BTSA Aquaculture

Le BTSA Aquaculture : matières, débouchés…

Le BTSA Aquaculture est un diplôme national de bac +2 (niveau 5), délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire une production d’animaux ou de plantes en milieu aquatique, en eau douce comme en eau de mer : pisciculture (élevage de poissons), conchyliculture (huîtres, moules, palourdes, coques), algoculture (culture d’algues) et carcinoculture (crevettes, écrevisses).

La formation a été entièrement rénovée : le nouveau référentiel s’applique depuis la rentrée 2024, avec un diplôme organisé en huit blocs de compétences et une délivrance possible par semestrialisation. La fiche RNCP38350 est enregistrée jusqu’au 31 août 2029.

Le programme est construit autour de cinq compétences professionnelles : conduire une production aquacole, organiser le travail, gérer les moyens de production, piloter un système de production et accompagner les évolutions techniques de la filière. Les enjeux actuels du secteur sont directement intégrés aux enseignements : changement climatique, maîtrise des impacts environnementaux, situation sanitaire des élevages, durabilité de l’alimentation piscicole et bien-être animal.

La candidature se fait via Parcoursup. Attention : c’est une filière très rare. Seuls huit établissements proposent le BTSA Aquaculture en France, principalement des lycées agricoles publics, avec des promotions de 15 à 30 étudiants. Le diplôme se prépare en voie scolaire ou en apprentissage.

📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA Aquaculture

C'est quoi exactement le BTSA Aquaculture ?

Le BTSA Aquaculture est un brevet de technicien supérieur agricole, un diplôme d’État de bac +2 délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme à la conduite d’élevages en milieu aquatique : pisciculture, conchyliculture, algoculture et élevage de crustacés. Le référentiel a été rénové et s’applique depuis la rentrée 2024, avec huit blocs de compétences et une possible délivrance par semestrialisation. La fiche RNCP38350 est enregistrée jusqu’au 31 août 2029.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Trois profils dominent. Les bacheliers professionnels d’abord, notamment ceux issus du bac pro Conduite de productions aquacoles ou Cultures marines, qui représentent souvent plus de la moitié des admis. Les bacheliers technologiques STAV ensuite, qui disposent déjà d’une base en sciences du vivant. Les bacheliers généraux enfin, surtout avec les spécialités SVT, physique-chimie ou biologie-écologie. La formation est également ouverte aux titulaires d’un brevet de technicien ou de tout autre diplôme de niveau 4.

Comment candidater au BTSA Aquaculture ?

La candidature se fait via Parcoursup pour les néobacheliers. Le dossier comprend les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir et le projet de formation motivé. Les établissements insistent tous sur un point : la lettre de motivation doit être personnalisée et montrer une vraie connaissance de la formation et des métiers visés. Prendre contact avec l’établissement, participer aux portes ouvertes ou faire un stage de découverte est explicitement valorisé dans les grilles d’évaluation. La formation en apprentissage se prépare aussi directement auprès des centres.

Est-ce vraiment gratuit ?

Oui dans les lycées agricoles publics, qui constituent la majorité de l’offre : aucun frais de scolarité, seulement les droits d’inscription nationaux et la CVEC. La formation ouvre droit aux bourses sur critères sociaux via le dossier social étudiant. Certains établissements privés sous contrat, comme l’ISETA de Poisy ou le lycée Saint-Joseph de Coulogne, appliquent des frais de scolarité qu’il faut vérifier au cas par cas. En apprentissage, la formation est gratuite et rémunérée.

Quelle est la sélectivité du BTSA Aquaculture ?

Les taux d’accès sont globalement élevés : au lycée agricole de la Lozère, 104 des 129 candidats de la session 2025 ont été classés, et le lycée agricole d’Ahun a classé tous ses candidats. La vraie contrainte n’est donc pas la sélectivité mais la rareté de l’offre : huit établissements en France, avec des promotions de 15 à 30 places. Il faut souvent accepter une mobilité géographique importante. Consulte notre annuaire pour comparer les chiffres établissement par établissement.

Quel est le programme du BTSA Aquaculture ?

