La licence Sciences de l'Homme, Anthropologie, Ethnologie : matières, débouchés…
La licence Sciences de l’Homme, Anthropologie, Ethnologie, souvent abrégée en licence SHAE, est un diplôme national de bac +3 (180 ECTS) délivré par l’université. Elle forme à l’anthropologie sociale et culturelle et à l’ethnologie, deux disciplines qui étudient la diversité des cultures, des organisations sociales et des façons d’habiter le monde, hier comme aujourd’hui.
Le diplôme est enregistré au RNCP sous le code RNCP39698 et classé au niveau 6 du cadre national des certifications, soit le niveau licence. La fiche nationale actuelle a été publiée en octobre 2024 et couvre les parcours ouverts depuis janvier 2025, avec une échéance d’enregistrement fixée à fin 2029. Elle remplace la fiche précédente (RNCP24466).
C’est une formation rare. Huit universités seulement sont accréditées pour délivrer cette mention : Aix-Marseille, Bordeaux, Brest, Côte d’Azur, Lyon 2, Montpellier Paul-Valéry, Paris Nanterre et Toulouse 2 Jean Jaurès. Sur Parcoursup, six d’entre elles proposent une entrée directe en L1 pour la session 2026. Si l’anthropologie t’intéresse et qu’aucune de ces villes n’est accessible, il faudra envisager une licence voisine puis une spécialisation en master.
La particularité pédagogique de la licence SHAE tient à sa méthode : l’enquête de terrain. Observation participante, entretiens, carnet de terrain, transcription, analyse. Là où d’autres licences de sciences humaines restent surtout livresques, celle-ci apprend à produire ses propres données et à les interpréter. C’est une compétence directement transférable vers les métiers de l’étude, du patrimoine et de la médiation.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence SHAE
C'est quoi exactement la licence SHAE ?
La licence Sciences de l’Homme, Anthropologie, Ethnologie est un diplôme national de bac +3 (180 ECTS), enregistré au RNCP sous le code RNCP39698 au niveau 6. Elle forme à l’anthropologie sociale et culturelle et à l’ethnologie : l’étude comparée des cultures, des organisations sociales, des systèmes de parenté, des religions et des rapports au vivant. Sa méthode centrale est l’enquête de terrain.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Tous les types de bac sont juridiquement acceptés, la licence étant une formation non sélective. En pratique, environ 90 % des néo-bacheliers admis viennent d’un bac général. Les spécialités qui préparent le mieux sont HGGSP, HLP, SES, LLCER et les langues anciennes. Ce qui compte le plus reste la capacité à lire beaucoup, à rédiger correctement et à travailler en autonomie.
Comment candidater en licence SHAE ?
L’entrée en L1 se fait exclusivement via Parcoursup. Il n’y a ni entretien ni épreuve : le dossier scolaire, la lettre de motivation et la fiche Avenir suffisent. Attention, dans les licences non sélectives, une priorité d’accès est accordée aux candidats résidant dans le secteur géographique de référence, en général l’académie.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui. La licence SHAE n’existe qu’à l’université publique. Il n’y a que les droits d’inscription nationaux, autour de 175 à 250 € par an selon le statut, auxquels s’ajoute la CVEC, environ 103 €. Les boursiers sur critères sociaux sont exonérés des deux.
Quelle est la sélectivité de la licence SHAE ?
Sur Parcoursup, la licence SHAE est classée formation non sélective, mais les capacités d’accueil sont limitées et le taux d’accès varie beaucoup. Sur la session 2025, il allait de 61 % à Lyon 2 à 99 % à Toulouse 2 Jean Jaurès. Le rapport candidats sur places dépasse 13 pour 1 à Aix-en-Provence, contre environ 6 pour 1 à Toulouse. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer université par université.
Quel est le programme de la licence SHAE ?
Six semestres sur trois ans, organisés autour de huit blocs de compétences définis nationalement : problématiser en anthropologie, mener une enquête de terrain, exploiter des données, participer à des projets de patrimonialisation et de médiation, s’exprimer et communiquer, se positionner professionnellement, agir en responsabilité et utiliser les outils numériques. Concrètement : anthropologie générale, théories ethnologiques, aires culturelles, méthodes d’enquête, statistiques descriptives, langues et méthodologie universitaire.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
La fiche RNCP autorise le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation, la formation continue et la VAE. Dans les faits, la licence SHAE se suit presque toujours en formation initiale et l’alternance y est très rare. En revanche, des stages ou des expériences de terrain sont prévus en L2 et L3 dans la plupart des universités. Vérifie les modalités exactes auprès de l’établissement visé.
Quels métiers après une licence SHAE ?
La fiche RNCP cite trois types d’emplois accessibles directement : chargé de mission à l’ethnologie dans les musées de société, les parcs naturels régionaux et les conservatoires, assistant en médiation culturelle, et assistant chargé d’études dans une organisation patrimoniale, culturelle ou muséale. Après réussite à un concours, des postes d’agent des collectivités territoriales sont également ouverts. La grande majorité des diplômés poursuit toutefois en master.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le master est la suite logique : anthropologie, sciences sociales, patrimoine et musées, intervention et développement social. Les écoles de journalisme, les masters des métiers de l’enseignement et les concours de la fonction publique territoriale sont d’autres voies fréquentes. Les candidatures en master passent par Mon Master.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.
Licence SHAE VS licence Sociologie VS licence Histoire de l'art et archéologie
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie en sciences humaines
| Cette formation Licence SHAE Sciences de l'Homme, Anthropologie, Ethnologie | Licence Sociologie Analyse des sociétés contemporaines | Licence HAA Histoire de l'art et archéologie | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université · temps plein180 ECTS · 6 semestres |
3 ans (bac +3)Université · temps plein180 ECTS · 6 semestres |
3 ans (bac +3)Université · temps plein180 ECTS · 6 semestres |
| Alternance | Prévue par la fiche RNCPTrès rare en pratiqueÀ vérifier université par université |
RarePlutôt en L3 ou en master |
RareStages et chantiers de fouilles |
| Admission | ParcoursupFormation non sélectiveTous types de bac6 universités seulement |
ParcoursupFormation non sélectivePrésente dans la majorité des universités |
ParcoursupFormation non sélectivePlaces limitées dans les grandes villes |
| Matières clés |
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| Débouchés types |
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- Anthropologie sociale et culturelle
- Théories ethnologiques
- Enquête de terrain
- Aires culturelles
- Médiation culturelle
- Patrimoine et musées de société
- Recherche après un master
- Sociologie générale
- Méthodes quantitatives
- Statistiques appliquées
- Études et enquêtes
- Intervention sociale
- Ressources humaines
- Histoire de l'art
- Archéologie et méthodes de fouille
- Analyse d'œuvres
- Musées et monuments
- Archéologie préventive
- Marché de l'art
Comment intégrer la licence SHAE ? 🎯
La candidature en première année se fait via Parcoursup. La licence SHAE est une formation exclusivement publique, proposée uniquement à l’université. Il n’existe aucune version privée sous ce label.
Sur Parcoursup, elle est classée formation non sélective : il n’y a pas de concours, pas d’entretien, et aucun quota réservé par type de bac contrairement aux BUT. La sélection se fait sur dossier uniquement, avec les notes de première et de terminale, la lettre de motivation et la fiche Avenir. Un point à connaître : dans les licences non sélectives, une priorité d’accès est accordée aux candidats du secteur géographique de référence, en général l’académie de résidence.
Les titulaires d’un bac général représentent l’immense majorité des admis, autour de 90 % des néo-bacheliers. Les bacheliers technologiques et professionnels peuvent candidater et sont admis chaque année, mais restent très minoritaires. Les capacités d’accueil sont modestes, entre 65 et 220 places selon l’université, ce qui crée mécaniquement de la pression dans les villes les plus demandées.
Les attendus mentionnés par les universités convergent : un intérêt réel pour les questions historiques, sociales, politiques et culturelles, une bonne maîtrise du français écrit et oral, un niveau opérationnel en anglais, de la curiosité pour l’altérité et les autres sociétés, ainsi qu’une capacité à lire des textes longs et à en rendre compte. Aucun prérequis technique n’est exigé, mais un projet, même esquissé, autour de la recherche, du patrimoine, de la médiation ou de l’action culturelle renforce nettement le dossier.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~72 % | ||
| Bac technologique | ~63 % | ||
| Bac professionnel | ~78 % |
🔄 Intégrer la licence SHAE en cours de cursus
Des passerelles existent en L2 et en L3, sur dossier, via eCandidat ou les admissions parallèles selon les universités. Les profils concernés sont les étudiants venant d’une autre licence de sciences humaines (sociologie, histoire, géographie, histoire de l’art), les titulaires d’un BTS ou d’un BUT du champ social et culturel, et les candidats en reprise d’études. À noter : sur les formations pour lesquelles le détail est publié, près de la moitié des vœux vient de candidats déjà engagés dans le supérieur, ce qui montre que la réorientation vers l’anthropologie est un chemin très emprunté.
Comment se déroule la sélection ?
Il n’y a pas d’oral ni d’épreuve écrite. L’examen se fait intégralement sur dossier, autour de trois axes d’appréciation que les universités déclarent sur Parcoursup.
Sur le plan des résultats scolaires, les commissions regardent les notes de français, d’histoire-géographie, de philosophie, de langues vivantes et des spécialités de sciences humaines. Un dossier régulier compte davantage qu’un dossier brillant mais irrégulier, car la licence demande de tenir un rythme de lecture et de rédaction sur trois ans.
Sur le plan des compétences générales, la qualité de la langue écrite est déterminante. L’anthropologie s’écrit : comptes rendus d’enquête, fiches de lecture, dissertations, rapports de terrain. Une lettre de motivation mal rédigée envoie donc un signal direct sur la capacité à réussir. Un niveau correct en anglais est apprécié, une partie de la bibliographie n’étant pas traduite.
Sur le plan de la motivation, le jury cherche la trace d’un intérêt construit plutôt qu’une vague curiosité. Citer une lecture, une exposition, un documentaire, une expérience associative ou un séjour qui a fait naître des questions sur une autre culture vaut mieux que des formules générales sur l’ouverture d’esprit. Une confusion fréquente à éviter dans la lettre : l’ethnologie n’est pas l’archéologie, et l’anthropologie ne se limite pas aux sociétés lointaines. Une part importante des travaux actuels porte sur des terrains français contemporains, l’hôpital, le travail, le numérique, l’alimentation ou l’écologie.
Quel est le programme de la licence SHAE ?
La licence SHAE se déroule sur six semestres et 180 ECTS, structurés autour de huit blocs de compétences définis au niveau national dans la fiche RNCP39698. La première année pose un socle large : anthropologie générale, panorama des grands courants théoriques, découverte des aires culturelles, méthodologie du travail universitaire, langues et premiers exercices d’observation. À partir de la deuxième année, la formation se spécialise par thématique et par aire géographique, et l’enquête de terrain devient le cœur du cursus : construction d’une problématique, protocole d’observation, entretiens, dépouillement, puis rédaction d’un rapport complet. Le volet patrimonialisation et médiation culturelle, qui distingue nettement cette licence, se déploie surtout en L2 et L3 autour de la muséographie, de l’inventaire des collections, de la collecte d’archives privées et de la programmation d’événements. Les statistiques descriptives, la lecture critique de sources et l’usage raisonné des outils numériques, y compris l’intelligence artificielle, complètent l’ensemble. Le programme précis, les intitulés d’unités d’enseignement et les aires culturelles proposées varient d’une université à l’autre : Aix-Marseille couvre par exemple un spectre particulièrement large, de la Méditerranée à l’Océanie.
- Anthropologie générale
- Théories ethnologiques contemporaines
- Aires culturelles (Europe, Afrique, Asie, Amériques, Océanie)
- Anthropologie biologique et évolution humaine
- Anthropologie du religieux, de l'art, de la parenté
- Méthodologie de l'enquête ethnographique
- Observation participante et carnet de terrain
- Construction d'entretiens et de questionnaires
- Dépouillement et logiciels de traitement de données
- Rédaction de comptes rendus et de rapports d'enquête
- Recherche documentaire et bibliographique
- Lecture critique de sources et d'archives
- Statistiques descriptives appliquées aux sciences sociales
- Dissertation, synthèse et argumentation
- Anthropologie du patrimoine
- Muséographie et inventaire des collections
- Collecte d'objets et d'archives privées
- Médiation et programmation d'événements culturels
- Montage de dossiers et recherche de subventions
- Expression écrite et orale en français
- Anglais des sciences humaines
- Langue vivante 2 ou langue de terrain
- Restitution orale et diffusion des savoirs
- Projet personnel et professionnel
- Découverte des métiers de l'anthropologie et du patrimoine
- Stage ou expérience de terrain
- Éthique de la recherche et déontologie de l'enquête
- Accessibilité et prise en compte du handicap
- Outils bureautiques et collaboratifs
- Règles de sécurité informatique
- Bases de données et ressources documentaires en ligne
- Usage raisonné des outils d'intelligence artificielle
L'alternance est-elle possible en licence SHAE ?
La réponse honnête tient en deux temps : oui sur le papier, très rarement dans les faits. Voici ce qu’il faut comprendre avant de bâtir un projet là-dessus.
La fiche RNCP39698 liste explicitement, parmi les voies d’accès au diplôme, le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation, la formation continue et la validation des acquis de l’expérience. Le cadre réglementaire ne bloque donc pas l’alternance. Seule la candidature individuelle est exclue.
Dans la pratique, la licence SHAE se suit presque toujours en formation initiale. Deux raisons à cela : la mention n’est portée que par huit universités, avec des promotions réduites qui ne justifient pas l’ouverture de groupes en apprentissage, et le tissu d’employeurs correspondant, musées de société, parcs naturels régionaux, collectivités, associations culturelles, recrute peu d’apprentis au niveau bac +3. L’alternance devient nettement plus accessible en master, notamment sur les mentions patrimoine, médiation et intervention sociale.
Ce qui existe concrètement pendant la licence
Des stages et des expériences de terrain encadrées, généralement en L2 et en L3, ainsi que des projets menés avec des institutions partenaires (inventaire de collections, collecte de témoignages, participation à une exposition). Ces expériences ne donnent pas de statut de salarié, mais elles constituent la principale preuve concrète du savoir-faire d’enquête, celle qui pèse lourd dans un dossier de master ou de première candidature.
Comment procéder si l'alternance est une condition pour toi
Contacte directement le service de la formation continue et le responsable de la mention dans l’université visée avant de formuler ton vœu Parcoursup. Ce sont eux qui savent si un contrat est envisageable pour l’année à venir. Ne considère jamais l’alternance comme acquise sur la base de la seule fiche RNCP : elle décrit ce que le diplôme autorise, pas ce que chaque université organise réellement.
Quelles poursuites d'études après une licence SHAE ?
Il faut le dire clairement : la licence SHAE est conçue comme une étape, pas comme une fin de parcours. La fiche RNCP reconnaît quelques emplois accessibles à bac +3, mais la très grande majorité des diplômés poursuit en master, et c’est le niveau bac +5 qui ouvre réellement les métiers de la recherche, de la conservation et du pilotage de projets culturels. Le diplôme étant aligné sur le schéma européen LMD, il facilite aussi les mobilités et les candidatures à l’étranger.
Le master universitaire est la voie principale. Dans la continuité directe : le master Anthropologie et le master Sciences sociales, qui mènent au doctorat pour ceux qui visent la recherche ou l’enseignement supérieur. Les candidatures se font via la plateforme Mon Master.
Du côté du patrimoine et de la culture, plusieurs mentions accueillent régulièrement les profils SHAE : le master Patrimoine et musées, le master Histoire, Civilisations, Patrimoine, le master Archéologie et sciences pour l’archéologie et le master Information et médiation scientifique et technique. Ce sont les parcours les plus cohérents avec le bloc patrimonialisation et médiation de la licence.
Vers le social et le développement local, le master Intervention et développement social valorise la compétence d’enquête auprès des collectivités, des associations et des bailleurs sociaux. Les codes ROME associés à la licence, intervention socioéducative, développement local et intervention socioculturelle, confirment cette orientation.
Vers l’enseignement et la formation, les masters des métiers de l’enseignement mènent aux concours du premier et du second degré, avec une remise à niveau disciplinaire souvent nécessaire. Le master MEEF mention PIF cible pour sa part l’ingénierie de la formation et les fonctions de conseil pédagogique.
Enfin, les écoles spécialisées recrutent en admission parallèle après la licence, principalement en journalisme et en communication, deux secteurs où la capacité à enquêter, à écouter et à restituer constitue un atout reconnu. Les admissions en école spécialisée se font sur dossier, concours ou entretien selon les établissements.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master Anthropologie ou Ethnologie
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2 ans (bac +5)
M1 + M2, mémoire de recherche
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Dossier sur Mon Master
Notes, projet de recherche, lettre de motivation
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Modérée à élevée |
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Master Patrimoine, musées ou médiation culturelle
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2 ans (bac +5)
Stages longs en institution culturelle
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Dossier, parfois entretien
Expériences associatives et stages valorisés
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Élevée |
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Master Intervention sociale ou développement local
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2 ans (bac +5)
Souvent en apprentissage ou en formation continue
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Dossier sur Mon Master
Projet professionnel déterminant
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Modérée à élevée |
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Master des métiers de l'enseignement
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2 ans (bac +5)
Concours de recrutement en parallèle
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Dossier sur Mon Master
Remise à niveau disciplinaire souvent nécessaire
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Modérée à élevée |
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École de journalisme ou de communication
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1 à 2 ans (bac +4/+5)
Admission parallèle après la licence
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Concours ou dossier + entretien
Épreuves d'actualité et de culture générale
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Élevée |
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Concours de la fonction publique territoriale
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Préparation variable
Catégorie B accessible dès bac +2/+3
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Concours externe
Épreuves écrites puis oral d'admission
|
Très élevée |
Quels sont les débouchés après une licence SHAE ?
La fiche RNCP39698 identifie trois types d’emplois directement accessibles avec la licence : chargé de mission à l’ethnologie dans un musée de société, un parc naturel régional ou un conservatoire, assistant en médiation culturelle, et assistant chargé d’études dans une organisation patrimoniale, culturelle, muséale ou en entreprise. Sous réserve de réussite à un concours de la fonction publique, des postes d’agent des collectivités territoriales sont également ouverts, dans les services de médiation culturelle, de valorisation du patrimoine, des affaires sociales ou de gestion de l’environnement.
Les secteurs d’activité cités par la fiche nationale sont l’administration publique, l’administration des entreprises, les arts et le spectacle, l’information et la communication, et les autres activités de services. Concrètement, cela recouvre la recherche et l’enseignement supérieur, le social, l’enseignement, le journalisme et l’art et le design.
Parmi les métiers exercés par les diplômés, souvent après un master, on retrouve : chargé de mission ethnologie ou patrimoine culturel immatériel, médiateur culturel, assistant de conservation du patrimoine, chargé d’études sociales ou d’enquêtes qualitatives, chargé de mission dans une ONG ou une association de solidarité internationale, consultant en sciences sociales appliquées, chargé de projet en développement local, chargé de communication, responsable formation, professeur des écoles, journaliste, documentaliste, enseignant-chercheur ou chercheur après un doctorat. Une remarque utile : les employeurs recrutent rarement sur l’intitulé anthropologue, mais très souvent sur la compétence d’enquête qualitative. C’est cette compétence qu’il faut savoir nommer et prouver dans une candidature.
Quels salaires peut-on espérer après une licence SHAE ?
Une précision indispensable avant de lire ces chiffres : ils correspondent à des postes atteints le plus souvent après un master, la licence seule menant surtout à des fonctions d’assistant ou à des contrats de vacation. Les rémunérations du secteur culturel et de la fonction publique territoriale restent modestes en début de carrière et progressent lentement, par échelons dans le public et selon la structure employeuse dans le privé.
Deux univers coexistent. Dans la fonction publique territoriale, qui emploie une part importante des médiateurs et des agents du patrimoine, le salaire suit une grille indiciaire : le premier échelon d’un assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques, catégorie B, se situe autour de 1 870 € brut par mois en 2026, avec une progression jusqu’à environ 3 300 € en fin de carrière, primes non comprises. Dans le privé et l’associatif, fondations, galeries, structures subventionnées, les marges de négociation sont plus larges mais les débuts se font souvent proches du SMIC.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Assistant en médiation culturelle |
1 750 - 2 170 € brut/mois | 2 170 - 2 650 € brut/mois |
Médiateur culturel en collectivité (catégorie B) |
1 800 - 1 900 € brut/mois | 2 000 - 2 400 € brut/mois |
Assistant de conservation du patrimoine (catégorie B) |
1 870 € brut/mois (1er échelon) | 2 000 - 2 500 € brut/mois |
Chargé de communication |
1 800 - 2 300 € brut/mois | 2 500 - 2 900 € brut/mois |
Quels établissements proposent une licence SHAE ?
Huit universités sont accréditées pour délivrer cette mention, et six proposent une entrée directe en L1 sur Parcoursup. Chacune est autonome sur ses aires culturelles, ses parcours, sa sélectivité et ses modalités de stage. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, spécialisations disponibles, laboratoires de recherche adossés à la formation.
Quelles sont les alternatives à la licence SHAE ?
La licence SHAE n’existe que dans six universités sur Parcoursup : si aucune n’est accessible près de chez toi, plusieurs licences voisines permettent de rejoindre l’anthropologie en master. La licence Sociologie est la plus proche par les méthodes d’enquête. La licence Sciences Sociales offre une approche pluridisciplinaire, et la licence Histoire de l’Art et Archéologie ainsi que la licence Histoire visent davantage le patrimoine et les musées. La licence Géographie et aménagement convient à ceux qui s’intéressent aux territoires et à l’environnement, la licence Études Culturelles et la licence Humanités aux profils pluridisciplinaires, et la licence LLCER à ceux qui veulent adosser leur projet à la maîtrise d’une langue et d’une aire culturelle. Pour une entrée plus rapide dans l’emploi social, le BUT Carrières Sociales est une option professionnalisante. Compare toutes les formations du secteur Recherche & Enseignement Supérieur !
