licence Sciences de la Terre

La licence Sciences de la Terre : matières, débouchés…

La licence Sciences de la Terre est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), délivré par les universités publiques et enregistré au RNCP au niveau 6. Elle forme des scientifiques capables de lire, mesurer et interpréter le sous-sol : minéralogie, pétrologie, tectonique, sédimentologie, géophysique, géochimie et cartographie.

Cette licence ne se limite pas à la géologie classique. Elle mobilise les mathématiques, la physique, la chimie et l’informatique pour traiter des problématiques très concrètes : ressources en eau et en matériaux, risques naturels, sols pollués, aménagement du territoire, transition énergétique. C’est une formation où le terrain compte autant que l’amphithéâtre.

Le diplôme est reconnu au grade de licence en Europe et prépare avant tout à une poursuite d’études en master, même si une insertion directe reste possible sur des postes de technicien. Un stage est prévu en 3e année, et certaines universités ouvrent l’alternance sur cette même année.

📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Sciences de la Terre

C'est quoi exactement la licence Sciences de la Terre ?

La licence Sciences de la Terre est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS) délivré par les universités publiques. Elle étudie la Terre et son environnement : formation et déformation des roches, histoire géologique, ressources du sous-sol, risques naturels. La fiche RNCP nationale (RNCP39518) la classe au niveau 6 et l’organise autour de huit blocs de compétences, dont trois spécifiques aux géosciences : expérimenter, interpréter et modéliser les objets géologiques.

Quels profils de bacheliers sont recherchés ?

Le bac général avec des spécialités scientifiques est de loin le profil le plus adapté. Les universités recommandent de conserver un maximum d’enseignements scientifiques en première et en terminale : Physique-Chimie, SVT, Mathématiques ou Mathématiques complémentaires. Les candidats issus d’un bac technologique ou disposant d’une seule spécialité scientifique peuvent être admis, mais souvent avec un parcours d’accompagnement de type Oui-si. Le goût du terrain et de l’observation compte autant que les notes.

Comment candidater en licence Sciences de la Terre ?

La candidature se fait via Parcoursup pour les néobacheliers. Le dossier repose sur les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir, le projet de formation motivé et la rubrique Activités. Il n’y a ni entretien ni épreuve écrite : tout se joue sur le dossier. Attention, certaines universités proposent un portail Sciences plus large en première année, avec une spécialisation progressive vers les géosciences.

Est-ce vraiment gratuit ?

Oui. La licence Sciences de la Terre est exclusivement proposée dans des universités publiques. Les frais d’inscription correspondent aux droits universitaires nationaux (environ 175 € par an pour une licence, avec exonération pour les boursiers), auxquels s’ajoute la CVEC. Prévois toutefois un budget pour le matériel de terrain et, dans certaines universités, une participation aux stages de terrain.

Quelle est la sélectivité de la licence Sciences de la Terre ?

Elle varie énormément selon les universités. Beaucoup de licences Sciences de la Terre sont très accessibles : Besançon accueillait 363 candidats pour 48 places en 2025, Caen 212 candidats pour 25 places, Pau 321 candidats pour 50 places. À l’inverse, les portails des grandes métropoles sont beaucoup plus tendus : Université Paris Cité comptait 1 385 candidats pour 20 places, l’Université de Bordeaux 2 487 candidats pour 90 places et l’Université de Lille 2 143 candidats pour 80 places. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer université par université.

Quel est le programme de la licence Sciences de la Terre ?

Six semestres sur trois ans. La première année pose un socle scientifique large : mathématiques, physique, chimie, informatique, avec une introduction à la géologie. La spécialisation s’accentue en L2 et en L3 autour de la minéralogie et de la pétrologie, de la géologie structurale, de la sédimentologie, de la paléontologie, de la géochimie et de la géophysique. Les travaux pratiques, la cartographie et les stages de terrain occupent une place centrale, avec un stage obligatoire en troisième année.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Un stage est obligatoire en troisième année dans la plupart des universités, et des stages de terrain jalonnent tout le cursus. L’alternance reste minoritaire mais existe : la fiche RNCP nationale prévoit l’accès par contrat d’apprentissage et par contrat de professionnalisation, et plusieurs universités l’ouvrent en L3. Vérifie systématiquement auprès de l’université visée, car les modalités varient d’un établissement à l’autre.

Quels métiers après la licence Sciences de la Terre ?

Avec la licence seule, la fiche RNCP mentionne des postes de technicien géologue d’études, de terrain ou de laboratoire, technicien d’exploitation de gisement, technicien de forage, technicien géologue prospecteur, chargé d’études techniques du sous-sol et assistant géologue. Ces emplois se trouvent dans les bureaux d’études, les organismes de recherche, les collectivités territoriales, les exploitants de carrières et les entreprises privées. La grande majorité des diplômés poursuit toutefois en master pour accéder aux postes de cadre.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Le master est la suite naturelle : géosciences, sciences de la Terre et des planètes, hydrogéologie, risques naturels, environnement, géotechnique. Les candidatures passent par Mon Master. Les écoles d’ingénieurs spécialisées en géosciences recrutent aussi sur titre, en admission parallèle. Enfin, le master MEEF permet de préparer le CAPES pour enseigner les SVT au collège et au lycée.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.

Licence Sciences de la Terre VS Licence SVT VS BTS Géologie appliquée

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les géosciences

Cette formation Licence Sciences de la Terre Géosciences à l'université Licence SVT Sciences de la Vie et de la Terre BTS Géologie appliquée Technicien géologue en 2 ans
Durée / rythme
3 ans (bac +3)Université · temps plein
3 ans (bac +3)Université · temps plein
2 ans (bac +2)Lycée · temps plein
Alternance
Possible en 3e annéeSelon les universités
RareSurtout en formation initiale
Oui, répandueDès la 1re année
Admission
ParcoursupBac général scientifiquePhysique-Chimie, SVT, Maths
ParcoursupBac général, spé SVT conseillée
ParcoursupBac général, STL, bac pro
Matières clés
  • Minéralogie et pétrologie
  • Géologie structurale
  • Géophysique
  • Cartographie et terrain
  • Physique, chimie, maths
  • Biologie cellulaire
  • Écologie et évolution
  • Géologie générale
  • Techniques de forage
  • Prospection et sondage
  • Analyses de laboratoire
Cette formation Licence Sciences de la Terre Géosciences à l'université
Durée / rythme
3 ans (bac +3)Université · temps plein
Alternance
Possible en 3e annéeSelon les universités
Admission
ParcoursupBac général scientifique
Matières clés
  • Minéralogie et pétrologie
  • Géologie structurale
  • Géophysique
  • Cartographie et terrain
Licence SVT Sciences de la Vie et de la Terre
Durée / rythme
3 ans (bac +3)
Alternance
RareSurtout en formation initiale
Admission
ParcoursupBac général, spé SVT conseillée
Matières clés
  • Biologie cellulaire
  • Écologie et évolution
  • Géologie générale
BTS Géologie appliquée Technicien géologue en 2 ans
Durée / rythme
2 ans (bac +2)
Alternance
Oui, répandueDès la 1re année
Admission
ParcoursupBac général, STL, bac pro
Matières clés
  • Techniques de forage
  • Prospection et sondage
  • Analyses de laboratoire

Comment intégrer la licence Sciences de la Terre ? 🎯

La candidature se fait via Parcoursup. La licence Sciences de la Terre est une formation exclusivement publique, proposée uniquement dans les universités. Il n’existe pas de version privée sous ce label.

Le profil attendu est celui d’un bacheliers général à dominante scientifique. Les universités recommandent explicitement de conserver un maximum d’enseignements scientifiques en première et en terminale : Physique-Chimie, SVT, Mathématiques ou Mathématiques complémentaires. Les candidats disposant d’une seule spécialité scientifique, ainsi que les bacheliers technologiques, restent recevables mais se voient souvent proposer une admission de type Oui-si, avec un parcours d’accompagnement renforcé.

Un point important à connaître : contrairement aux BUT, la licence n’applique aucun quota de places réservées aux bacheliers technologiques. Le recrutement est donc très largement dominé par le bac général. En revanche, la licence est une formation non sélective au sens de Parcoursup, avec une priorité d’accès pour les candidats résidant dans l’académie de l’établissement.

Les attendus mentionnés par les universités sont assez constants : maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques, physique-chimie et SVT, capacité de raisonnement scientifique et d’analyse, aisance à l’écrit et à l’oral, autonomie dans le travail personnel, et surtout appétence pour le travail de terrain. La licence Sciences de la Terre implique des sorties, des levés, des relevés cartographiques et des conditions parfois physiques : c’est une réalité qu’il vaut mieux avoir anticipée.

Type de bac Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Bac général
~86 %
~93 %
~60 %
Bac technologique
~10 %
~5 %
~25 %
Bac professionnel
~4 %
très faible
~10 %
Ces chiffres sont des estimations nationales calculées à partir de l'ensemble des licences Sciences de la Terre présentes sur Parcoursup, et non les données d'un établissement en particulier. Contrairement aux BUT, la licence n'applique aucun quota de places réservées aux bacheliers technologiques : le recrutement est très largement dominé par le bac général, avec des spécialités scientifiques. La sélectivité varie énormément d'une université à l'autre : certaines licences affichent un taux d'accès proche de 100 %, quand les portails d'Ile-de-France ou de Bordeaux comptent plus de 1 000 candidats pour quelques dizaines de places. Consulte l'annuaire Thotis pour comparer université par université.

🔄 Intégrer la licence Sciences de la Terre en cours de cursus
Des passerelles existent en L2 et en L3, sur dossier, via eCandidat selon les universités. Profils concernés : titulaires d’un BTS Géologie appliquée ou Métiers de l’eau, d’un BUT scientifique, d’une L1 ou L2 dans une autre mention scientifique, ou étudiants réorientés après une PASS ou une LAS. La cohérence du projet et le niveau en sciences fondamentales restent déterminants.

Comment se déroule la sélection ?

La licence est une formation non sélective : il n’y a ni entretien ni épreuve écrite. L’examen se fait intégralement sur dossier, à partir des bulletins de première et de terminale, de la fiche Avenir, du projet de formation motivé et de la rubrique Activités et centres d’intérêt.

Sur le plan scientifique, les commissions regardent en priorité les résultats en mathématiques, physique-chimie et SVT, ainsi que la régularité des notes sur les deux années. Un dossier hétérogène mais en progression est mieux perçu qu’un dossier moyen et stagnant.

Sur le plan du projet, le projet de formation motivé pèse davantage qu’on ne le croit en géosciences, précisément parce que la discipline est mal connue des lycéens. Montrer que tu sais ce qu’est réellement une licence Sciences de la Terre, au-delà de l’image des volcans et des dinosaures, te distingue immédiatement. Mentionne ce qui a déclenché ton intérêt : une sortie géologique, une lecture, une région, un enjeu comme la ressource en eau ou les risques sismiques.

Sur le plan des compétences générales, la maîtrise du français écrit compte, car la licence exige de rédiger des comptes rendus et des synthèses. Un niveau opérationnel en anglais est également apprécié : la documentation scientifique en géosciences est majoritairement anglophone dès la deuxième année.

Enfin, sur les portails très demandés (Paris, Bordeaux, Lille), la priorité académique joue fortement. Si tu vises une grande métropole hors de ton académie, ventile tes vœux en incluant des universités moins tendues, où la même mention nationale est délivrée avec un taux d’accès bien plus favorable.

Quel est le programme de la licence Sciences de la Terre ?

La licence Sciences de la Terre se déroule sur six semestres et 180 crédits ECTS. La première année est volontairement généraliste : elle consolide le socle en mathématiques, physique, chimie et informatique, indispensable pour modéliser ensuite des phénomènes géologiques, tout en introduisant la lecture des roches et des cartes. Dans plusieurs universités, cette première année prend la forme d’un portail scientifique commun, avec une spécialisation progressive vers les géosciences en L2.
La formation s’organise autour des huit blocs de compétences définis par la fiche nationale RNCP39518. Trois blocs sont propres aux géosciences. Le bloc Expérimenter et diagnostiquer couvre la minéralogie, la pétrologie, la cartographie, les levés de terrain et les analyses de sols et d’eau. Le bloc Interpréter et caractériser regroupe la géologie structurale, la sédimentologie, la stratigraphie, la paléontologie et la géochimie. Le bloc Modéliser et représenter mobilise les mathématiques, la physique, la chimie et la géophysique, avec la sismique, le radar géologique, le magnétisme et la gravimétrie. Les cinq autres blocs sont transversaux à toutes les licences : outils numériques, exploitation des données, expression écrite et orale en français et en anglais, positionnement professionnel et responsabilité au sein d’une organisation.
La pratique occupe une place déterminante. Travaux pratiques en laboratoire, manipulation des appareillages scientifiques, exploitation de logiciels d’acquisition et d’analyse, imagerie satellitaire et télédétection : la licence Sciences de la Terre est une formation où l’on mesure et où l’on manipule. Les stages de terrain, souvent sur plusieurs jours, constituent un moment fort du cursus, et un stage est prévu en troisième année.

Compétence Matières enseignées Progression
Expérimenter et diagnostiquer
  • Minéralogie et pétrologie
  • Cartographie et levés de terrain
  • Analyses de sols et d'eau
  • Stages de terrain
L1 · S1-S2 Reconnaître les minéraux et les roches, s'initier à la lecture d'une carte géologique L2 · S3-S4 Mener un levé de terrain encadré et utiliser les appareillages de laboratoire courants L3 · S5-S6 Conduire en autonomie les étapes d'une démarche expérimentale complète
Interpréter et caractériser
  • Géologie structurale et tectonique
  • Sédimentologie et stratigraphie
  • Paléontologie
  • Géochimie
L1 · S1-S2 Situer les grands objets géologiques dans le temps et dans l'espace L2 · S3-S4 Interpréter des données expérimentales et identifier les sources d'erreur L3 · S5-S6 Analyser un document de recherche et en discuter les conclusions
Modéliser et représenter
  • Mathématiques et physique
  • Chimie
  • Géophysique (sismique, gravimétrie, magnétisme)
  • Informatique appliquée
L1 · S1-S2 Consolider le socle en mathématiques, physique et chimie L2 · S3-S4 Relier un phénomène macroscopique aux processus microscopiques L3 · S5-S6 Valider un modèle en comparant ses prévisions aux résultats expérimentaux
Exploiter les données et les outils numériques
  • SIG et télédétection
  • Traitement statistique des données
  • Logiciels d'acquisition et d'analyse
  • Recherche documentaire scientifique
L1 · S1-S2 Maîtriser les outils bureautiques et la recherche de sources fiables L2 · S3-S4 Traiter des jeux de données géologiques et géophysiques L3 · S5-S6 Intégrer imagerie satellitaire et télédétection aux observations de terrain
Communiquer et se positionner professionnellement
  • Anglais scientifique
  • Expression écrite et orale
  • Projet professionnel
  • Stage
L1 · S1-S2 Structurer un compte rendu écrit et une présentation orale L2 · S3-S4 Lire et exploiter une documentation scientifique en anglais L3 · S5-S6 Situer son projet professionnel et travailler en équipe sur un terrain réel

L'alternance est-elle possible en licence Sciences de la Terre ?

La licence Sciences de la Terre est compatible avec l’alternance, mais celle-ci reste minoritaire et ne concerne quasiment jamais les deux premières années. Voici ce qu’il faut savoir avant de candidater.

La fiche nationale RNCP39518 prévoit explicitement l’accès à la certification par contrat d’apprentissage et par contrat de professionnalisation, au même titre que la formation initiale, la formation continue et la validation des acquis de l’expérience. Chaque université reste libre d’ouvrir ou non ces voies.

Dans les faits, les deux premières années se déroulent presque systématiquement en formation initiale. Le volume d’enseignements fondamentaux, les travaux pratiques et les stages de terrain rendent l’alternance très difficile à organiser à ce stade. C’est en troisième année que quelques universités proposent un rythme alterné, généralement adossé à un parcours orienté vers les métiers de l’environnement, de l’eau ou de la géotechnique.

Quels employeurs recrutent des alternants ?

Les structures qui accueillent des étudiants en géosciences sont principalement les bureaux d’études en géotechnique et en environnement, les exploitants de carrières et de gisements, les entreprises de forage, les collectivités territoriales, les agences de l’eau et les organismes de recherche. Les postes visés relèvent du niveau technicien : appui aux campagnes de terrain, analyses de sols et d’eau, saisie et traitement de données géologiques.

Comment candidater en alternance ?

Pour l’entrée en première année, la candidature passe par Parcoursup et il n’existe pas de voie d’accès spécifique à l’alternance. Pour la troisième année, les démarches se font directement auprès de l’université visée, en parallèle de la recherche d’un employeur. L’université et l’entreprise doivent toutes les deux valider le projet avant la signature du contrat.

Alternance ou stage : quelle différence concrète ?

La licence Sciences de la Terre inclut de toute façon un stage obligatoire en troisième année, quel que soit le statut choisi, en plus des stages de terrain intégrés aux enseignements. L’alternance va plus loin : elle remplace cette période par un contrat rémunéré, avec un rythme partagé entre l’université et l’entreprise. L’étudiant devient salarié, cotise et perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat.

Pour les recruteurs du secteur, une expérience de terrain longue et documentée fait une réelle différence, y compris lorsqu’elle prend la forme de stages plutôt que d’un contrat d’alternance. En géosciences, ce qui compte est le nombre de campagnes menées et la maîtrise des outils, pas uniquement le statut.

Quelles poursuites d'études après la licence Sciences de la Terre ?

En géosciences, la poursuite d’études est la norme et non l’exception. La licence pose un socle scientifique solide, mais la plupart des postes qualifiés du secteur, en bureau d’études comme dans la recherche, se situent au niveau bac+5. Le diplôme est aligné sur les standards européens LMD, ce qui facilite également les parcours à l’international.

Le master universitaire est la voie principale. Les mentions accessibles sont nombreuses : sciences de la Terre et des planètes, géoressources, hydrogéologie, géotechnique, volcanologie, planétologie, ou encore risques et environnement. Les candidatures se font via la plateforme Mon Master.

Les masters plus orientés territoire et aménagement sont également ouverts aux profils Sciences de la Terre, notamment le master GAED, qui associe géographie, aménagement, environnement et développement.

Les écoles d’ingénieurs recrutent aussi sur titre après une licence Sciences de la Terre, en admission parallèle. Les écoles spécialisées en géologie, en environnement, en génie civil ou en énergie constituent une alternative solide au master pour les étudiants qui visent un profil plus opérationnel.

Enfin, le master MEEF second degré permet de préparer le CAPES de SVT pour enseigner au collège et au lycée. Attention toutefois : cette voie suppose des bases en biologie, que la licence Sciences de la Terre ne couvre pas toujours. Certaines universités proposent d’ailleurs un parcours dédié Sciences de la Vie et de la Terre orienté enseignement, comme à Toulouse.

Formation Durée Admission Sélectivité
Master en géosciences (STPE)
2 ans (bac +5) M1 + M2
Dossier via Mon Master Notes, lettre de motivation, projet pro
Modérée à élevée
Master environnement, risques, eau
2 ans (bac +5) Hydrogéologie, sols pollués, risques naturels
Dossier via Mon Master Cohérence du parcours scientifique
Modérée à élevée
Master MEEF second degré SVT
2 ans (bac +5) Préparation au CAPES
Dossier Bases en biologie souvent attendues
Faible à modérée
École d'ingénieurs en géosciences
2 à 3 ans (bac +5) Admission sur titre en 1re ou 2e année
Dossier + épreuves Parfois entretien de motivation
Élevée

Quels sont les débouchés après une licence Sciences de la Terre ?

La licence Sciences de la Terre ouvre sur des métiers concrets, souvent méconnus, mais portés par des enjeux très actuels : ressource en eau, matériaux de construction, sols pollués, risques naturels, stockage géologique, transition énergétique. Avec le seul niveau licence, l’insertion se fait principalement sur des postes de technicien, en bureau d’études, en laboratoire ou sur le terrain. La majorité des diplômés poursuit toutefois en master pour accéder aux fonctions de cadre.

Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’environnement, la gestion de l’eau, la recherche & enseignement supérieur et l’architecture & construction, quatre grands domaines dans lesquels les compétences en géosciences sont directement mobilisables. Les industries extractives et l’assainissement figurent également parmi les secteurs identifiés par la fiche RNCP nationale.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, la fiche RNCP mentionne notamment : technicien géologue d’études, de terrain ou de laboratoire, technicien d’exploitation de gisement, technicien de forage, technicien géologue prospecteur, chargé d’études techniques du sous-sol et assistant géologue. Après un master, le spectre s’élargit vers géologue, hydrogéologue, géotechnicien, géophysicien, ingénieur en sites et sols pollués, chargé de mission risques naturels, pédologue, enseignant en SVT ou chercheur. Les employeurs sont les bureaux d’études, les collectivités territoriales, les agences de l’eau, les exploitants de carrières, le BRGM, le CNRS et les universités.

Quels salaires peut-on espérer après une licence Sciences de la Terre ?

Les rémunérations en géosciences varient très fortement selon le niveau de diplôme, le secteur et le statut. L’écart le plus structurant se situe entre le public et le privé : à profil équivalent, les bureaux d’études et les industries extractives rémunèrent nettement mieux que la recherche publique ou les collectivités.

Avec une licence seule, l’entrée se fait au niveau technicien. Le passage au master change l’ordre de grandeur, car il ouvre l’accès aux postes de cadre et d’ingénieur. Les spécialisations les plus recherchées, comme l’hydrogéologie, la géotechnique et la dépollution des sites et sols pollués, sont aussi les mieux payées.

Métier Début de carrière Avec expérience
Technicien géologue
1 800 - 2 200 € brut/mois 3 600 - 4 100 € brut/mois
Géologue (après un master)
2 200 - 3 000 € brut/mois 4 700 - 5 700 € brut/mois
Chercheur ou enseignant-chercheur (fonction publique)
à partir de 2 300 € brut/mois Selon grade et échelon

Quels établissements proposent une licence Sciences de la Terre ?

Chaque université est autonome sur ses parcours, sa sélectivité et ses modalités de stage ou d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.

Quelles sont les alternatives à la licence Sciences de la Terre ?

La licence Sciences de la Terre n’est pas la seule voie : la licence SVT, la licence Sciences de la vie, la licence Physique, Chimie, la licence Géographie et aménagement, le BTS Géologie appliquée ou le BTS Métiers de l’eau peuvent mener à des métiers proches. Compare toutes les formations du secteur Environnement !

Les universités :

Les écoles de commerce :

Les écoles d’ingénieurs :