Quatre semestres sur deux ans. Trois blocs de tronc commun à tous les BTSA : s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, construire son projet personnel et professionnel, communiquer dans des contextes variés. Cinq blocs professionnels ensuite : conduire une production aquacole, organiser le travail, gérer les moyens de production, piloter un système de production et accompagner les évolutions techniques. Concrètement, cela signifie de la biologie et de l’écologie aquatique, de la physique-chimie appliquée à la qualité de l’eau, du sanitaire, de l’hydraulique et de la maintenance d’équipements, de l’économie et de la gestion d’entreprise.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Les deux. En voie scolaire, la formation comprend des périodes de stage en entreprise réparties sur les deux années : au lycée agricole de la Lozère, ce sont au minimum 12 semaines, auxquelles s’ajoutent trois semaines de voyages d’études. L’apprentissage est également possible dès la première année dans plusieurs centres, par exemple au lycée de la mer Paul Bousquet à Sète, avec un rythme de quinze jours en centre et quinze jours en entreprise. En apprentissage, l’étudiant est salarié et rémunéré.

Quels métiers après le BTSA Aquaculture ?

La fiche RNCP recense les intitulés effectivement occupés par les diplômés : technicien aquacole, technicien supérieur, technicien algoculture, technicien de recherche, responsable d’élevage, responsable de site, directeur de production et conseiller technique aquaculture. À cela s’ajoutent les postes en aquariologie et aquariophilie, en bureau d’études, dans les organismes professionnels comme les fédérations de pêche ou les comités régionaux de la conchyliculture, ainsi que dans la fonction publique. L’installation à son compte comme pisciculteur ou conchyliculteur reste un débouché classique, souvent après quelques années d’expérience.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Le BTSA est conçu pour une insertion directe, mais plusieurs voies existent avec un bon dossier. Les licences professionnelles du domaine, notamment en aquaculture durable ou en aquariologie, sont la poursuite la plus courante. Un second BTSA en un an permet d’acquérir une double compétence, par exemple commerciale. Les certificats de spécialisation offrent une qualification complémentaire en moins d’un an. Avec un très bon dossier, la classe préparatoire ATS biologie ouvre l’accès sur concours aux écoles d’ingénieurs agronomes, y compris avec des options halieutique et aquaculture, et aux écoles vétérinaires.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.

BTSA Aquaculture VS BTS PGEM VS BTSA GPN

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les métiers de l'eau et du vivant

Cette formation BTSA Aquaculture Conduite d'élevages en eau douce et en mer BTS PGEM Pêche et gestion de l'environnement marin BTSA GPN Gestion et protection de la nature
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · semestrialisé
2 ans (bac +2)Lycée maritime
2 ans (bac +2)Lycée agricole
Alternance
Oui, dès la 1re annéeApprentissage dans plusieurs centres
Oui, selon les lycéesOffre limitée
Oui, très répandueNombreux CFA agricoles
Admission
ParcoursupBac pro aquacole, STAV, bac généralQuota légal de places bac pro
ParcoursupBac pro maritime, STAV, bac généralAptitude médicale maritime exigée
ParcoursupTous bacsBac général majoritaire
Nombre de places
Filière très rare8 établissements sur Parcoursup
Filière rareQuelques lycées maritimes
Filière largeDes dizaines d'établissements
Matières clés
  • Biologie et écologie aquatique
  • Conduite d'élevage (poissons, coquillages, algues)
  • Qualité de l'eau et sanitaire
  • Équipements et hydraulique
  • Économie et gestion d'entreprise
  • Navigation et sécurité en mer
  • Techniques de pêche
  • Ressources halieutiques
  • Machines marines
  • Écologie et inventaires naturalistes
  • Gestion des milieux
  • Animation nature
  • Cartographie et SIG
Objectif principal
ProduirePiloter une unité de production aquacole
PréleverConduire un navire de pêche
ProtégerGérer et valoriser des espaces naturels
Cette formation BTSA Aquaculture Conduite d'élevages en eau douce et en mer
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole · semestrialisé
Alternance
Oui, dès la 1re annéeApprentissage dans plusieurs centres
Admission
ParcoursupBac pro aquacole, STAV, bac généralQuota légal de places bac pro
Nombre de places
Filière très rare8 établissements sur Parcoursup
Matières clés
  • Biologie et écologie aquatique
  • Conduite d'élevage
  • Qualité de l'eau et sanitaire
  • Équipements et hydraulique
Objectif principal
ProduirePiloter une unité de production aquacole
BTS PGEM Pêche et gestion de l'environnement marin
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée maritime
Alternance
Oui, selon les lycéesOffre limitée
Admission
ParcoursupBac pro maritime, STAV, bac généralAptitude médicale maritime exigée
Nombre de places
Filière rareQuelques lycées maritimes
Matières clés
  • Navigation et sécurité en mer
  • Techniques de pêche
  • Ressources halieutiques
Objectif principal
PréleverConduire un navire de pêche
BTSA GPN Gestion et protection de la nature
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole
Alternance
Oui, très répandueNombreux CFA agricoles
Admission
ParcoursupTous bacsBac général majoritaire
Nombre de places
Filière largeDes dizaines d'établissements
Matières clés
  • Écologie et inventaires naturalistes
  • Gestion des milieux
  • Animation nature
Objectif principal
ProtégerGérer et valoriser des espaces naturels

Comment intégrer le BTSA Aquaculture ? 🎯

Pour entrer en BTSA Aquaculture en voie scolaire ou en apprentissage, il faut être titulaire d’un baccalauréat, d’un brevet de technicien, d’un diplôme d’accès aux études universitaires ou de tout autre diplôme de niveau 4. Les candidats ayant suivi une formation à l’étranger peuvent être admis sous conditions. En formation professionnelle continue, il est également possible de se présenter après deux années d’activité professionnelle à plein temps.

Trois filières alimentent principalement la formation. Le bac professionnel Conduite de productions aquacoles et le bac professionnel Cultures marines constituent la voie la plus directe. Le bac technologique STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) apporte une base solide en sciences du vivant. Le bac général reste tout à fait accessible, en particulier avec les spécialités SVT, physique-chimie ou biologie-écologie.

Un point important à connaître : comme dans tous les BTS et BTSA, la loi impose un nombre de places priorisé pour les bacheliers professionnels. Ce quota est fixé établissement par établissement : 35 % au lycée agricole de la Lozère et 50 % au lycée Saint-Joseph de Coulogne pour la session 2025. Si tu viens d’un bac pro du secteur, tes chances d’admission sont donc structurellement renforcées.

Les attendus nationaux publiés sur Parcoursup sont explicites et reviennent à l’identique dans chaque établissement. Le jury cherche des candidats qui s’intéressent aux écosystèmes aquatiques en lien avec les enjeux sociétaux et environnementaux, et à l’ensemble des activités de production animale ou végétale en milieu aquatique, marin ou continental. Sur le plan scolaire, il faut disposer de compétences en biologie et en physique-chimie. Trois autres attendus sont plus comportementaux : savoir décrire un processus ou une stratégie par la communication technique, disposer de capacités de prise de décision, d’organisation et d’autonomie, et savoir travailler en équipe et animer un groupe.

Type de bac Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Bac général
~30 %
~25 %
~70 %
Bac technologique
~25 %
~22 %
~80 %
Bac professionnel
~45 %
~53 %
~85 %
Ces chiffres sont des estimations nationales calculées à partir des données Parcoursup 2025 des huit établissements qui proposent le BTSA Aquaculture. Deux effets se cumulent en faveur des bacheliers professionnels et technologiques. D'une part, un quota légal de places est réservé aux bacheliers professionnels dans tous les BTS et BTSA : il varie selon les établissements, de 35 % au lycée agricole de la Lozère à 50 % au lycée Saint-Joseph de Coulogne pour la session 2025. D'autre part, les bacs pro Conduite de productions aquacoles et Cultures marines ainsi que le bac technologique STAV constituent le vivier naturel de la filière, ce qui joue en leur faveur à l'examen des dossiers. Les taux d'accès restent globalement élevés : la vraie contrainte n'est pas la sélectivité, mais le très faible nombre de places disponibles en France. Les chiffres varient fortement d'un établissement à l'autre : consulte les fiches détaillées de notre annuaire pour les données locales.

🔄 Intégrer le BTSA Aquaculture en cours de cursus
Des passerelles existent, mais elles sont peu formalisées compte tenu de la taille des promotions. Les profils concernés sont les titulaires d’un autre BTSA souhaitant une double compétence, les étudiants de L1 ou L2 en sciences de la vie en réorientation, et les candidats issus de la formation continue. La démarche se fait directement auprès de l’établissement visé, et non via Parcoursup. La validation des acquis de l’expérience est également ouverte, bloc de compétences par bloc de compétences.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection se fait exclusivement sur dossier, examiné par une commission composée des enseignants de la formation. Il n’y a pas d’épreuve écrite ni d’entretien obligatoire, mais plusieurs établissements proposent des stages de découverte de deux jours et en tiennent compte.

La grille d’analyse publiée par le lycée agricole de la Lozère donne une idée précise des pondérations appliquées dans la filière. Les résultats scolaires comptent pour 20 % seulement, avec une attention portée à la moyenne générale, à la progression et aux notes dans les matières scientifiques. Les méthodes de travail comptent pour 25 %, à travers l’acquisition de la démarche scientifique. Le savoir-être compte également pour 25 % : autonomie, capacité à s’investir, capacité d’organisation, esprit d’équipe et curiosité intellectuelle, tous évalués via les appréciations des enseignants et la fiche Avenir.

La motivation pèse 20 %, et c’est là que se jouent beaucoup de dossiers. Les établissements sont unanimes : les lettres de motivation génériques récupérées sur internet se repèrent immédiatement. Le jury attend une lettre qui montre que le candidat s’est renseigné sur le contenu de la formation et sur les métiers auxquels elle mène, et qui mentionne les démarches déjà effectuées : participation aux portes ouvertes, contact téléphonique avec l’établissement, échange avec un professionnel du secteur.

Les engagements et centres d’intérêt comptent pour 10 %. Sont valorisés l’engagement citoyen ou associatif, l’intérêt pour la démarche scientifique et, de façon plus spécifique, l’intérêt pour les sciences du vivant et les enjeux environnementaux, apprécié notamment à travers l’origine du bac et les résultats dans les disciplines liées à l’agriculture ou à la nature.

Un conseil récurrent des équipes pédagogiques : de bons résultats en mathématiques, chimie et biologie sont des atouts réels pour intégrer la formation, et surtout pour la réussir. Le taux de passage en deuxième année s’établit à 85,5 % tous bacs confondus au lycée agricole de la Lozère, ce qui reste un niveau confortable mais suppose de suivre le rythme scientifique.

Quel est le programme de la formation BTSA Aquaculture ?

Le BTSA Aquaculture se déroule sur quatre semestres, avec un référentiel rénové applicable depuis la rentrée 2024 et organisé en huit blocs de compétences. Les trois premiers sont communs à tous les BTSA : s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, construire son projet personnel et professionnel, communiquer dans des situations et des contextes variés. Les cinq suivants sont spécifiques à l’aquaculture. Conduire une production aquacole consiste à choisir un processus, réaliser les travaux d’élevage et réguler la production dans le respect des règles sanitaires, environnementales et du bien-être animal. Organiser le travail couvre l’encadrement de proximité d’une équipe, la gestion de l’activité, la démarche qualité sécurité environnement et la valorisation de la production. Gérer les moyens de production porte sur l’achat et le stockage des matières premières, la mise en production des équipements et la maintenance des installations, ce qui suppose des enseignements concrets en hydraulique, en réseaux électriques et thermiques et en mécanique appliquée aux ouvrages aquacoles : bassins, déversoirs, stations de pompage, digues. Piloter un système de productions aquacoles apprend à évaluer une stratégie d’exploitation à partir des données disponibles et à proposer une évolution, avec les bilans technico-économiques que cela implique. Accompagner les évolutions techniques, enfin, forme au conseil : décliner un plan d’action en faveur du changement technique, produire des références et formuler des recommandations dans le cadre de la transition agro-écologique. À cela s’ajoutent les enseignements de support indispensables à la filière : biologie et écologie des espèces élevées, physique-chimie appliquée à la qualité de l’eau, mathématiques et traitement de données, anglais technique, économie et gestion d’entreprise, ainsi qu’un module d’initiative locale qui permet à chaque établissement de valoriser sa spécialité, salmoniculture, conchyliculture, algoculture ou aquariologie selon les territoires. L’évaluation repose sur huit épreuves obligatoires, en contrôle certificatif en cours de formation, en épreuves terminales ou par combinaison des deux, et tous les blocs doivent être validés pour obtenir le diplôme.

Compétence Matières enseignées Progression
S'inscrire dans le monde d'aujourd'hui
  • Sciences économiques et sociales
  • Éducation socioculturelle
  • Français et expression
  • Questions de société
BTSA1 · S1-S2 Saisir les enjeux de la réalité socio-économique de la filière BTSA2 · S3-S4 Argumenter un point de vue dans un débat de société, à l'écrit comme à l'oral
Construire son projet personnel et professionnel
  • Accompagnement du projet personnel et professionnel
  • Éducation physique et sportive
  • Module d'initiative locale
  • Conduite de projet
BTSA1 · S1-S2 Découvrir les débouchés du secteur et préparer son premier stage BTSA2 · S3-S4 Conduire un projet complet et s'insérer dans un environnement professionnel
Communiquer dans des contextes variés
  • Anglais technique
  • Techniques de l'informatique et du multimédia
  • Communication technique
  • Documentation et veille
BTSA1 · S1-S2 Répondre à un besoin d'information et maîtriser les outils numériques BTSA2 · S3-S4 Communiquer en anglais sur un sujet technique et avec des moyens adaptés
Conduire une production aquacole
  • Biologie et écologie des espèces élevées
  • Reproduction, géniteurs, écloserie
  • Alimentation et croissance
  • Suivi sanitaire et bien-être animal
  • Qualité de l'eau, physique-chimie
BTSA1 · S1-S2 Réaliser les travaux de production sur l'atelier de l'établissement BTSA2 · S3-S4 Choisir et réguler un processus de production complet
Organiser le travail et gérer les moyens de production
  • Ouvrages aquacoles et hydraulique
  • Réseaux électriques et thermiques
  • Maintenance des équipements
  • Démarche qualité sécurité environnement
  • Approvisionnements et stocks
BTSA1 · S1-S2 Comprendre le fonctionnement des installations et la réglementation BTSA2 · S3-S4 Encadrer une équipe et organiser la valorisation de la production
Piloter un système et accompagner les évolutions techniques
  • Économie et gestion d'entreprise
  • Mathématiques et traitement de données
  • Bilans technico-économiques
  • Transition agro-écologique
  • Conseil et références techniques
BTSA1 · S1-S2 Mobiliser les données disponibles pour analyser un système d'exploitation BTSA2 · S3-S4 Évaluer une stratégie, proposer une évolution et formuler des conseils

L'alternance est-elle possible en BTSA Aquaculture ?

Oui, et c’est même l’une des particularités de ce BTSA : l’apprentissage est possible dès la première année, contrairement à beaucoup de formations post-bac. La fiche RNCP38350 liste explicitement le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation parmi les voies d’accès à la certification, aux côtés de la voie scolaire, de la formation continue, de la candidature individuelle et de la validation des acquis de l’expérience.

Le lycée de la mer Paul Bousquet à Sète propose par exemple le BTSA Aquaculture entièrement par apprentissage, avec un rythme de quinze jours en centre de formation et quinze jours en entreprise. La formation y est gratuite et rémunérée, l’étudiant ayant le statut de salarié. Les promotions sont réduites, une dizaine d’apprentis par session, ce qui suppose de s’y prendre tôt.

Trouver l’employeur est la vraie difficulté. Les structures aquacoles françaises sont majoritairement de petites entreprises. Les piscicultures d’eau douce hors étang emploient une part importante de salariés mais restent de taille modeste, les piscicultures marines comptent en moyenne 26 emplois par entreprise, et la conchyliculture fonctionne avec une forte saisonnalité. Il faut donc démarcher directement les exploitations de son territoire, souvent plusieurs mois avant la rentrée, et accepter une mobilité géographique.

Alternance ou voie scolaire : quelle différence concrète ?

En voie scolaire, la formation comprend de toute façon des périodes de stage obligatoires en entreprise. Au lycée agricole de la Lozère, ce sont au minimum douze semaines réparties sur les deux années, auxquelles s’ajoutent trois semaines de voyages d’études consacrées au monde professionnel, à la conchyliculture et à l’aquaculture d’étang. Des stages à l’étranger sont possibles, avec des bourses et des partenariats en Espagne, en Slovaquie, en Finlande, en Norvège et en Pologne.

L’alternance va plus loin : elle remplace ces périodes de stage par un contrat de travail rémunéré, avec une immersion continue dans la même structure sur deux ans. Pour les recruteurs d’un secteur où les gestes techniques et la connaissance du cycle biologique s’acquièrent sur le terrain, cette expérience structurée constitue un avantage réel à la sortie. En contrepartie, l’alternant dispose de moins de temps pour les révisions et perd la souplesse de découvrir plusieurs types de production différents au fil des stages.

Un point à ne pas négliger : la plupart des établissements disposent d’un atelier technologique sur place, ce qui compense largement en voie scolaire. Le lycée agricole de la Lozère exploite une ferme aquacole produisant 26 tonnes de truite par an, un atelier de transformation du poisson, une unité de lombricompostage des boues piscicoles et un espace d’aquaponie. Le lycée agricole d’Ahun dispose de deux étangs sur dix hectares, d’une écloserie et d’un espace d’aquariologie dédié aux poissons d’ornement d’eau chaude.

Quelles poursuites d'études après le BTSA Aquaculture ?

Le BTSA est un diplôme conçu pour une insertion professionnelle directe, et c’est bien ce que font la majorité des diplômés. Mais plusieurs voies de poursuite existent, généralement conditionnées à un bon dossier ou à une mention à l’examen.

La licence professionnelle est la poursuite la plus fréquente. Les mentions accessibles couvrent l’aquaculture durable et la gestion de la qualité, l’aquaculture continentale et l’aquariologie, ou plus largement les métiers de l’eau et de l’environnement. Elle se prépare en un an après le BTSA et permet d’atteindre un niveau bac +3 avec une spécialisation nette.

Un second BTSA en un an constitue une stratégie de double compétence appréciée dans la filière. Le BTSA Technico-commercial est un choix cohérent pour qui veut se diriger vers la vente de produits de la mer, l’approvisionnement en aliments piscicoles ou le conseil aux exploitations. Les certificats de spécialisation offrent une qualification complémentaire en moins d’un an, souvent en apprentissage.

L’université reste accessible : entrée directe en troisième année de BUT Génie Biologique ou en L3 d’une licence Sciences de la vie, sur dossier et auprès de l’établissement. Le BTS Métiers de l’Eau peut aussi constituer un complément pertinent pour les profils intéressés par la qualité de la ressource.

Enfin, la voie la plus exigeante : la classe préparatoire ATS biologie, une année de remise à niveau scientifique réservée aux titulaires d’un BTSA ou d’un BUT. Elle donne accès sur concours aux écoles d’ingénieurs agronomes, dont certaines proposent des options halieutique et aquaculture, et aux écoles vétérinaires. Cette voie suppose un très bon dossier de BTSA et un vrai goût pour les matières scientifiques théoriques. Pour les lycéens qui hésitent encore et visent d’emblée l’ingénierie, la prépa BCPST et la prépa TB constituent des alternatives à envisager dès la terminale.

Formation Durée Admission Sélectivité
Licence professionnelle
1 an (bac +3) Aquaculture durable, aquariologie, gestion de l'eau
Dossier Notes de BTSA, rapports de stage, projet pro
Modérée à élevée
Second BTSA en un an
1 an (bac +2) Double compétence, par exemple technico-commercial
Dossier Bon dossier ou mention à l'examen
Faible à modérée
Certificat de spécialisation
Moins d'un an Souvent en apprentissage
Dossier + contrat Employeur à trouver avant la rentrée
Faible à modérée
BUT ou licence générale
1 an (bac +3) Entrée directe en 3e année de BUT ou en L3
Dossier Candidature directe auprès de l'université
Modérée à élevée
Prépa ATS bio puis école d'ingénieurs
1 an + 3 ans (bac +5) Voie vers l'agronomie, l'halieutique ou le vétérinaire
Dossier puis concours Très bon dossier de BTSA exigé
Élevée

Quels sont les débouchés après un BTSA Aquaculture ?

Le titulaire du BTSA Aquaculture exerce généralement au sein d’une structure aquacole où il a en charge tout ou partie d’une unité de production. Concrètement, il conduit un processus de production dans le respect des réglementations sanitaires, de sécurité et environnementales, gère les approvisionnements, s’assure du bon fonctionnement des matériels et coordonne le travail d’une ou plusieurs équipes.

La fiche RNCP recense les intitulés effectivement relevés dans les entreprises du secteur : technicien aquacole, technicien supérieur, technicien algoculture, technicien de recherche, responsable d’élevage, responsable de site, directeur de production et conseiller technique aquaculture. Les codes ROME associés sont A1404 Aquaculture et A1301 Conseil et assistance technique en agriculture.

Les établissements élargissent cette liste aux métiers connexes : technicien en aquariophilie et aquariologie, technicien en bureau d’études aquacoles, technicien de laboratoire de recherche et développement, technicien en organisme professionnel au sein des fédérations de pêche ou des comités régionaux de la conchyliculture, technicien de la fonction publique, ou encore cadre commercial dans la distribution des produits de la mer et l’industrie de la transformation. L’installation à son compte comme pisciculteur ou conchyliculteur reste un débouché classique de la filière, généralement après quelques années d’expérience salariée.

Côté volumes, la filière est étroite mais réelle : les activités piscicoles généraient 2 660 emplois en 2018, répartis entre piscicultures d’eau douce, piscicultures marines et exploitations conchylicoles. Les secteurs principaux sont les aquacultures marines, les piscicultures en eau douce et les élevages en systèmes fermés (algoculture, phytoplanctons, zooplanctons), avec des activités émergentes en aquaponie et en grossissement de juvéniles d’espèces sauvages. Les domaines d’activité concernés sur Thotis sont Agriculture & Agroalimentaire, Environnement, Gestion de l’eau et Soins animaliers.

Quels salaires peut-on espérer après un BTSA Aquaculture ?

Les salaires de la filière sont encadrés par la convention collective nationale des personnels des élevages aquacoles (brochure JO n° 3609, IDCC 7010), qui couvre les exploitations d’élevage aquacole à l’exception des exploitations conchylicoles. L’avenant du 7 février 2025, applicable au 1er mai, fixe le minimum garanti à 2 020 € brut mensuels pour un premier niveau de qualification sur une base de 35 heures.

Plusieurs compléments s’ajoutent à ce salaire de base dans les entreprises couvertes par la convention : treizième mois versé en deux fois, prime d’ancienneté progressive à partir de trois ans, indemnité de travail en milieu humide et, selon les structures, bonus liés aux résultats d’élevage. La grille conventionnelle s’échelonne ensuite par coefficients, du personnel de production aux postes de cadres, en fonction de l’autonomie, de la maîtrise des référentiels qualité et du nombre de salariés encadrés.

Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et varient fortement selon la taille de la structure, le type de production et la région. Un point à connaître : pour les diplômés qui s’installent à leur compte comme pisciculteurs ou conchyliculteurs, le revenu ne dépend plus d’une grille salariale mais du volume produit, des circuits de commercialisation et des aléas sanitaires et climatiques.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Technicien aquacole
à partir de 2 020 € brut/mois 2 200 à 2 600 € brut/mois
Responsable d'élevage ou de site
2 200 à 2 500 € brut/mois 2 600 à 3 200 € brut/mois
Conseiller technique aquaculture
2 100 à 2 400 € brut/mois 2 500 à 3 000 € brut/mois
Technicien de recherche ou de laboratoire
2 000 à 2 300 € brut/mois 2 400 à 2 900 € brut/mois
Pisciculteur ou conchyliculteur à son compte
Revenu très variable Dépend du volume produit et des marchés

Quels établissements proposent un BTSA Aquaculture ?

Huit établissements seulement proposent le BTSA Aquaculture sur Parcoursup, répartis sur cinq régions. Chacun a sa spécialité selon son territoire : salmoniculture, conchyliculture, aquaculture d’étang, algoculture ou aquariologie. Retrouve les pages détaillées avec les chiffres Parcoursup locaux, les ateliers technologiques disponibles et les conditions d’apprentissage.

Quelles sont les alternatives au BTSA Aquaculture ?

Le BTSA Aquaculture n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Agriculture & Agroalimentaire ! Si le milieu marin t’attire davantage que la production, regarde du côté du BTS PGEM. Si c’est la qualité de la ressource en eau qui t’intéresse, le BTS Métiers de l’Eau est une piste sérieuse. Pour les profils plus laboratoire, le BTS Bioqualité et la licence Biologie méritent le détour.

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :