénieurs par concours dédié. Certains lycées, comme le lycée Félix Le Dantec de Lannion, hébergent directement cette prépa, ce qui facilite la transition.
Les écoles d’ingénieurs recrutent aussi directement sur dossier après le BTS, très souvent en apprentissage. Les lycées mentionnent l’Institut d’Optique Graduate School à Palaiseau, Télécom Saint-Étienne et l’ENSSAT à Lannion, trois établissements historiquement liés à la photonique. À plus long terme, ces cursus ouvrent sur un master universitaire, par exemple le master Optique, Image, Vision, Multimédia.
Une dernière piste, moins connue : réorienter son bac+2 vers un BUT Mesures Physiques ou un BUT GEII en entrant directement en deuxième ou troisième année, ce qui permet d’élargir son profil vers l’instrumentation générale ou l’électronique.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Licence professionnelle
|
1 an (bac +3)
Très souvent en alternance
|
Dossier
Notes de BTS, projet professionnel, rapport de stage
|
Faible à modérée |
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Licence universitaire (EEA, Physique, SPI)
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1 à 2 ans (bac +3)
Entrée en L2 ou en L3
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Dossier
Bon niveau en maths et en physique exigé
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Modérée à élevée |
|
Prépa ATS Ingénierie industrielle
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1 an
Année de remise à niveau scientifique
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Dossier
Réservée aux titulaires d'un BTS ou d'un BUT
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Modérée à élevée |
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École d'ingénieurs
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3 ans (bac +5)
Sur dossier ou après la prépa ATS
|
Dossier + entretien
Le plus souvent en apprentissage pour les profils BTS
|
Élevée |
Quels sont les débouchés après un BTS Photonique ?
Le technicien supérieur en photonique travaille dans des structures de toutes tailles, des TPE très spécialisées aux grands groupes industriels. Son terrain d’exercice couvre les laboratoires et départements de recherche et développement, les bureaux d’études, les services d’essais et de contrôle, les unités d’industrialisation, de production, d’assemblage et de mise en service, ainsi que les services de maintenance.
Le référentiel du diplôme identifie huit types de postes accessibles : technicien en développement, technicien en bureau d’études, technicien en industrialisation, technicien de fabrication, technicien en intégration, montage ou réglage, technicien de contrôle et métrologie optique, technicien de service après-vente et de maintenance et technicien en mesures et essais. Des passerelles existent aussi vers le technico-commercial sur produits techniques, un profil rare et recherché dans l’optique, ainsi que vers les métiers de technicien de maintenance industrielle, dessinateur projeteur et électrotechnicien. Après une poursuite d’études, le métier d’ingénieur productique devient accessible.
La force de ce diplôme est la diversité des secteurs qui recrutent. Le référentiel en identifie six particulièrement porteurs. Les télécommunications d’abord, avec les transmissions optiques, les fibres, les composants et les réseaux. La santé ensuite, avec l’imagerie médicale (endoscopie, microscopie, imagerie plein champ), les capteurs pour le vivant, les lasers thérapeutiques, les lentilles correctrices et les implants cristallins. L’énergie et l’éclairage, avec les LED, l’OLED, le photovoltaïque et les technologies d’affichage. La fabrication et le contrôle, avec les lasers industriels et la métrologie optique. La surveillance, la défense et la sécurité, avec les systèmes d’imagerie complexes, les capteurs et les détecteurs. Enfin la mobilité et l’aérospatial, avec les lidars, les phares, les affichages tête haute et les systèmes de navigation.
Le profil est également recherché dans l’électronique, l’informatique et les réseaux et la recherche, où de nombreux techniciens de laboratoire sont issus de cette filière. À noter enfin des débouchés plus inattendus mentionnés par le référentiel : les technologies quantiques, le luxe, les loisirs et la culture, ou encore les travaux publics et le bâtiment.
Quels salaires après un BTS Photonique ?
La référence la plus fiable est nationale et publique. D’après le dispositif InserSup, le salaire médian des sortants de ce BTS s’élève à 1 720 € nets par mois douze mois après la fin de la formation, la moitié des diplômés se situant entre 1 550 € et 1 900 € nets. Ce chiffre est mesuré en équivalent temps plein, avant impôt sur le revenu.
Ce niveau s’explique par la structure de la filière : les diplômés qui entrent directement sur le marché du travail occupent des postes de techniciens débutants, classés dans la catégorie employés, techniciens et agents de maîtrise. En brut, un technicien en systèmes photoniques démarre plutôt entre 1 700 € et 2 300 € par mois. Les fourchettes du tableau ci-dessous sont indicatives et varient sensiblement selon la région, la taille de l’entreprise et le secteur, un poste en défense ou en aérospatial étant généralement mieux rémunéré qu’en maintenance généraliste.
Deux leviers font réellement progresser ces montants. Le premier est l’expérience sur des équipements de précision : les compétences en contrôle qualité et en métrologie optique sont très valorisées, et elles ouvrent des postes de chef d’équipe ou de responsable de laboratoire. Le second est la poursuite d’études, ce qui explique que 58 % des sortants continuent leur formation. À titre de comparaison, un ingénieur en photonique débute autour de 39 000 à 46 000 € brut par an, soit plus du double d’un technicien débutant.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Technicien supérieur en photonique |
1 700 - 2 300 € brut/mois | 2 400 - 2 900 € brut/mois |
Technicien de contrôle et métrologie optique |
1 800 - 2 200 € brut/mois | 2 400 - 2 900 € brut/mois |
Technicien en optique de précision |
À partir de 1 867 € brut/mois | 2 300 - 2 800 € brut/mois |
Technicien de maintenance de systèmes optiques |
1 600 - 2 000 € brut/mois | 2 200 - 2 700 € brut/mois |
|
1 720 €
salaire médian net par mois, 12 mois après la sortie du BTS Photonique
la moitié des diplômés gagne entre 1 550 € et 1 900 € nets · source InserSup, niveau national |
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Quels établissements proposent un BTS Photonique ?
Une douzaine d’établissements seulement proposent ce BTS en France. Chaque lycée est autonome sur sa sélectivité, ses partenariats industriels, ses plateaux techniques et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, conditions d’apprentissage.
