BTSA Métiers du végétal

Le BTSA Métiers du végétal : matières, débouchés…

Le BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement (souvent abrégé en BTSA MVAOE) est un diplôme national de bac+2 (120 ECTS) délivré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il forme des techniciens supérieurs capables de conduire des productions végétales spécialisées : fruits, légumes, plantes aromatiques, fleurs, plantes en pot, végétaux de pépinière, mais aussi végétalisation urbaine (toitures végétalisées, haies, revégétalisation).

Ce BTSA a remplacé le BTSA Production horticole depuis la rentrée 2023, avec une première session d’examen en 2025. Le référentiel rénové est structuré en 8 blocs de compétences : 3 modules de tronc commun à tous les BTSA et 5 modules professionnels spécifiques à la spécialité. Le diplôme est enregistré au RNCP au niveau 5.

La formation se prépare en 2 ans, en lycée agricole, en MFR ou en CFA, en voie scolaire comme en apprentissage. Elle représente environ 1 800 heures de cours, complétées par 12 à 16 semaines de stage dont un stage principal de 8 semaines minimum. L’évaluation combine contrôle en cours de formation et épreuves terminales, dans une organisation semestrialisée.

📌 FAQ : Tout savoir sur le BTSA Métiers du végétal

C'est quoi exactement le BTSA Métiers du végétal ?

C’est un diplôme national de bac+2 (120 ECTS) délivré par le ministère de l’Agriculture, qui a remplacé le BTSA Production horticole à la rentrée 2023. Il forme des techniciens supérieurs de la production végétale spécialisée : fruits et légumes, fleurs et plantes en pot, végétaux de pépinière, et végétalisation d’espaces urbains. Le diplômé sait piloter une culture de la mise en place jusqu’à la commercialisation, encadrer une équipe et proposer des évolutions techniques.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Le BTSA Métiers du végétal est ouvert à tous les bacheliers. Les profils les plus représentés sont les titulaires d’un bac technologique STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) et d’un bac professionnel agricole, notamment Conduite de productions horticoles ou Aménagements paysagers. Les bacheliers généraux sont également acceptés, en particulier avec des spécialités scientifiques. Ce qui compte : un intérêt réel pour le végétal et l’agroécologie, des bases scientifiques et un goût pour le travail de terrain.

Comment candidater au BTSA Métiers du végétal ?

La candidature se fait via Parcoursup pour la voie scolaire comme pour l’apprentissage. Le recrutement se fait sur dossier : bulletins, lettre de motivation, fiche Avenir. Certains établissements ajoutent un entretien de motivation, parfois des tests. En apprentissage, l’entrée effective en formation dépend en plus de la signature d’un contrat avec une entreprise.

Est-ce vraiment gratuit ?

Cela dépend de l’établissement. Dans un lycée agricole public, la scolarité relève des droits d’inscription nationaux, auxquels s’ajoute la CVEC. Une grande partie de l’offre se trouve toutefois dans des établissements privés sous contrat, des MFR ou des CFA, où des frais de scolarité sont demandés. En apprentissage, la formation est prise en charge et l’apprenti est rémunéré. Il faut donc vérifier au cas par cas, chaque établissement précisant ses tarifs sur sa fiche Parcoursup.

Quelle est la sélectivité du BTSA Métiers du végétal ?

Cette formation reste globalement accessible. Sur les établissements référencés dans l’annuaire Thotis, la grande majorité affiche un bon indicateur d’accessibilité, avec des taux d’accès souvent compris entre 75 et 90 %. C’est une filière de niche, peu demandée par rapport au nombre de places disponibles. Consulte notre classement pour comparer établissement par établissement.

Quel est le programme du BTSA Métiers du végétal ?

Le référentiel compte 8 modules. Trois modules de tronc commun à tous les BTSA : M1 s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, M2 construire son projet personnel et professionnel, M3 communiquer dans des contextes variés. Cinq modules professionnels : M4 conduite de systèmes de culture spécialisée, M5 conduite des milieux de culture, M6 organisation du travail, M7 pilotage stratégique du système de production, M8 accompagnement au changement. S’y ajoutent un accompagnement du projet personnel et professionnel (APPP) et un module d’initiative locale (MIL) propre à chaque établissement.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Oui, et l’alternance est très répandue : près de la moitié des apprenants en BTSA se forment par apprentissage, souvent dès la première année. En voie scolaire, la formation inclut 12 à 16 semaines de stage, dont un stage principal de 8 semaines minimum, qui sert de support à l’une des épreuves du diplôme. Les CFA et les MFR sont particulièrement bien positionnés sur l’offre en apprentissage.

Quels métiers après le BTSA Métiers du végétal ?

Les appellations principales sont chef de culture, contremaître agricole et gérant d’exploitation. On trouve aussi des postes plus spécialisés : chef de culture en pépinière, en arboriculture, en floriculture ou en maraîchage, chef de station fruitière, conseiller de culture, technicien d’expérimentation, responsable de serre, technico-commercial en produits du végétal. Les employeurs vont de l’entreprise de production aux coopératives, chambres d’agriculture, instituts techniques et collectivités territoriales.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Le BTSA vise d’abord l’insertion professionnelle, mais la poursuite d’études est courante : licence professionnelle en productions végétales ou en management horticole, certificat de spécialisation (CS) en un an, entrée en L2 ou L3 à l’université, école d’ingénieurs agro en admission parallèle ou après une prépa ATS bio. Le nouveau Bachelor Agro, de niveau bac+3, ouvre à la rentrée 2026 et constitue une voie supplémentaire.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de ton type de bac et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.

BTSA Métiers du végétal VS BTSA Aménagements Paysagers VS BTSA Agronomie et cultures durables

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les métiers du vivant

Cette formation BTSA Métiers du végétal Productions végétales spécialisées BTSA Aménagements Paysagers Conception et gestion d'espaces verts BTSA Agronomie et cultures durables Grandes cultures et agroécologie
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA120 ECTS
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA
Alternance
Oui, dès la 1re annéeTrès répandue en CFA et MFR
Oui, dès la 1re annéeTrès répandue
Oui, dès la 1re annéeRépandue
Admission
ParcoursupBac STAV, bac pro agricole, bac généralQuota de places pour les bacs pro
ParcoursupBac STAV, bac pro Aménagements paysagers
ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général
Matières clés
  • Agronomie, biologie et écologie
  • Productions végétales spécialisées
  • Cultures sous abri et irrigation
  • Gestion d'entreprise
  • Conception de projet de paysage
  • Travaux d'aménagement
  • Gestion de chantier
  • Agronomie des grandes cultures
  • Élevage et systèmes de production
  • Agroéquipement
Débouchés type
  • Chef de culture
  • Conseiller de culture
  • Chef de station fruitière
  • Chef de chantier paysager
  • Conducteur de travaux
  • Technicien espaces verts
  • Technicien agricole
  • Conseiller agricole
  • Chef d'exploitation
Cette formation BTSA Métiers du végétal Productions végétales spécialisées
Durée / rythme
2 ans (bac +2)Lycée agricole ou CFA
Alternance
Oui, dès la 1re annéeTrès répandue en CFA et MFR
Admission
ParcoursupBac STAV, bac pro agricole, bac général
Matières clés
  • Agronomie, biologie et écologie
  • Productions végétales spécialisées
  • Cultures sous abri et irrigation
Débouchés type
  • Chef de culture
  • Conseiller de culture
BTSA Aménagements Paysagers Conception et gestion d'espaces verts
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, dès la 1re annéeTrès répandue
Admission
ParcoursupBac STAV, bac pro Aménagements paysagers
Matières clés
  • Conception de projet de paysage
  • Gestion de chantier
Débouchés type
  • Chef de chantier paysager
  • Conducteur de travaux
BTSA Agronomie et cultures durables Grandes cultures et agroécologie
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, dès la 1re annéeRépandue
Admission
ParcoursupBac STAV, bac pro CGEA, bac général
Matières clés
  • Agronomie des grandes cultures
  • Agroéquipement
Débouchés type
  • Technicien agricole
  • Conseiller agricole

Comment intégrer le BTSA Métiers du végétal ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup, que tu vises la voie scolaire ou l’apprentissage. L’offre est portée par des lycées agricoles publics, des lycées privés sous contrat, des Maisons familiales rurales (MFR) et des CFA agricoles, répartis sur l’ensemble du territoire et en outre-mer.

Tous les types de bac ouvrent l’accès à cette formation. Les titulaires d’un bac technologique STAV et d’un bac professionnel agricole (Conduite de productions horticoles, Aménagements paysagers, CGEA) sont les mieux préparés aux enseignements techniques. Les bacheliers généraux peuvent aussi candidater, en particulier avec des spécialités scientifiques comme SVT ou physique-chimie.

Un point réglementaire important : la loi prévoit un pourcentage minimal de bacheliers professionnels retenus pour l’accès aux BTS et aux BTSA, fixé formation par formation. Concrètement, si ton conseil de classe rend un avis favorable pour ta poursuite d’études dans cette spécialité, tu figureras parmi les candidats classés par la commission d’examen des vœux.

Les attendus nationaux publiés sur Parcoursup insistent sur quatre points : s’intéresser au végétal et à l’agroécologie en lien avec les enjeux sociétaux et environnementaux, disposer de compétences scientifiques pour comprendre les processus biologiques, écologiques et techniques (sols, végétaux spécialisés, biodiversité), savoir exploiter des données économiques pour produire des références technico-économiques, et être capable de communiquer techniquement pour accompagner une stratégie ou une solution.

Type de bac Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Bac général
~20 %
~15 %
~70 %
Bac technologique (STAV)
~33 %
~35 %
~85 %
Bac professionnel
~45 %
~48 %
~85 %
Ces chiffres sont des estimations nationales calculées sur l'ensemble des BTSA Métiers du végétal présents sur Parcoursup, et non les données d'un établissement précis. Deux points structurent la lecture de ce tableau. D'abord, la loi prévoit un pourcentage minimal de bacheliers professionnels retenus en BTS et en BTSA : les titulaires d'un bac pro agricole ou horticole bénéficient donc d'un examen prioritaire de leur dossier, ce qui explique le badge favorable. Ensuite, le BTSA Métiers du végétal reste globalement peu sélectif : sur les 26 établissements référencés dans l'annuaire Thotis, la grande majorité affiche un indicateur de bonne accessibilité, avec des taux d'accès souvent situés entre 75 et 90 %. Les bacheliers généraux ne sont pas exclus, mais ils représentent une minorité des admis et doivent démontrer un projet professionnel solide et une véritable appétence pour le végétal.

🔄 Intégrer le BTSA Métiers du végétal autrement
En dehors du parcours classique en deux ans, plusieurs voies existent. Les candidats en reprise d’études peuvent entrer en formation professionnelle continue après deux années d’activité professionnelle à temps plein. Le diplôme est aussi accessible par la validation des acquis de l’expérience (VAE) et par candidature individuelle. Enfin, les blocs de compétences peuvent être validés séparément : la réussite à un bloc donne lieu à une attestation de capacité qui dispense de l’épreuve correspondante.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection repose principalement sur le dossier : bulletins de première et de terminale, lettre de motivation, fiche Avenir. Certains établissements convoquent ensuite les candidats à un entretien de motivation, voire à des tests, la réglementation le permettant explicitement pour les BTSA.

Sur le plan scientifique et technique, les équipes pédagogiques cherchent des candidats capables de suivre des enseignements de biologie, d’écologie et d’agronomie. Un bachelier professionnel arrive avec des acquis techniques solides mais devra s’investir davantage dans les disciplines générales. À l’inverse, un bachelier général ou technologique dispose du socle scientifique mais devra travailler les enseignements professionnalisants.

Sur le plan humain, le jury regarde la cohérence du projet professionnel et la connaissance réelle du secteur. Une expérience de terrain, même courte (job saisonnier en exploitation, stage en pépinière ou en jardinerie, bénévolat dans un jardin partagé), pèse beaucoup plus qu’une lettre de motivation générique. Le travail en extérieur, la saisonnalité et les horaires irréguliers font partie du métier : le montrer rassure immédiatement le jury.

Sur le plan des compétences générales, la maîtrise de l’écrit et de l’oral compte, car le diplômé encadre des équipes et produit des références techniques. Un niveau opérationnel en anglais est apprécié, les filières du végétal étant fortement internationalisées, notamment l’horticulture ornementale.

Si tu candidates en apprentissage, la logique est double : l’établissement valide ton dossier, mais l’entrée en formation ne devient effective qu’après la signature du contrat avec une entreprise. Il faut donc chercher un employeur en parallèle de tes vœux. La plupart des CFA agricoles disposent d’un développeur de l’apprentissage qui accompagne les candidats dans cette recherche.

Quel est le programme de la formation BTSA Métiers du végétal ?

Le programme représente environ 1 800 heures sur deux ans et s’organise en huit modules, regroupés en deux ensembles. Le tronc commun, identique à tous les BTSA, couvre trois modules : M1 s’inscrire dans le monde d’aujourd’hui, M2 construire son projet personnel et professionnel, M3 communiquer dans des situations et des contextes variés. Il mobilise le français, les sciences économiques et sociales, la documentation, l’anglais et l’EPS. Le domaine professionnel compte cinq modules propres à la spécialité : M4 conduite de systèmes de culture spécialisée, M5 conduite des milieux de systèmes de culture spécialisée, M6 organisation du travail dans le système de production, M7 pilotage stratégique du système de production, M8 accompagnement au changement. Les enseignements techniques et scientifiques, biologie-écologie, agronomie, mathématiques, physique-chimie et technologies de l’information et du multimédia, représentent environ les deux tiers de l’emploi du temps. S’y ajoutent un accompagnement du projet personnel et professionnel (APPP) et un module d’initiative locale (MIL) défini par chaque établissement, souvent en lien avec la filière dominante de son territoire : arboriculture, maraîchage, pépinière, floriculture, agriculture biologique ou agriculture urbaine. La formation est semestrialisée et l’évaluation combine contrôle en cours de formation et épreuves terminales, réparties sur huit épreuves obligatoires correspondant aux huit blocs de compétences.

Compétence Matières enseignées Progression
Tronc commun BTSA (M1 à M3)
  • Sciences économiques, sociales et de gestion
  • Français, culture et documentation
  • Anglais
  • Éducation physique et sportive
  • Accompagnement du projet personnel et professionnel (APPP)
BTSA1 · S1-S2 Méthodologie, expression écrite et orale, première lecture des enjeux socioéconomiques du secteur BTSA2 · S3-S4 Argumentation dans un débat de société, communication professionnelle, construction du projet d'insertion
Conduire des systèmes de culture spécialisée (M4)
  • Agronomie et fonctionnement des sols
  • Biologie, écologie et physiologie végétale
  • Productions végétales spécialisées
  • Protection des cultures et agroécologie
  • Agroéquipement
BTSA1 · S1-S2 Connaissance des végétaux cultivés, du sol et des itinéraires techniques de base BTSA2 · S3-S4 Proposition et ajustement d'un itinéraire technique, évaluation a posteriori des performances du système
Conduire des milieux de culture spécialisée (M5)
  • Cultures sous abri, serres et tunnels
  • Irrigation, fertirrigation et gestion de l'eau
  • Substrats et supports de culture
  • Pilotage climatique et systèmes automatisés
  • Maintenance des matériels et équipements
BTSA1 · S1-S2 Fonctionnement d'une serre, d'un abri et d'un réseau d'irrigation BTSA2 · S3-S4 Gestion complète d'un milieu de production, suivi et maintenance des équipements en sécurité
Organiser le travail dans le système de production (M6)
  • Gestion et animation d'équipe
  • Droit du travail agricole
  • Organisation des chantiers et planification
  • Démarche Qualité, Sécurité, Environnement (QSE)
  • Prévention des risques professionnels
BTSA1 · S1-S2 Bases du management, réglementation et sécurité au travail BTSA2 · S3-S4 Encadrement d'une équipe saisonnière, planification de l'activité de production
Piloter la stratégie du système de production (M7)
  • Gestion d'entreprise et comptabilité
  • Analyse financière et technico-économique
  • Économie des filières du végétal
  • Commercialisation et circuits de distribution
BTSA1 · S1-S2 Lecture du fonctionnement économique d'une exploitation horticole ou maraîchère BTSA2 · S3-S4 Diagnostic stratégique complet et proposition d'une évolution du système de production
Accompagner au changement technique (M8)
  • Expérimentation et protocoles d'essai
  • Mathématiques et statistiques appliquées
  • Technologies de l'information et du multimédia (TIM)
  • Communication technique et vulgarisation
BTSA1 · S1-S2 Méthodes d'observation, de recueil et de traitement des données BTSA2 · S3-S4 Conduite d'essais, production de références techniques, conseil auprès des producteurs

L'alternance est-elle possible en BTSA Métiers du végétal ?

Oui, et c’est même l’une des grandes forces de ce diplôme. Contrairement à beaucoup de formations post-bac où l’alternance n’ouvre qu’en deuxième année, le BTSA Métiers du végétal est fréquemment accessible en apprentissage dès la première année.

À l’échelle de l’ensemble des BTSA, près de la moitié des apprenants se forment par la voie de l’apprentissage. Les CFA agricoles, les Maisons familiales rurales et les établissements privés sous contrat portent l’essentiel de cette offre.

Quel rythme et quelles entreprises ?

Les rythmes varient selon les centres de formation. On rencontre couramment une alternance par périodes de deux semaines, ou une répartition annuelle du type 40 semaines en centre et 54 semaines en entreprise sur les deux ans. Les employeurs sont variés : exploitations horticoles et maraîchères, pépinières, vergers, serres de production, coopératives, stations expérimentales, jardineries et services espaces verts de collectivités.

Comment candidater en alternance ?

La démarche est double. Tu formules ton vœu sur Parcoursup, sur la formation explicitement proposée en apprentissage, et tu recherches en parallèle une entreprise d’accueil. L’entrée en formation ne devient effective qu’après la signature du contrat d’apprentissage. La plupart des CFA mettent un développeur de l’apprentissage à disposition des candidats pour faciliter cette mise en relation.

Alternance ou voie scolaire : quelle différence concrète ?

En voie scolaire, la formation intègre 12 à 16 semaines de stage, dont un stage principal de 8 semaines minimum qui sert de support à une épreuve du diplôme. En apprentissage, ces périodes sont remplacées par un contrat de travail : l’apprenti est salarié, cotise et perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et les frais de formation sont pris en charge.

Dans les filières du végétal, où les recruteurs valorisent fortement l’expérience de terrain et la connaissance des cycles de production, un diplômé sortant d’alternance dispose d’un avantage réel : deux saisons complètes vécues en entreprise, ce qu’aucun stage ne remplace tout à fait.

Quelles poursuites d'études après le BTSA Métiers du végétal ?

Le BTSA vise en priorité l’insertion professionnelle directe : c’est sa vocation première et son principal atout. Mais la poursuite d’études est fréquente et bien organisée, avec des passerelles spécifiquement pensées pour les diplômés de l’enseignement agricole.

La licence professionnelle en un an est la voie la plus courante. Les mentions accessibles couvrent les productions végétales, l’agronomie, l’agroécologie, le management des entreprises horticoles et du paysage, ou encore la commercialisation des produits agricoles.

Le Bachelor Agro, nouveau diplôme de niveau bac+3 de l’enseignement agricole, ouvre à la rentrée 2026 et constitue une voie supplémentaire pour prolonger un BTSA vers un niveau licence.

Le certificat de spécialisation (CS) permet en un an d’ajouter une compétence pointue à son profil : conduite de productions maraîchères, arboriculture, production de plantes en pot ou en pépinière, agriculture biologique. Il se prépare souvent en apprentissage et cible directement l’emploi.

À l’université, une entrée en L2 ou en L3 est possible sur dossier, notamment en licence Sciences de la vie ou en BUT Génie biologique. Les places sont limitées et la sélection se joue sur la qualité du dossier de BTSA.

Enfin, les écoles d’ingénieurs agronomes, agroalimentaires et de paysage recrutent des titulaires de BTSA, soit en admission parallèle sur concours ou sur dossier, soit après une année de prépa ATS bio conçue pour les techniciens supérieurs. Cette voie exige un très bon dossier mais reste accessible aux meilleurs profils. Un master à l’université devient ensuite envisageable via Mon Master, après validation d’un niveau bac+3.

Formation Durée Admission Sélectivité
Licence professionnelle
1 an (bac +3) Productions végétales, agronomie, management horticole
Dossier Notes de BTSA, projet professionnel, parfois entretien
Modérée
Bachelor Agro
1 an après le BTSA (bac +3) Nouveau diplôme ouvert à la rentrée 2026
Dossier Modalités précisées par chaque établissement
Variable
Certificat de spécialisation (CS)
1 an Souvent en apprentissage, très professionnalisant
Dossier + contrat Signature d'un contrat d'apprentissage nécessaire
Faible à modérée
Licence ou BUT (entrée en L2 ou L3)
1 à 2 ans (bac +3) Sciences de la vie, génie biologique, agronomie
Dossier Validation d'acquis, places limitées
Modérée à élevée
École d'ingénieurs agro ou de paysage
3 ans (bac +5) Admission parallèle ou après une prépa ATS bio
Concours ou dossier + entretien Bon dossier de BTSA indispensable
Élevée

Quels sont les débouchés après un BTSA Métiers du végétal ?

Le BTSA Métiers du végétal mène à des postes d’encadrement technique dans la production végétale spécialisée. Le diplômé intervient sur toute la chaîne : diagnostic du système de production, choix des itinéraires techniques, suivi des cultures, organisation de la récolte, du conditionnement et de la conservation, gestion des achats et des stocks, jusqu’à la préparation des produits pour la vente.

Les employeurs sont variés : entreprises de production végétale, pépinières, exploitations maraîchères et arboricoles, coopératives, groupements professionnels, chambres d’agriculture, instituts techniques, stations de recherche et d’expérimentation, entreprises de conseil et de négoce, services de collectivités territoriales, associations d’insertion. Les structures d’agriculture urbaine constituent un débouché émergent, cité explicitement dans le référentiel du diplôme.

Les secteurs concernés sont l’agriculture & agroalimentaire et l’environnement, deux domaines où les besoins de recrutement sont soutenus et où les profils techniques du végétal sont recherchés.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve : chef de culture, contremaître agricole, gérant d’exploitation agricole, chef de culture en pépinière, chef de culture en arboriculture, chef de culture en floriculture, chef de cultures maraîchères ou légumières, chef de station fruitière, conseiller de culture, conseiller agricole, technicien d’expérimentation, responsable de serre, horticulteur, maraîcher, agent arboricole ou encore technico-commercial en produits et solutions du végétal. Les profils tournés vers la végétalisation urbaine et les espaces verts peuvent aussi se rapprocher des métiers du paysage. Une part non négligeable des diplômés s’installe à son compte, la reprise ou la création d’exploitation étant un enjeu central du renouvellement des générations en agriculture.

Quels salaires peut-on espérer après un BTSA Métiers du végétal ?

Les rémunérations dans les filières du végétal démarrent généralement autour du SMIC pour les postes d’exécution, et progressent nettement dès que s’ajoutent des responsabilités d’encadrement, de planification et de gestion, ce qui correspond précisément au positionnement du BTSA. Trois facteurs font varier fortement les niveaux : la taille de l’exploitation ou de la structure, la filière (l’arboriculture et la production sous serre rémunérant souvent mieux que l’horticulture ornementale de petite taille) et le statut, salarié ou chef d’exploitation. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et issues de sources publiques du secteur.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Chef de culture (horticole, maraîcher, arboricole)
1 900 - 2 400 € brut/mois 2 500 - 3 500 € brut/mois
Technicien de culture ou d'expérimentation
1 850 - 2 100 € brut/mois 2 200 - 2 700 € brut/mois
Conseiller de culture (technicien conseil)
1 900 - 2 300 € brut/mois 2 400 - 3 000 € brut/mois
Responsable de serre ou de station fruitière
2 000 - 2 400 € brut/mois 2 600 - 3 200 € brut/mois
72 % des diplômés de BTSA sont en emploi 12 mois après leur sortie d'études
tous domaines de l'enseignement agricole confondus · niveau national

Quels établissements proposent un BTSA Métiers du végétal ?

Chaque établissement est autonome sur son module d’initiative locale, sa filière dominante, sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, spécialisations disponibles, conditions d’apprentissage.

Quelles sont les alternatives au BTSA Métiers du végétal ?

Le BTSA Métiers du végétal n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Agriculture & Agroalimentaire !

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :